CHRISTIANISME INTERIEUR MYSTIQUE ORIGINEL ETC
Ce qui me viens , notamment sur un débat entre le jésus sananda-éssénien etc ou catho, c'est qu il y a entre les deux ou plus haut, une voie universelle intérieure faite de notre interieur, et de tous les mystiques universels ou chrétiens !! avec des positionnements essentiels .
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RMITTE VAN 2
- Pour aller plus loin... Enfant de Thérèse...
Le point de départ de l' itinéraire spirituel de Van est le même que pour Thérèse ou pour Guy de Fontgalland... Le désir de la Sainteté... le désir de se réaliser pleinement... le désir d'être ce que l'on est vraiment... ce pour quoi l'on a été créé... et donc pour Van le plan que Dieu a pour lui et lui seul...
""et des nuits en prière. Tout cela est bien au dessus de mes forces. Aussi je désespérais et me disais que mon désir de sainteté était pure folie"
Pourtant plus il fuit ce désir , plus il le poursuit... quand Dieu désire une âme... qui peut résister?... Aussi à 14 ans... il a pris la résolution de : "Ne jamais mépriser les petites choses..."
marqué par l'invitation simple de Saint Augustin : " Aime et fait ce que tu veux" ... désormais il veut Aimer en tout... mais reste encore sur le rivage...
Il ne suffit pas de vouloir pour suivre le Seigneur...
l 'expérience de la dualité ... la même qui désolait si bien Saint Paul...
je n'arrive pas à faire le bien que je voudrais... mais je réalise si bien le mal que je ne voudrais pas faire... le combat intérieur de chaque vie quoi !....
Syméon le nouveau Théologien en parle lui aussi:
" Placé sur le rivage de la mer l'homme voit l'océan infini des eaux... il ne peut cependant en saisir la fin et n'en aperçoit qu'une partie...
Ainsi ceux qui ont part à la Lumière de Dieu, à mesure qu'ils progressent dans la connaissance divine tombent plutôt en proportion dans l'ignorance...
Celui qui est dans l'eau jusqu'aux genoux ou à mi-corps voit très bien ce qui est hors de l'eau... mais s'il plonge au fond et passe tout entier sous l'eau il ne peut plus rien voir de ce qui est hors des eaux et ne sait plus qu'une chose, c'est qu'il est tout entier dans la profondeur de la mer...
Voilà ce qui arrive à ceux qui progressent dans la voie spirituelle et entrent dans la perfection de la connaissance et de la contemplation "
Dépassement de la crainte... passage obligée vers la Confiance... passer à travers... telles sont les étapes préliminaires nécessaires à tout cheminement...
Il faut avoir touché un réel désespoir envers Dieu et envers soi même pour que naisse en nous une vraie humilité sans laquelle tout n'est qu'illusion... Il faut savoir laminer notre orgueil... adopter la Voie d'enfance qui se fonde sur la déroute de nos projets les plus légitimes... Il faut l'écroulement d'une vie spirituelle si riche soi-t-elle ...mais où je garde encore secrètement le contrôle de tout... arrêter de temporiser... pour éviter la brûlure du coeur de Jésus...( on pourra lire ou relire à ce propos le Père Louf: la Prière Vraie
Il y a en effet deux étapes dans notre relation à Dieu: celle où Dieu s'adapte à nous et où règne une certaine harmonie.. c'est assez facile...
puis celle où Dieu nous adapte à LUI... et là c'est le plus souvent la crise et tout devient ténèbres .... . La vraie confiance passe par le tunnel de la crainte... là notre être pécheur est mis en lumière dans sa radicale impuissance devant l'appel à la Sainteté...
et depuis la brisure du péché originel on ne peut plus éviter ce choc de la distance... dans laquelle est révélé l'homme... et Dieu...
l'un dans sa terrible misère et fragilité... l'Autre dans sa Sainteté et Son Amour parfait ...
Et c'est au paroxisme de cette angoisse que Van découvrira Thérèse... un livre sur un rayon... il n'y a pas de hasard... seuls les sots le croient encore... "Histoire d'une âme" en est le titre... il a promis à Marie de lire le livre...... et c'est alors l'ineffable découverte dans le don des larmes...
