GG GENERIQUE

De Wiki Conscience
SUR LA GNOSE   UN passage intéressant dans wikipédia pour me faire une idée souple et spectre de la notion et des polémiques sur la Gnose- surement plusieurs mesures  et diversités verticales et autres de la Gnose ! 


Quoi qu'il en soit, le caractère gnostique du texte est désormais à relativiser : la définition du gnosticisme ne fait pas consensus et des critères de qualification dans ce sens font débat. April De Conick explique ainsi que le gnosticisme et l’évangile selon Thomas partagent un riche héritage judaïco-hermétique dont ce dernier adopte certains schémas sotériologiques[40][réf. non conforme]. Mais la chercheuse considère pour sa part qu'au-delà de ses influences judéo-chrétiennes, hermétiques, et encratites, le texte est marqué par le mysticisme juif qui explique son aspect ésotérique bien mieux qu'une influence gnostique[41]. Elle argue également qu'un « usage » gnostique n'implique pas une « origine » gnostique : l’étude de l’influence de l’évangile selon Thomas sur les systèmes gnostiques du IIe siècle reste à faire.

Dans le mythe qui sous-tend l'évangile selon Thomas, indique John Paul Meier, tous les esprits qui étaient de substance divine demeuraient initialement chez le premier principe qui est le royaume de lumière du Père. À la suite d'un cataclysme, certains esprits chutèrent en s'incarnèrent. Ils ont alors oublié leur royaume de lumière d'origine. Jésus, le Fils éternel, qui ne s'est pas incarné, et qui n'a donc connu ni mort ni résurrection, est venu dans le monde pour réveiller les esprits et les libérer de l'illusion que leur demeure serait le monde matériel, et leur faire savoir que le royaume spirituel est en eux. Le monde matériel étant mauvais, la sexualité est un mal, le rôle maternel de la femme est condamné, et les adeptes du Fils sont appelés à l'ascétisme[42]


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 WIKIPEDIA  -- René Guénon, né en  1886 en France et mort en 1951 au Caire, en Égypte,
Ces livres ont trait principalement à la métaphysique, au symbolisme, à l'ésotérisme et à la critique du monde moderne.

Dans son œuvre, il se propose soit d'« exposer directement certains aspects des doctrines métaphysiques de l'Orient[3] », doctrines métaphysiques que René Guénon définissait comme étant « universelles »[4], soit d'« adapter ces mêmes doctrines [pour des lecteurs occidentaux] en restant toujours strictement fidèle à leur esprit[5] ». Il ne revendiquait que la fonction de « transmetteur » de ces doctrines[6], dont il déclarait qu'elles sont de nature essentiellement « non individuelle »[7], reliées à une connaissance supérieure, « directe et immédiate », qu'il nomme « intuition intellectuelle »[8]. Ses ouvrages, écrits en français (il a également contribué en arabe à la revue El Maarifâ), sont traduits en plus de vingt langues.

Son œuvre oppose les civilisations restées fidèles à l'« esprit traditionnel »[9], qui selon lui « n'a plus de représentant authentique qu'en Orient »[10], à l'ensemble de la civilisation moderne considérée comme déviée. Elle a modifié en profondeur la réception de l'ésotérisme en Occident dans la seconde moitié du XXe siècle[11] et a eu une influence marquante sur des auteurs aussi divers que Mircea Eliade, Antonin Artaud, Raymond Abellio, Raymond Queneau, René Daumal, Simone Weil et André Breton jusqu'à Charles III roi du Royaume-Uni. Biographie La « vie simple » de René Guénon

