NON DUALITE

De Wiki Conscience

-1-1 -"Perso"

La non dualité est une grande voie et réalisation ,

et comme toute voie , signe, elle peut avoir ses dérives ! ...La aussi , comme pour toute chose dans la vie ...

" SOYEZ UN COMME MOI MEME JE SUIS UN AVEC LE PERE " voilà la non dualité , qu'elle soit " chrétienne" ou de " l'advaita" ...


-2-1 FAUSSE NON DUALITE - DERIVE -ETC -2-2 LE FAUX DANS " IL N Y A RIEN A FAIRE " - TRES CLAIR ( Spira ) ET CI DESSOUS UN POST


Merci infiniment à tous les 4 pour cet échange si constructif et enrichissant pour ma conscience. Marie-Odile, tu n'as pas abordé dans cet échange ton point de vue sur l'âme. Il m'a semblé que Della témoigne qu' après avoir fait l'expérience de l'unité dans l'absolu où il y a "seulement ça" soit revenue à cette réalisation qu'elle a une âme et qu'elle lui accorde maintenant beaucoup d'importance. J'ai découvert que c'est le cas aussi pour Ginette Forget, Issa Padonani ou de Claudette Vidal qui après avoir mis l'accent pendant de nombreuses années sur l'Être absolu (Source de toute chose et unique réalité) parlent à nouveau de cette âme ( qui serait à définir !). Della semble lui accorder non seulement de l'importance en tant que singularité incarnée mais aussi en tant qu'âme individuelle non-manifestée. L'âme, si j'ai bien compris, serait comme à la fois l'expression du Divin non-manisfesté mais aussi manifestée en tant qu’expérience dans un corps en incarnation et dans le corps psychique. Je viens de regarder une vidéo de Della et Michaël " Âme et Non-dualité " où ils disent ": " Notre approche est axée sur l'âme qui représente la partie individualisée de la pure conscience, elle est libre et unifiée et vient faire l’expérience d'une personnalité qui se croit séparée". Pourrais-tu nous préciser ton point de vue sur l'âme car il me semble avoir entendu que tu disais qu'elle n'existait plus dans ta vision actuelle ? Tu parles beaucoup du "je'" souverain et responsable de cette incarnation (capitaine du navire); est-ce différent de ce que Della appelle l'âme?

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Accepter la souffrance est, par définition, ne pas avoir de motivation pour la changer, mais la souffrance est par définition, le désir de changer la situation courante. Laquelle des deux est vraie ? Accepter la situation courante ou le désir de changer ? Les deux ne peuvent être vrais.

Cette contradiction est au coeur du “pseudo advaita”. Peut-être que l’expression pseudo advaita est connotée négativement, ce qui n’est pas l’intention ici. Parler d’advaita “intellectuel” serait peut-être plus adéquat. Ce que cela veut désigner, c’est une situation, où nous nous sommes appropriés la croyance en l’advaita et l’avons adoptée comme une stratégie supplémentaire, pour éviter la confrontation honnête avec notre souffrance. C’est un faux-semblant. Cette croyance dégrade l’advaita d’une compréhension basée sur l’expérience à une religion.

Une façon de définir l’advaita est de dire, que c’est la compréhension, basée sur l’expérience, qu’il n’existe aucun objet ou identité séparée.

Si nous pensons et ressentons que nous sommes une entité séparée, et parallèlement qu’il n’existe aucune entité séparée dans l’expérience, nous nous contredisons.

La pensée la plus profonde des deux est la pensée que nous sommes une entité séparée (car un sentiment très fort est attaché à cette pensée) et pour cette raison, je suggère que la pensée suivante (qu’il n’existe aucune entité) est simplement une croyance, que ce n’est pas réellement le fruit de notre expérience. On ne peut pas se tenir en tant que Conscience illimitée et en même temps, en tant qu’entité séparée limitée. Prendre cette position n’est pas honnête, d’où le terme de “pseudo advaita”

Dire que “j’accepte ma souffrance comme une expression de la Grâce” est une forme de cette contradiction. Le “je” qui souffre et le “je” qui accepte est fait de la croyance que certaines choses sont la Grâce et d’autres pas.