" Ce qui me bouleversa ce fut le raisonnement de Thérèse...<<si Dieu ne s'abaissait que vers les fleurs les plus belles... sont amour ne serait pas assez absolu... car le propre de l'amour c'est de s'abaisser jusqu'à l'extrême limite... de même que le soleil éclaire en même temps les cèdres et chaque petite fleur comme si elle était seule sur la terre, de même notre Seigneur s'occupe aussi de chaque âme comme si elle n'avait pas de semblable...>>"
Alors il comprend que puisque Dieu est Amour... IL s'accommode de toutes les formes d'amour... et que l'on peut être sanctifié par de petites actions... un sourire... une parole ... un regard ... pourvu, que ce soit fait par Amour... " désormais je ne crains plus de devenir un Saint... j'ai trouvé ma voie !" peut-il s'écrier fou de joie !
La deuxième rencontre sera celle des apparitions... et Van perçoit la voie de la Sainte "douce comme une brise qui passe..."
et la Sainte et... Docteur de lui dire...
" Oui c'est bien ta soeur Thérèse . Je suis ici pour répondre à tes paroles qui ont eu un écho jusque dans mon coeur. Petit frère ! Tu seras désormais personnellement mon petit frère, tout comme tu m'as choisie pour être ta grande soeur... je te communiquerai mes pensées sur l'Amour et l'Amour infini de Dieu... qui t'a choisi comme petit secrétaire pour réaliser son oeuvre..."
Elle lui dit que Dieu a soif de son amour..., qu'il ne faut jamais avoir peur de Dieu... qu'Il ne sait qu'aimer et être aimé... et que le seul remède à la peur c'est l'esprit d'enfance qui permet de redécouvrir le coeur réel du Père...
" Dieu a soif de nos pauvres petits coeurs sortis de ses mains créatrices... alors offre à Dieu ton petit coeur... sois sincère avec lui en toute circonstances et en toutes tes attitudes... dans la joie comme dans la peine offre lui TOUT... Peut-il y avoir un bonheur comparable à celui de s'aimer l'un l'autre ?...et de se communiquer tout ce que l'on possède ?... agir ainsi avec Dieu , c'est lui dire un grand merci qui lui plaît davantage que des milliers de cantiques émouvants"
Mais Van s'étonne... pourquoi offrir ? Dieu possède tout !?...
à quoi bon tout lui dire ?... IL sait tout... sinon Dieu ne serait pas ...Dieu !
" C'est vrai répond Thérèse... cependant pour donner l'amour et recevoir l'amour IL doit s'abaisser au niveau d'un homme comme toi... et IL le fait comme si il oubliait qu'IL est Dieu ... et qu'IL connait toute chose... dans l'espoir d'entendre une parole jaillir de ton coeur..."
" C' est là ce qui convient à l'Amour... Raconte Lui tout ce que tu veux... tes jeux de billes, l'ascension d'une montagne... les taquineries de tes camarades, tes colères, tes larmes ou tes petits plaisirs d'un instant... Dieu t'aime tant... IL écoute chacun de tes petits mots d'amour... Il accueille chacun de tes sourires... chacun de tes regards..."
"... la seule difficulté devant laquelle Dieu semble être impuissant ...c'est devant notre manque d'amour et de confiance en LUI... IL se voit rejeté de manière injuste... et pourtant ... LUI ne nous rejette jamais... Petit frère ...pour consoler le Bon Dieu... suis mon conseil... sois toujours prêt à Lui offrir ton coeur... tiens toujours ton coeur grand ouvert devant LUI... essaie !... pour voir !..."
L'histoire de Paesie fascinait Thérèse... cette jeune fille qui d'abord amie des Pères-ermites du désert... les rejeta ensuite pour tomber dans une vie de désordres et de débauches...
...et ces braves Pères qui ayant appris sa chute et avoir essayé en vain de l'aider à en sortir qui lui envoient un frère de Scété ...Jean le Nain... Et ce pauvre frère si mal reçu par les gens que fréquentait Paesie et qui lui tournaient autour... qui insiste... qui insiste... et finit par la rencontrer...
...et qui tout en lui parlant ... voyant qu'elle s'était damnée ne peut retenir ses larmes...
Et puis alors ,l'impossible miracle qui se produit !...
