CONTRE REFORME
ET D ABORS SUR LA CONTRE REVOLUTION Dans wikipedia
L'expression contre-révolution désigne non seulement l’ensemble des moyens mis en œuvre pour s’opposer à une révolution, mais aussi des courants de pensée opposés à l'héritage révolutionnaire français (Révolution française de 1789, de 1830, de 1848, Commune de Paris) lors des XVIIIe et XIXe siècles, puis, aux révolutions de type communiste à partir de la révolution russe de 1917.
Elle inclut plus généralement tout ce qui, après la révolution, tente d’en annuler, ou d'en limiter les effets, et même bien longtemps après.
Des partisans d'une contre-révolution sont par conséquent tous ceux qui s'opposent à un processus révolutionnaire ; ces partisans peuvent être actifs dans une pluralité de domaines (politique, militaire, économique, etc.).
Le terme de « révolution » ayant été galvaudé (on parle aujourd'hui de « révolution » à l'occasion d'une grande nouveauté technologique), le terme de « contre-révolution » a donc également connu une modification de son sens et de ses acceptions pour devenir une notion à connotation moins politique. Quelle contre-révolution ?
définir la contre-révolution revient avant tout à définir en creux la révolution : qui la mène, aux dépens de qui cette révolution est-elle menée ? Dans quel contexte général se mène une révolution ?
En face des théories révolutionnaires, une pensée contre-révolutionnaire se développe très vite, avec Edmund Burke, dès 1790, Jacques Mallet du Pan, Joseph de Maistre, ou avec les « aristocrates noirs » en France1 comme Montlosier, Louis de Bonald ou l'abbé Maury. Ce mouvement en France compte plus de 300 députés (sur 1 200) dans l'Assemblée constituante de 1789, ils s'y expriment peu (excepté l'excellent orateur Jacques Antoine Marie de Cazalès car ce sont essentiellement des militaires peu habitués à cet exercice) mais ont laissé de nombreux comptes rendus à leurs comme (électeurs), conformément au mandat impératif : majoritairement ils veulent réformer la monarchie absolue au profit d'une monarchie parlementaire.
encadrer une paysannerie peu favorable aux excès des révolutionnaires parisiens2.
Parmi les principaux penseurs dits « contre-révolutionnaires », on peut citer Joseph de Maistre en Savoie, Louis de Bonald, Augustin Barruel, Antoine Blanc de Saint-Bonnet et Pierre-Paul Royer-Collard en France, Edmund Burke en Angleterre, Gioacchino Ventura en Italie, et Juan Donoso Cortés en Espagne. On peut les répartir en deux grandes catégories : les uns, comme Burke et Royer-Collard, s'inscrivent dans une grande mesure au sein de la tradition libérale, d'autres se font les défenseurs d'un traditionalisme antilibéral — comme Blanc de Saint-Bonnet — ou d'un autoritarisme radical — comme Donoso Cortés. L'école « antilibérale » (XIXe siècle)
Beaucoup de clercs de l'Église catholique romaine sous le conseil de Papes (Pie IX, syllabus) et dans la conduite du cardinal Pie, de l'abbé Augustin Barruel, de Jean-Joseph Gaume, de Louis-Gaston de Ségur, d'Ernest Jouin et de la Revue internationale des sociétés secrètes vont prêcher une doctrine en opposition avec les principes révolutionnaires de 1789. L'école « légitimiste »
Par la suite, sont contre-révolutionnaires les mouvements politiques qui nient toute légitimité à la Révolution de 1789, ou la partie du discours d’un mouvement politique qui nie cette légitimité, et qui militent afin d’en annuler une partie des effets. L’historien René Rémond les appelle les légitimistes. C’est ainsi que la plupart des monarchistes post-révolutionnaires (Carlisme, Miguelisme), en tant que partisans d’un retour partiel ou complet à l’Ancien Régime, sont contre-révolutionnaires. Le parti légitimiste disparaît en 1902 à la suite du ralliement à la République de la majorité de ses députés à la demande du pape. Ils rejoignent alors le parti conservateur. Le mouvement contre-révolutionnaire des légitimistes survit actuellement en France, notamment par l'Union des cercles légitimistes de France, le bimestriel le Lien légitimiste et l'Institut de la maison de Bourbon. L'école « nationaliste » et « maurrassienne »
Au XXe siècle, la contre-révolution prend une nouvelle forme notamment sous le Régime de Vichy, qui selon René Rémond est plus un régime contre-révolutionnaire (malgré le nom de sa politique, dite de Révolution nationale), qu’un régime fasciste[réf. souhaitée] : la devise Travail, Famille, Patrie remplace la devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité.