C’est la négation même de la compréhension que tout est Grâce, c’est la négation de la compréhension de la non dualité, que tout est au même titre, une expression de la Conscience. Bien sûr, au final ce refus lui-même est fait de rien d’autre que de Conscience, c’est pourquoi j’ai souvent dit qu’il n’y a pas de réelle ignorance.

Toutefois, une fois que la Conscience a pris la forme du mental qui dit: “Je suis Conscience, et suis cette petite entité et donc ne suis rien d’autre” sa réalité en tant que substance de toutes choses semble être voilée. Ce voile est connu comme l’expérience de la souffrance.

La position de souffrance et la position dans laquelle nous comprenons que la Conscience est la substance de toutes choses, s’excluent donc mutuellement. Dans ce cas la non dualité est simplement une croyance surajoutée à nos sentiments dualistes.

Une telle position est celle où nous pensons que tout est expression de la Conscience, alors que nous ressentons en fait que cela ne l’est pas. Et pour contenir cette contradiction, nous ajoutons une autre pensée, qui dit : j’accepte complètement ma souffrance, comme l’expression de la Conscience, c’est-à-dire j’accepte mon refus de la situation courante. La souffrance étant synonyme de recherche, si nous acceptons la situation courante (notre souffrance) pourquoi la rejetons nous d’autre part et recherchons une meilleure situation ?

Q: Sur le “chemin” vers l’éveil, on nous apprend que l’acceptation de tout ce qui se présente est une clé pour vivre une plus grande paix…

R: Vous devez demander à ceux qui parlent ainsi, d’expliquer leur enseignement, car ce n’est certainement pas ce qui est suggéré ici.

Si nous souffrons, par définition nous tentons d’essayer de changer la situation actuelle. Si “accepter” est notre nouvelle stratégie pour éviter la souffrance, c’est simplement un peu plus sain que d’aller dans le frigidaire ou tout autre… Cela n’a en réalité rien à voir avec l’acceptation. Accepter quelque chose dans le but de s’en débarrasser n’est pas l’acceptation. C’est un refus déguisé en acceptation. —- Si quelqu’un souffre, je suggère qu’il ou elle ait le courage et l’honnêteté de faire face à leur souffrance sans tenter d’y échapper. Simplement la regarder et voir les faits de la situation : d’abord notre souffrance psychologique implique le refus de notre situation actuelle et ensuite, il y a une supposée entité séparée au centre de ce refus. C’est le premier pas du “processus mental”.

Le deuxième, c’est s’interroger sur la nature de cette entité apparente. Après tout, si notre souffrance tourne autour d’elle, toute compréhension de notre souffrance doit impliquer une compréhension de cette entité apparente. Regardez s’il vous plaît, que la suggestion ici est de comprendre la souffrance et non de s’en débarrasser.

En recherchant cette entité apparente, à notre surprise nous ne la trouvons pas. Nous trouvons simplement une croyance et quelques sensations corporelles apparaissant dans et finalement faites de notre Présence-connaissance ou Conscience. A ce point le “processus mental” touche à sa fin et nous prenons simplement la position consciente de ce que nous sommes déjà toujours.

Si la croyance ou la sensation de séparation revient, nous reprenons notre démarche et exploration jusqu’à ce que nous nous retrouvons de nouveau établi consciemment en tant que Conscience. Avec le temps, il y a de moins en moins d’investigation et de plus en plus de présence.

2-2- LE FAUX DANS " IL N Y A RIEN A FAIRE "

Une Réponse à l'Affirmation "Il n'y a Rien à Faire"

Je rencontre tant de personnes qui ne sont pas heureuses, et à qui on a dit qu’il n’y a absolument rien à faire. Donc, en plus de leur mal-être, une couche de résignation et de frustration a été ajoutée.

Il est vrai que du point de vue de l’absolu, il n’y a rien à faire, et personne pour le faire. Toutefois une personne malheureuse ne parle pas du point de vue de l’absolu. Elle parle du point de vue, où l’apparente entité séparée, son mal-être et la recherche qui obligatoirement s’ensuit, sont vécues comme tout à fait réelles. Il n’y a là aucun jugement.