Les yeux de la jeune prostituée qui s'ouvrent ...et la pécheresse qui voit clair en elle... qui voit dans quelle état elle est tombée... et qui demande elle même d'aller faire pénitence avec les moines... ...mais qui meurt avant de partir... à bout de forces...
Alors... le frère de l'apercevoir ... portée au ciel par les anges... sans passer par le purgatoire... directement près de Dieu...
Une belle histoire... que Thérèse aimait à répéter inlassablement en ajoutant... "Vous voyez bien qu'il faut avoir confiance dans la Miséricorde de Dieu.. .il n'y a pas de limites à ce que nous pouvons et devons espérer de Sa miséricorde..."
C'est sur cette voie que Thérèse va inviter Van... " Tout se résume dans l'Amour et la Confiance... Mets cela en pratique et tu verras ton âme vivre toujours dans la Paix..."
Pour conclure Thérèse reviendra souvent sur l'exigence du sourire... signe concret de la Voie d'enfance... secret des enfants ... en aucun cas pour développer une attitude positive face à la vie... ou pour cacher une quelconque attitude ... pour mettre un masque et cacher ainsi notre vrai Moi... ...mais pour laisser le chant du coeur traverser les murs des résistances à l'Amour... ...reflet de l'âme qui nous garde dans la Joie de croire...
Pauvreté épousée...
Tout comme sa soeur Thérèse ,Van vient nous apprendre le seul trésor que nous possédions... le seul cadeau que nous puissions offrir à Dieu... et à ceux que nous aimons... c'est la pauvreté... notre pauvreté !...
" folie de Dieu... qui est plus sage que les hommes... faiblesse de Dieu qui est plus forte que les hommes"
La pauvreté.. oui... et surtout la pauvreté en esprit... occasion privilégiée pour faire l'expérience de la Miséricorde divine... et de l'Amour infini de Dieu pour ses créatures... Chez le pauvre comme chez l'amoureux il y a un enfant en esprit... à qui tout est dû parce que c'est un enfant... parce qu'il est aimé... par ce qu'il est le seul être apte à recevoir le don gratuit de l'Amour... totalement...
Voilà notre conversion... consentir au don de la grâce qui fait de nous des amis de Dieu... et non pas des esclaves... ainsi le montre cet étonnant dialogue entre Van et Jésus lui même...
" O Jésus je suis bien misérable n'est-ce pas ? ... Quand je pense à mes faiblesses cette pensée ne peut que me porter au découragement...
- Petit frère, souviens-toi toujours que tu es une âme vraiment pauvre et indigente... Ne te trouble pas de tes faiblesses... c'est en connaissant ton néant que ta confiance en Moi pourra être vraiment ferme...
- Je vois que je manque de beaucoup de choses... et que dans ma grande misère je suis incapable de rien faire par moi même pour me convertir...
-O mon ami tu es vraiment faible... tout ce que tu as à faire c'est de M'offrir tout cela...
- Oui, je suis bien misérable, ne sachant rien faire qui vaille ...si ce n'est t'aimer O Jésus ...et mettre toute ma confiance en Toi...
- A vrai dire mon enfant si Je compare ton amour pour Moi à celui de tes frères Je vois que le tien est si petit qu'on peut à peine le percevoir...
- Ô mon Jésus pourquoi suis-je si faible?... Je commets une infinité de manquements... Après chaque faute je promets de me corriger la fois prochaine... mais... quand vient l'occasion c'est toujours la même chose... Mon Bien aimé aie pitié de moi !... et dis moi si ces manquements Te font de la peine ?
- Tu dois comprendre que tes forces sont bien limitées et que tu as besoin que Je te soutienne en tout..."
(dialogue reconstitué)
Van fait l'expérience de son néant... de son indigence... de sa faiblesse... de sa pauvreté...
Jésus lui confirme cela ... Il le sait bien... c'est "normal " chez l'homme... Lui qui dit à Catherine de Sienne : "Je suis Celui qui Suis... Tu es celle qui n'est pas..."
Mais c'est de ce coeur là dont Dieu a soif...