Le titre de la première biographie sur Guénon écrite par Paul Chacornac, « La vie simple de René Guénon[PC 1] » a fait l'objet de beaucoup d'étonnement et de nombreux commentaires. « Vie simple » ne peut pas s'entendre au sens propre : vie simple dans son unité spirituelle acquise très tôt[LS 1],[GI 1]. En effet, jusqu'à sa stabilisation au Caire, la vie de Guénon fut tout sauf simple et sembla même partir dans toutes les directions. Une vie « déconcertante[RC 1]», insaisissable par ses apparentes contradictions : « élève de l'École Hermétique du mage Papus, il fut un contempteur de l'occultisme ; franc-maçon, il participa à une publication anti-maçonnique ; enfant de la Loire, il se considéra comme totalement oriental ; écrivain, il relativisa la valeur de l'écrit ; homme du secret, il publia chez les plus grands éditeurs[RC 1]... ». Pourtant la cohérence et l'unité de l'œuvre de Guénon ont été soulignées par beaucoup d'auteurs. Jean-Pierre Laurant parla d'ailleurs des dangers de la « magie » du discours guénonien[LE 1]. En effet, comme l'a écrit David Bisson, ce discours semble donner réponse à tout[w 1],[DB 1]. Jean Borella écrivit, pourtant dans une perspective critique, « pas facile d’être juste avec Guénon. L’œuvre semble exiger une adhésion totale tant son unité est forte. On l’accepte en bloc ou on la rejette de même. Autant que personne, je suis sensible à la maîtrise qui règne dans les moindres lignes de ce penseur hors du commun : unité du style qui ne fait que refléter l’unité de la doctrine »[w 2].

Plus encore que l'unité de l'œuvre, c'est la précocité de cette unité qui a frappé les commentateurs : dès ses premiers écrits, alors qu'il n'a que 23 ans, toutes les notions les plus importantes de son discours sont présentes et ne vont quasiment pas évoluer par la suite[PC 2],[PS 1],[JR 1]. Guénon acquit les réponses à ses questions et toutes ses certitudes, dont il ne dévia jamais, autour de sa vingtième année par la rencontre d'hindous dont au moins un maître du Vêdânta[12]. Il fut persuadé dès lors qu'il existait une vérité métaphysique sous-jacente à toutes les grandes traditions spirituelles, vérité encore conservée intégralement en Orient et que l’être humain peut connaître[RC 1]. Il partit dans tous les milieux se déclarant « missionné » pour que tous ceux qui en avaient encore la capacité puissent retrouver cette vérité perdue[LE 2] : les occultistes et francs-maçons progressistes, les catholiques réactionnaires, les artistes d'avant-garde, etc. La thèse de Xavier Accart sur la réception de Guénon en France est, d'après Antoine Compagnon, un véritable « Bottin mondain des lettres françaises durant un bon demi-siècle[RC 2]». Antoine Compagnon le compare au Zelig de Woody Allen apparaissant quelque part, semblant fondu dans le groupe, sur toutes les photos de famille des courants politiques et intellectuels de son temps[RC 3].

Pourtant, malgré cette agitation extérieure apparente, beaucoup furent frappés par sa manière d'être. Même lorsqu'il devint une figure centrale des milieux intellectuels parisiens des années 1920, il semblait toujours calme, d'humeur égale, toujours bienveillant sans jamais un mot blessant avec ceux qui le contredisaient[RC 4]. Pierre Naville décrivit « un ton si paisible, proche et lointain tout ensemble, de cet homme qui vivait dans cet ailleurs[RC 5] ». Il semblait déjà désindividualisé face à « la vérité », détaché des émotions : Guénon sera toujours décrit comme un homme « diaphane »[DUQ 1]. Cette transparence renvoie à l’expérience spirituelle vécue lors de sa rencontre avec son maître hindou, lors de sa vingtième année[12]. Après l'année 1927 où tout bascula et durant laquelle il comprit qu'il ne pourrait pas réaliser un redressement spirituel en Occident, il partit enfin pour l'Orient. Dans le vieux quartier traditionnel du Caire, en 1930, vivant dans une relative indigence matérielle, il écrivit : « je me trouve plus « chez moi » ici qu'en Europe[RC 6] ». Ses articles devinrent plus lyriques[RC 7], en particulier un article d'octobre 1930 sur la simplicité évangélique[RC 8],[AEIT 1]. Sa vie de musulman soufi au Caire ne fut pas une fuite ou un moyen de trouver son identité, car cela s'était produit depuis très longtemps déjà, mais de mettre en accord sa simplicité intérieure et la simplicité de sa vie extérieure, de vivre enfin « une vie traditionnelle unifiée[DUQ 2] ».