Maurras, par le biais de son mouvement l'Action française, construit une nouvelle forme de nationalisme, avec le nationalisme intégral, cette fois de tendance contre-révolutionnaire, en réaction face au catholicisme libéral de Marc Sangnier et au jacobinisme de la IIIe République. C'est ce qu'il appelle le « nationalisme intégral », qui n'est autre que la monarchie qu'il souhaite restaurer.
L’Action Française s’inscrit dans la continuité de la Contre-Révolution mais y introduit aussi une certaine nouveauté. Maurras se place clairement dans la tradition contre-révolutionnaire. Il écrit même dans La seule France que l'Action Française a effectué "la synthèse de tout ce que le XIXe siècle avait élaboré de positif et de constructif, de Maistre et de Bonald, de Le Play à Taine et à Renan, de Fustel à Bourget, à Lemaître, à Barrès : critique méthodique du Romantisme, antithèse, et consciente de la Révolution, de sa décadence et de son anarchie"3.
Maurras reprend les références contre-révolutionnaires du XIXe siècle mais introduit dans cette doctrine contre-révolutionnaire une forte hostilité au romantisme. De fait, pour Maurras les trois moteurs de la Révolution ont été la Réforme protestante en religion, le Romantisme dans le domaine de l'art et la Démocratie en politique. Si la démocratie et le protestantisme était déjà condamnés par les penseurs contre-révolutionnaires du XIXe siècle4, l'opposition au Romantisme constitue un élément relativement nouveau. Selon Maurras, le romantisme subvertit la discipline sur le plan politique, esthétique et morale5. De plus Maurras revendique une critique rationnelle, scientifique voire positiviste de la Révolution française. Maurras parle ainsi dans son Enquête sur la monarchie de poursuivre la Contre-Révolution "avec l'assurance et la netteté scientifique, par raison et par volonté"6.
Le « catholicisme traditionnel »
Les thèses contre-révolutionnaires et anti-libérales vont revivre par le biais de l'action politique et spirituelle du catholicisme traditionnel de Marcel Lefebvre et de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (ou FSSPX). Les fidèles de la Tradition catholique militent en effet activement pour restaurer les principes politiques qui ont façonné la « chrétienté » (religion d'État, doctrine et règne du Christ Roi, Syllabus…) et s'opposent à ceux de la Révolution française (de 1789), du libéralisme, du modernisme et du progressisme dans l'Église.
Pour beaucoup de ces catholiques le sceau et l'emblème de la contre-révolution est la dévotion au Sacré-Cœur qu'ils arborent sur le drapeau national avec la devise « Espoir et salut de la France ».
Parmi les maisons d'édition les plus connues de ce courant on peut citer les Éditions de Chiré.