" C'est en connaissant ton néant que ta confiance en Moi pourra être vraiment ferme... tout ce que Tu as à faire c'est de M'offrir cela... Regarde la fleur... ta soeur Thérèse... elle a reconnu qu'elle ne possédait rien... mais en réalité elle possédait tout... car ne possédant rien ...elle a tout obtenu..."
Ne rejoins -t-on pas d'une certaine manière le néant bouddhique... que seul Dieu peut venir combler ?
L'Amour pour être l'Amour a besoin de se donner... Notre Sainteté il nous faut la recevoir... c'est un cadeau... on ne peut se la donner à soi même...
C'est l'inverse de l'attitude du Pharisien... ainsi le chrétien doit-il découvrir que sa pauvreté est son trésor
" Ô mon enfant, ces faiblesses, offre les Moi afin que je m'en serve pour alimenter le feu de l'Amour dans ton coeur... tes faiblesses ne peuvent éteindre en ton coeur le feu de Mon Amour... au contraire elles ne le font que l'attiser d'avantage comme te l'a déjà enseigné à ta soeur Thérèse..."
A la tentation du désespoir Van choisit la voie de l'Adoration... il renonce au tragique car il est habité par l'Espérance:
" Vous me faites penser au tout petit enfant qui commence à tenir debout, mais qui ne sait pas encore marcher. Voulant rejoindre sa mère en haut de l'escalier il lève son petit pied pour monter la première marche. Peine inutile! Il retombe toujours sans pouvoir avancer.. . Eh bien, consentez à être ce petit enfant....
Par la pratique de toutes les vertus, levez toujours votre petit pied pour gravir l'escalier de la sainteté...
Vous n'arriverez même pas à monter la première marche... mais le bon Dieu ne demande de vous que la bonne volonté...
Bientôt vaincu par vos efforts inutiles IL descendra lui-même et vous prenant dans Ses bras vous emportera pour toujours dans Son Royaume"
Voie de pauvreté qui est déjà la Vraie charité ... la vraie charité est déjà l'Amour... et il convient d'abandonner tout... même les biens spirituels...
"Tous ces biens spirituels que tu, peux acquérir, c'est grâce à Mes mérites que tu les acquiers ... par conséquents ils appartiennent aux âmes et non seulement à toi seul. Tu dois toujours être prêt à donner aux âmes comme si tu Me les donnais à Moi même.... De toutes façon c'est par Mes mains qu'ils sont distribués... C'est ainsi Van que le Royaume des Cieux t'appartient comme il M'appartient à Moi même puisque tu ne fais qu'UN avec Moi..."
Nuit de la foi...
Peine d'amour est un poème daté du 5 août 1950
Quand vient le vent du nord mon âme se déssèche Plongée qu'elle est dans une triste solitude Sous le vent léger qui souffle toute la nuit Elle est envahie de froideur et rêve au Bien-Aimé
Où me conduira la tristesse pour le rencontrer Cet amant aux lèvres charmantes Et au regard passionné Dont la beauté m'attire et m'enivre d'Amour ?
Mais pourquoi chez l'amant cette absence d'Amour ? Serait-ce parce qu'Il est fâché contre moi Que nous sommes séparés l'un de l'autre Comme si nous avions rompus toute amitié ?
Est-ce que vraiment notre amitié serait brisée? Est-ce que je resterais seul transi de froid En cette nuit où le vent gémit tristement Evoquant dans mon coeur un souvenir qui devient " Peine d'amour" ?
Dans un dernier entretien le 9 septembre 1946 Jésus lui a dit:
" Mon enfant par amour pour les hommes, offres toi avec Moi pour qu'ils soient sauvés... Ta part à toi maintenant c'est de sacrifier les moments de douce intimité avec Moi pour Me permettre d'aller à la recherche des pécheurs..."
Désormais c'est le silence ...et Jésus ne lui parlera plus... Van est seul dans la nuit...
Situation étrange qui n'est pas sans rappeler celle vécue par Saint Jean de La Croix à 4 siècles de distance... et comme par "hasard" aussi un ami intime de Thérèse... nuit profonde et froide ...qui permet de mesurer si on Aime vraiment...