Il est important de comprendre qu’en tant qu’entité séparée, faire ou ne pas faire n’est pas un choix. Faire (dans ce cas, rechercher le bonheur) est inévitable et inéluctable, si l’on ressent que l’on est une entité séparée, c’est-à-dire si l’on se sent malheureux. Il n’est pas juste de dire: “Je sens que je suis une personne, une entité séparée, je suis malheureux et pourtant je sais qu’il n’y a rien à faire”. L’entité séparée est celui qui fait, qui cherche, qui pense etc. Ce qui s’ est passé dans de tels cas, c’est qu’un mince vernis d’Advaita a été répandu sur nos croyances et sentiment de séparation.

—— Si nous sommes malheureux, nous rejetons par définition la situation actuelle. Nous voulons que les choses soient différentes. Ce rejet de la situation courante est en soi synonyme de recherche d’une situation différente, c’est-à-dire la recherche du bonheur dans le futur. En d’autres termes, mal-être et recherche du bonheur sont inséparables.

Si nous disons que nous sommes malheureux et qu’en même temps nous comprenons qu’il n’y a rien à faire, qu’il n’y a pas de recherche, alors nous n’avons simplement pas examiné suffisamment notre condition présente.

Dans un tel cas, un regard clair sur nous-même, révèlera une entité apparente, qui est véritablement en recherche, c’est-à-dire, une entité qui fait quelque chose. Ainsi rechercher le bonheur n’est pour celui ou celle qui croit être une entité, pas un choix. C’est donné. La personne séparée est la recherche du bonheur.

—— Cette aspiration profonde de votre coeur est un mélange de la joie même que vous recherchez plus la croyance et le sentiment qu’elle n’est pas présente. Si nous ajoutons la croyance qu’il n’y a rien à faire pour dévoiler cette joie, nous nous condamnons à la résignation, frustration et désespoir, soulagés par quelques moments fugaces de bonheur. Il est vrai que l’aspiration du coeur ne peut être comblée, mais elle peut être dissoute.

La joie est la simple reconnaissance de notre propre être - c’est la chose la plus naturelle. Ce qui reconnaît cet Etre et ce qui est reconnu sont une seule et même chose.

—— Si nous pensons que nous sommes une personne (et que nous nous sentons malheureux de ce fait) il y a deux choses que l’on peut faire. L’une est de rechercher la source de cette personne apparente. En tournant notre attention vers notre propre Etre, cette apparente entité qui semblait tourner son attention, se révèle n’être rien d’autre que la Présence elle-même.

Et la deuxième : en prenant la position de cette conscience-présence, nous pouvons coopérer avec le réalignement du mental et du corps, et en fait du monde, avec cette nouvelle position. Cela demande simplement de la patience, de la clarté et du courage.

La Présence s’est, semble-t-il, voilée en prenant la forme de la pensée dualiste, mais étant la substance même de toute expérience, elle a aussi permis le chemin du retour à elle, un fil d’or… le chemin de l’investigation et de la contemplation.

Du point de vue de la personne, ces deux possibilités seront ressenties comme un faire - qu’il en soit ainsi. Elles sont le cadeau (la grâce) de la Présence à elle-même.

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MADHVA (1238-1317) de Universalis Penseur hindou dont le nom reste attaché à une tentative pour instaurer une philosophie qui, tout en restant fidèle aux principes du vedānta, permette le plein exercice de la dévotion. L'une des propositions majeures du vedānta étant l'affirmation selon laquelle l'ātman (« âme ») est identique au brahman (l'« absolu », le « principe » de toutes choses), Shankara (vmmme s.) en concluait à un monisme intégral (advaita-vedānta), de telle sorte que seule la connaissance, c'est-à-dire la prise de conscience par l'individu de l'équation ātman = brahman, pût assurer la délivrance des liens de la transmigration.