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CONTRE-RÉFORME
Le terme de Contre-Réforme a été forgé au xixe siècle dans un esprit polémique par des historiens protestants allemands. Certains ouvrages d'inspiration catholique ont tendance de nos jours à ne plus l'employer. L'objectivité historique demande, premièrement, que l'on maintienne l'expression Contre-Réforme, car, aux xvie et xviie siècles, Rome a indiscutablement tenté de faire reculer – voire de faire disparaître – le protestantisme ; deuxièmement, que l'on replace cette Contre-Réforme dans le climat d'intolérance de l'époque qui fut aussi étouffant du côté protestant que du côté catholique ; troisièmement, que l'on considère la Contre-Réforme comme un chapitre – ni le plus important ni le plus beau – d'une renaissance religieuse qui fut d'autre part étonnamment large, riche et profonde, et qui, à la suite du concile de Trente et en dépit des objectifs antiprotestants de ce dernier, mérite le nom de Réforme catholique. La Contre-Réforme
Les premiers martyrs protestants moururent à Anvers en 1523. En France, les derniers galériens huguenots ne furent libérés qu'en 1775. L'esprit de Contre-Réforme a donc été tenace. Les premières mesures générales de lutte contre le protestantisme furent la reconstitution en 1542 du tribunal de l' Inquisition, placé sous le contrôle de la congrégation du Saint-Office, et la création, l'année suivante, de la congrégation de l' Index qui, publia, à partir de 1559, des listes d'ouvrages prohibés. On associe souvent à ces deux décisions l'approbation par Paul III, en 1540, de la Compagnie de Jésus. Mais Ignace de Loyola, à l'origine, voulait partir en Terre sainte avec ses compagnons pour convertir les infidèles. D'autre part, les Jésuites furent certes les agents les plus actifs de la Contre-Réforme, mais ils eurent en même temps une action missionnaire et culturelle qui se situa en dehors de toute contre-offensive antiprotestante.
Quant au concile de Trente, il ne fut pas seulement une machine de guerre contre la Réforme, mais bien « le vaste creuset où se confirma et se perfectionna la purification de l'Église romaine et le point de rencontre de toutes les forces catholiques de réforme » (L. Willaert). On ne peut nier cependant qu'il fut aussi un refus de dialoguer avec des chrétiens qualifiés d'hérétiques et une affirmation sans nuances de positions antiprotestantes. La Vulgate, traduction latine de la Bible par saint Jérôme, fut imposée, malgré les contresens que réformés et humanistes y avaient décelés. Après le concile, Rome devait interdire les traductions de l'Écriture en langues nationales. Le clergé – un clergé astreint au célibat – fut déclaré seul compétent pour expliquer et interpréter les livres saints. Les fidèles se virent refuser la messe en langue vulgaire. Le concile donna à la Tradition même valeur qu'à la Bible, en laquelle les protestants voulaient voir la seule source de la Révélation. Pour mieux refuser la justification par la foi seule, il majora la valeur des œuvres et développa la notion de mérite. Ripostant à Luther et à Zwingli, qui avaient rejeté indulgences et pèlerinages, et à Calvin, qui s'était moqué des reliques, il maintint les formes traditionnelles de la piété et confirma le culte des saints et des images, dont l'art baroque allait bientôt tirer un si grand parti. Les sept sacrements furent conservés. L'assemblée de Trente proclama qu'ils avaient été institués par le Christ et précisa qu'ils devaient être administrés suivant l'usage de Rome, ce qui interdisait la communion sous les deux espèces jadis accordée aux utraquistes de Bohême. Contre la doctrine des « sacramentaires » adoptée ensuite par les calvinistes, la présence réelle de Jésus-Christ dans l'[...]
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Écrit par Claude-Gilbert DUBOIS, Pierre-Paul LACAS, Victor-Lucien TAPIÉ 20 831 mots 23 médias
... l'Italie, par la qualité des œuvres et des maîtres qui s'y révèlent alors, a fourni les modèles et donné l'impulsion. Le baroque est le style de la Contre-Réforme, a-t-on dit. À n'en pas douter, parce que le concile de Trente avait maintenu la vénération des images et qu'il avait prêté désormais à...
BELGIQUE - Histoire
Écrit par Guido PEETERS 20 670 mots 16 médias
...ne parlait aucune des langues nationales et ne comprenait ni l'esprit tolérant ni l'aversion pour l'absolutisme de ses sujets. Profondément catholique, Philippe II se posait en champion du concile de Trente, du centralisme à outrance et de la persécution des protestants. Son arrivée au pouvoir se traduisit...
Voir aussi
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