" Si dès qu'on se sent privé des consolations sensibles ou qu'on éprouve plus la même intimité avec Dieu on cède aussitôt au découragement et au dégoût comme quelqu'un qui n'aurait plus d'espoir, on fait alors preuve d'un amour sans consistance et les âmes qui agissent ainsi n'arriveront jamais à la perfection... car leur amour n'est qu'un amour intéressé, qui oblige Dieu à les combler d'attentions tandis qu'elles même n'acceptent pas la moindre souffrance comme preuve de la sincérité de leur amour... Aimer vraiment c'est aimer d'un amour ardent et fort... d'un amour qui ne s'appuie pas sur un sentiment... mais un amour qui vit par lui même... tout comme on aime par pur amour, et non parce qu'on éprouve de la joie à aimer... quitte ensuite à tout abandonner dans la tristesse"
Cette nuit que tout chrétien a à traverser un jour ou l'autre présente 3 temps...
Une entrée... renoncement aux choses de ce monde ... véritable nuit des sens ... véritable purification... pour revêtir notre habit de lumière...
Puis une phase illuminative... où l'âme cherche le chemin, le moyen ou la voie pour s'acheminer vers l'Union...et LE rencontrer en Vraiment... en Vérité...
enfin une nuit unitive... terme du cheminement... mais souvent terme obscur pour l'âme tant qu'elle demeure en cette vie...
La deuxième phase est la plus longue... Il s'agit après la privation ...de chercher à Être à Dieu autrement... chercher ailleurs
Celui que l'on croit avoir déjà trouvé n'est pas celui-ci... Dieu est toujours plus grand que ma dernière expérience de Lui ...il faut s'ouvrir sans cesse à une nouvelle révélation de Son Visage...
Il convient comme Abraham de partir... sans savoir où l'on va... mais confiant en la Parole de Dieu qui ne peut ni se tromper... ni nous tromper... rester dans l'Ouvert comme le dit si bien le Père Leloup... attendre aussi...
l'attente c'est le maitre- mot des contemplatifs...
commes ces vierges qui attendent l'Epoux dans cette belle page de l'Evangile de Matthieu 25,1-13 tenir.. rester là... comme le suggère si bien Thérèse à Van...
" Si à l'occasion tu éprouves du dégoût et de la sécheresse, si tu te sens délaissé comme une pauvre âme qui ignore si l'amour daigne encore demeurer en elle, si après la communion tu ne sais quoi dire à Jésus qui reste muet comme toi, si te trouvant réellement tout près du Bien Aimé tu n'en reçois aucune parole de consolation, si le regardant avec amour tu n'arrives pas à savoir s'il comprend les sentiments de ton coeur, ce sont là , petit frère, des circonstances bien pénibles dont j'ai fait moi même l'expérience autrefois. Cependant petit frère, tu n'as alors qu'une chose à faire... consentir à demeurer dans cet état. Pour ce qui est de savoir si tu aimes Jésus ton Bien aimé ou savoir comment te comporter avec Lui , laisse moi m'en occuper avec les autres frères et autres soeurs du Ciel... ton rôle à toi consiste uniquement à verser des larmes..."
Certes l'amour voudrait toujours mieux et de plus en plus aimer... mais c'est impossible tant que Dieu ne vient pas... cet impossible creuse une blessure... un abîme de pauvreté et d'humilité qui est source de Salut... car seule Dieu peut venir la combler ... en la creusant encore et encore...
plus la nuit se fait obscure ...et plus elle chante l'aurore...
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RMITTE maitre eckart lecon deux
-2ème leçon :... Détachez vous de ce monde d'illusions !...
" Quand Dieu est-il ton Dieu ? Quand tu n'aspires à rien d'autre...car ainsi tu as le goût de Dieu
( sermon74)
"Quand un artiste fait une statue, il n'ajoute rien au bois il lui enlève quelque chose Il fait tomber sous le ciseau l'extérieur... alors peut resplendir ce qui se trouvait caché au dedans
( Traité 108)
Pourquoi ?
parce que le créé est comme de la glu... de la colle...il poisse... il n'est aucunement la fin dernière...ce pourquoi nous sommes faits... et pourtant... nous sommes si facilement piégés...
Il convient donc de mettre le créé à distance...
Bien sûr les choses étant pour l'homme, il faut les utiliser pour autant qu'elles servent à notre fin ... mais jamais les étreindre de façon gloutonne... car si l'on peut Le trouver en toute chose... tout dépend de notre regard... et il convient de dépasser la matérialité... de passer" au delà "de l'apparence et de ne pas s'enliser dans le créé...