Cependant, Madhva, qui était brahmane et originaire du Maisūr (Mysore, État du sud de l'Inde), se voulait fidèle non seulement au Veda proprement dit, mais à d'autres textes tels que la Bhagavad Gītā et le Bhāgavata Purāna, fondements de la dévotion (bhakti) à Krishna (Kṛṣṇ). Des Écritures ainsi choisies par lui il déduisait que partout dans l'univers se manifeste le principe de distinction (bhidā) : par exemple, entre l'animé et l'inanimé, entre l'âme et le Seigneur, entre une âme et une autre, entre une chose et une autre. Or ces distinctions, qui paraissent de simple bon sens, allaient à l'encontre de la position de Śaṅkara, pour qui il ne pouvait y avoir de distinction entre l'ātman et le brahman et pour qui, si le brahman est unique, l'ātman l'est nécessairement aussi (puisqu'il lui est identique), de sorte qu'il ne puisse y avoir de distinction, par exemple, entre « une » âme et une « autre ». Cependant, une telle distinction est nécessaire pour que la délivrance soit possible (une âme identique à Dieu n'aurait pas, en bonne logique, à être sauvée).

Attentif à ce problème, Madhva enseigne, pour sa part, que le chemin conduisant au salut comprend plusieurs étapes : d'abord, une purification psychologique (élimination des passions, etc.) ; puis la pratique de l'adoration dévote du Seigneur, qui doit ensuite se muer en méditation parfaite (dhyāna) et en samādhi, état dans lequel l'âtman se fixe définitivement dans la contemplation béatifique de Viṣṇu-Kṛṣṇ. La délivrance est, à ce moment, assurée (ou plutôt déjà réalisée) même pour l'individu qui demeure encore dans le monde phénoménal. Une telle position entraîne plusieurs conséquences sur le plan philosophique. La plus importante est sans doute la nécessité de concevoir le brahman comme « pourvu de qualités » : contre Śaṅkara, qui affirme que l'absolu est, par définition, dépourvu de tout attribut, Madhva enseigne que les Écritures donnent de nombreux noms à Viṣṇu (Dieu « bon », « beau », « puissant », « omniscient », etc.). Or, d'une part, Viṣṇu n'est autre que le brahman ; d'autre part, les Écritures ne peuvent se tromper ni nous tromper puisqu'elles sont Révélation éternelle, brahman « en tant que discours ». Ainsi est-il prouvé que l'absolu n'est pas « sans attribut » mais qu'il représente, au contraire, la plénitude de toutes les qualités possibles.

Dans tous les détails de sa doctrine, Madhva apparaît donc comme l'anti-Śaṅkara par excellence (il avait coutume de dire que le maître de l'advaïta n'était autre que l'esprit du Mal incarné pour tromper les hommes).

L'école qu'il a fondée est encore vivante.

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GPT SUR POONJA BIEN /

Le maître indien **Sri H.W\.L. Poonja** (appelé aussi **Papaji**), figure centrale de l’Advaita Vedānta moderne et disciple direct de **Ramana Maharshi**, a profondément influencé le courant de la **non-dualité contemporaine**. Il a notamment été le maître de plusieurs enseignants célèbres comme **Mooji**, **Gangaji**, **Isaac Shapiro**, ou encore **Andrew Cohen**.

Bien que beaucoup reconnaissent son impact spirituel et la puissance de sa présence, **Papaji a aussi fait l’objet de critiques sérieuses**, notamment autour de sa manière d’enseigner. Ces critiques viennent de diverses perspectives : spirituelle, psychologique, éthique et doctrinale.

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    1. 🔍 1. **Critique sur l’attribution rapide de l’illumination**
      1. ❝ Tu es déjà réalisé. Il n’y a rien à faire. ❞

Papaji insistait sur la **non-pratique**, affirmant que la réalisation est **instantanée** et **déjà présente**.

    • Critiques :**
  • Il aurait **proclamé "éveillé" ou "réalisé" trop rapidement** certains disciples, parfois après quelques jours ou semaines.
  • Cela aurait engendré des **enseignants "éveillés" immatures** (certains devenus célèbres), **incapables de guider autrui** en profondeur ou confrontés à des **abus de pouvoir** (ex : Andrew Cohen, accusé de dérives sectaires).

👉 Selon certains critiques, **Papaji n'aurait pas suffisamment encadré l’intégration post-éveil**, ni filtré ceux à qui il donnait une forme de validation.