Il faut en sortir...
une sortie qui en fait est aussi une entrée...
car si le créé est une porte fermée pour l'union avec Lui quand on s'y englue et qu' on en demeure captif... il est aussi une porte ouverte pour cette union... si on s'en libère et si on le domine...
" Dieu n'est le destructeur d'aucun bien, IL accomplit. Dieu ne détruit pas la nature
IL l'accomplit
La grâce non plus ne détruit pas la nature... elle l'accomplit... Ainsi nous ne devons pas détruire le moindre bien en nous," ( Instructions spirituelles)
mais attention cependant...
" si quelqu'un était dans le ravissement... et savait qu'un malade l'attende pour lui porter un peu de soupe, je tiens pour préférable que tu sortes de ton ravissement
et serve le nécessiteux dans un plus grand amour "
( traité: instructions spirituelles)"
Tout cela ne saurait suffire... une fois dégagé du monde... ce qui peut prendre de longues années...il convient d'approfondir...de passer derrière les images...sur l'autre rive... de pousser plus loin son effort... car tant que Dieu est devant l'âme... tant qu'IL reste un vis à vis de l'âme ... et que l'âme attend de Lui quelque chose...de façon possessive... elle n'est pas alors entièrement dépouillée d'elle même...
" Celui qui aime Dieu en vue de son propre intérêt
l'aime comme il aime sa vache...
pour le lait et le fromage qu'elle lui donne... Ainsi font toutes les personnes qui aiment Dieu pour l'extérieur
ou la consolation intérieure...
ils n'aiment pas vraiment Dieu ... mais leur propre avantage..."
( sermon 16b)
Ainsi... désirs, plaisirs spirituels, consolations peuvent devenir des obstacles où nous nous engluons nous même... l'âme rejoint Dieu quand elle n'agit plus pour L'atteindre... une totale nudité est nécessaire... un intellect vierge... sans pensées discursives... savoir se désapproprier des images ... se désencombrer de toute forme... savoir faire taire en nous le conceptuel...et même le concept...
" Coupe toi la tête et tu entreras dans le sanctuaire ...cesse de penser et tu Le rejoindras..."
...laisse la liberté de Dieu t'investir totalement...
"un ave maria prononcé quand l'homme s'est totalement désapproprié de lui même est plus profitable que mille psautiers récités sans cela
et même avoir fait un pas dans cette disposition vaudrait mieux que d'avoir traversé la mer..."
(Instructions spirituelles))
Bien sûr, sur cette route vont naître bien des impossibilités... bien des blocages ... bien des négativités aussi... il convient de les "offrir" dit le Maître... est c'est au milieu d'elles qu'IL se manifestera...
"Plus on estime grave son péché, plus dieu est disposé à le pardonner...
à venir vers l'âme pour le chasser
Plus les péchés sont nombreux et grands plus il aime à les pardonner sans mesure et d'autant plus vite qu'ils lui sont plus contraire... et quand le repentir s'élève vers Lui toutes les fautes ont disparues dans l'abîme de l'Insondable
anéanties comme si elles n'avaient jamais été commises" (instructions spirituelles)
Mais cela ne doit pas te rassurer outre mesure...attention à l'orgueil !... Il te faut aussi perdre confiance en toi... en tes possibilités propres... pour t'appuyer totalement sur Lui...
" On reconnaît l'amour véritable et parfait par la grande espérance et la confiance que l'on a en Dieu,
car il n'est rien qui puisse apporter la preuve de l'amour parfait que la confiance...
Jamais un homme ne peut avoir trop de confiance en Dieu... Ce Dieu fidèle permet ainsi souvent que ses amis succombent à leur faiblesse afin qu'ils n'aient plus aucun secours vers lequel ils puissent se tourner ou s'appuyer... Il leur retire tout soutien afin de pouvoir être leur seul soutien... car plus est dépouillé l'esprit qui va à Dieu, plus il est soutenu par Lui et plus il est sensible aux dons les plus précieux de Dieu..." ( instructions spirituelles)
Il te faut aussi tout au long de ce cheminement te détacher même de tes actes "bons"...ou perçus comme tels...