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    1. 🧘 2. **Critique d’un bypass spirituel ("spiritual bypassing")**
      1. ❝ Le mental est une illusion. Oublie tout, sois libre maintenant. ❞
    • Problème soulevé :**
  • Cette insistance sur la **dissolution immédiate du mental** aurait encouragé certains à **ignorer leurs blessures psychologiques profondes**, leurs schémas inconscients ou leurs responsabilités relationnelles.
    • Conséquence :**
  • De nombreuses personnes se seraient retrouvées dans une **illusion d’éveil** ("advaita Disneyland", selon certains), sans réelle transformation de leur ego.
  • **Déni du corps, des émotions, du karma ou de la dimension humaine**, ce qui peut mener à un éveil **désincarné ou mentalisé**.

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    1. 🧭 3. **Critique de l’absence de pédagogie progressive**

Contrairement à Ramana Maharshi ou à des maîtres tantriques ou bouddhistes, Papaji ne proposait **ni méthode, ni étape, ni purification**.

    • Conséquences :**
  • Pour certains chercheurs sincères, ce style "direct" a été **libérateur**.
  • Pour d’autres, cela a été **désorientant**, voire destructeur, car il manquait de **structure d’intégration** ou de **discernement selon le niveau du chercheur**.

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    1. 🧨 4. **Critiques éthiques ou interpersonnelles**

Bien qu’il n’ait pas été accusé d’abus, certaines critiques relèvent :

  • Un certain **manque de responsabilité** dans les conséquences de son enseignement, surtout concernant des enseignants devenus problématiques.
  • Une **attitude parfois cassante ou autoritaire** avec des disciples, bien que cela puisse être vu aussi comme un style d'enseignement "tranchant".

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    1. 📚 5. **Critique doctrinale (interne à l'Advaita)**

Des penseurs comme **Dennis Waite** ou **James Swartz** (néo-Advaita vs Vedānta traditionnel) critiquent Papaji comme faisant partie du mouvement **néo-Advaita**, qu’ils jugent :

  • Trop détaché des **écritures** (śruti), de la **discipline traditionnelle** (śraddhā, vairāgya)
  • Dénué de **préparation mentale, éthique, méditative** nécessaires à une réalisation stable

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    1. ✅ Nuance importante :

Malgré ces critiques, **Papaji reste une figure inspirante** pour des milliers de chercheurs sincères. Sa capacité à pointer vers le **silence intérieur**, la **présence immédiate**, sans efforts ni techniques, a été vécue comme **révélatrice** par de nombreuses personnes.

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Souhaites-tu que je croise ces critiques avec d'autres figures (comme Ramana Maharshi, Nisargadatta, Mooji, Rupert Spira) pour mieux situer les différences de style et de profondeur ?

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"LE DEPASSEMENT DE L'EGO.

"L'ego qui aime, qui n'aime pas. Refuser que ce qui est soit, ici et maintenant".

Voir aussi "Dialogue sur l'Ego" (Extrait de Dialogue à deux voies) Dépendance, infantilisme, donc demandes, peurs. Voyons un exemple précis : "Il y a quelqu'un ou quelque chose qui perçoit en moi la toux, qui la perçoit physiquement à travers la sensation "ça me brûle", qui la conçoit mentalement "c'est la toux". Mais y a-t-il ou non réaction émotionnelle? Et à partir du moment où il y a le moindre décalage entre ce qui est et ce qui, selon moi, devrait être, c'est-à-dire "je ne devrais pas tousser", il n'y a aucune raison pour que ce décalage s'arrête. La soumission au Réel partout et tout le temps. "Arnaud, the way is in the particular, not in the general!" (Sw. Prajnanpad)"

Dialogue sur "La conscience relative et absolue" entre Lama Denis Teundroup et A. Desjardins. Voir le désir et la peur, désir du Tout, peur de la souffrance (d'exister?).

Donc, quand une souffrance vous étreint, faites face à elle à ces deux niveaux: "Voilà une souffrance particulière, je vois bien à quoi je l'attribue, à quelle crainte, quelle menace, quelle mauvaise nouvelle. Mais je veux aussi comprendre, à travers cet échantillon, l'essence même de la souffrance, le fait qu'il soit possible de souffrir, puisque, ne l'oubliez pas, les enseignements dits "spirituels" vous font cette stupéfiante promesse qu'on peut être libre DU désir, de LA peur et de LA souffrance, définitivement et une fois pour toutes. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille étouffer tous les désirs. Ceux qui peuvent être réalisés facilement, pourquoi vous en priver? Mais, si vous ne pouvez les réaliser, cela vous laisse sans aucune frustration. 

Dissocier la situation et la souffrance. Seule la souffrance est insoutenable, la situation, sans dualité, est toujours supportable. "

LA MEDITATION

Et si j'essaie de ne plus penser? Juste d'être, mais d'une Conscience absolument pure, pure, qui ne contienne rien d'étranger, absolument libre. Inévitablement la pensée vient faire son commentaire et m'accompagne: « Et voici qu'un grand silence s'établit à l’intérieur de moi... » Je me passerais bien de ce commentaire-là. « Et voici qu'un calme nouveau apparaît dans mon cœur... » Je me passerais bien de cette pensée-là. « Et voici que je suis un peu fatigué, cela gêne ma méditation. » Encore un autre type de pensée ! Considérez la pensée comme une certaine manière de prendre conscience des phénomènes. La libération, (état de Conscience suprême, en fait, n'est pas incompatible avec les phénomènes.

Vous pourriez être parfaitement, totalement libres même s'il y a encore des sensations de malaise, même s'il y a encore une pensée qui passe, même s'il y a encore tout ce qui vous fait dire que vous n'êtes pas libérés. C'est encore une pensée de constater: «Ah, ça y est, ce n'est pas pour aujourd'hui; ça y est, je ne me sens pas bien - donc, c'est contraire à la libération ! Ces pensées-là ne devraient pas venir si j'étais dans l'état suprême. » C'est cela qui vous empêche d'être libérés: de penser que ces pensées ne devraient pas venir, de penser que ces sensations ne devraient pas venir, de penser que ces émotions ne devraient pas venir, de penser quoi que ce soit au sujet de la libération.

Si vous pouviez vous abstenir du moindre commentaire, si vous pouviez ne plus faire de différence entre libération et non-libération, vous seriez à l'instant même libérés. Et si cette différence ne revenait jamais plus, eh bien cette libération ne serait plus jamais voilée ou recouverte. Considérez la libération comme un état – ou plutôt une absence d'état, ou un état au-delà de tous les états - qui est ou n'est pas recouvert. C'est tout. Comme le ciel bleu. Aujourd'hui nous ne voyons pas 1e ciel bleu, les ombres ne sont pas marquées, le soleil est entièrement caché par les nuages, pourtant nous savons bien que, derrière les nuages, le ciel bleu est là. Les nuages s'écartent un instant, nous voyons le ciel; les nuages reviennent, nous ne le voyons plus. Mais le ciel bleu est toujours là.

Ce qu'on appelle communément un « état de conscience supérieur » ou même un des différents états de « samadhi» reconnus et classés par l’Inde, c'est un moment où les nuages se sont un peu dissipés et où nous avons découvert un peu de ciel bleu - et puis les nuages reviennent et le ciel bleu disparaît. Ou bien les nuages reviennent mais le ciel bleu ne disparaît plus parce que nous sommes situés à dix mille mètres d'altitude c'est-à-dire que les nuages sont en dessous de nous, et non plus entre nous et le ciel bleu.

Voilà la libération: être situé du côte du ciel et regarder passer les nuages qui ne vous voilent plus ni le ciel, ni la lumière du soleil. Et ces nuages, ce sont uniquement des pensées. Les souffrances sont des pensées, c'est-à-dire des formes de votre conscience. Revenez toujours à ceci. Ces nuages, ce sont uniquement des pensées. Vous n'êtes prisonniers de rien d'autre que de vos pensées Vous n'avez à vous libérer de rien d'autre que de vos pensées. Voilà la vérité. Et vous n'avez pas d'autre problème que celui de vos pensées. Vous n'avez aucun problème, ni avec votre santé, ni avec votre métier, ni avec votre patron, ni avec vos enfants, ni avec votre femme, ni avec votre voisin, ni avec votre propriétaire, ni avec le maire de votre commune. Vous n’avez qu’un seul problème : un problème entre vous et vos pensées...

Extrait de A la recherche du Soi, volume 4 : "Tu es cela", Ed. de La Table Ronde, Paris 1979 .(p.294)