...un Autre en est à l'origine..
le détachement est alors libération de soi et ouverture à Dieu... oui... abandonne le petit moi égoïste et auto-satisfait et tournes -toi vers le Soi...
" Un homme homme est venu me voir voici peu de temps pour me dire qu'il avait abandonné de grandes possessions pour sauver son âme... alors je lui ai dit : "comme tu as abandonné peu de choses et des choses insignifiantes !...tu auras vraiment abandonné quelque chose si tu t'es toi même abandonné ! " Sermon 28
Fais mourir l'ego pour que le Soi se développe... grandisse... et envahisse tout...
le Vrai ego n'est -il pas le Soi ?...
Tu parviens alors sur les rives de l'indifférence... malade ou bien portant...pécheur ou homme "vertueux"... tout est accepté ...car tout vient de Lui...
" Aime Dieu aussi volontiers dans la pauvreté que dans la richesse, aime le autant dans la maladie que quand tu es en bonne santé, aime le autant dans la tentation que sans tentation, aime le autant dans la souffrance que sans souffrance" ( sermon 30)
Santé ou maladie ...péché ou vertu...sont des moyens par lesquels IL vient et se donne...
Parfois le détachement nous effraie... identique découverte du fond de l'âme et du fond de Dieu... on voudrait alors s'en protéger...
de là naissent les symboles...les statues...les rituels...
ou les culpabilisations destructrices...
" Celui qui a en vue ce qu'il aura en échange n'a pas tout laissé... d'ailleurs il ne le sait pas encore...
ce que l'oeil n'a pas vu,...ce que l'oreille n'a pas entendu... ce qui n'est pas monté au coeur de l'homme... tout ce que Dieu a préparé pour ceux qu'IL aime
( Colossiens 1,2,9) Pour moi, je loue le détachement plus que tout autre amour...
car ce que l'amour a de meilleur c'est qu'il me force à aimer Dieu ...
alors que le détachement force Dieu à m'aimer... Pourquoi ?... Car toute chose aime à être dans le lieu qui lui est naturel et propre... or le lieu naturel et propre de Dieu c'est l'unité et la pureté que produit le détachement... ainsi il est bien plus noble de forcer Dieu à venir de la sorte , que de me forcer à aller à Lui... Dieu peut plus intimement s'insérer en moi et mieux s'unir à moi"
(Traités)
Défais toi de l'idée que la vie spirituelle est conquête... acquisition... effort... progression...
non ! elle est dépouillement... dépouillement libérateur... abandon... confiance aussi... elle est prise de distance de la surface sensible pour gagner l'intériorité...
de tous ces vêtements de l'âme ... ces surimpositions qui nous empêchent de parvenir au fond...
au Vrai Fond de nous même... à notre Vrai Moi...où Dieu se donne ...à la mesure de celui qui l'accueille... oui... ...IL vient remplir le vide...que nous avons creusé en nous...
" être vide de toutes les créatures c'est être rempli de Dieu Être rempli de toutes les créatures, c'est être vide de Dieu..."
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rmitte 4 sur le son OM INTERRESSANT NOTAMMENT SA FORME D UNIVERSALIYE EST A ENTENDRE !
Le OM qui émerge de la contemplation chrétienne du Saccidananda est un OM renouvelé, encore plus saint et plus mystérieux.
Un OM dont le symbolisme des trois éléments de ce son unique semble anticiper, en quelque manière, l'extension de l'Être en trois et le recueillement sur soi de l'unité indissoluble de la Trinité.
Écoutons le Père Le Saux nous le chanter et nous l'expliciter à sa manière
"C'est un OM qui, issu du Silence du Père, se perd ineffablement en l'Esprit, s' entrouvrant comme en son milieu pour prononcer le Verbe. C'est un OM qui chante à la fois tout le mouvement intime de Dieu vers Soi, et tout le repos de Dieu en Soi. C'est un OM qui dit la communication de la Plénitude au Fils et à l'Esprit et à tous ceux aussi qui, dans le Fils, en acceptent le don, et le retour au Père de cette même Plénitude. C'est un OM qui, dans ce retour même au Père, est identique à l'Abba que chante éternellement le Fils et que l'Esprit murmure sans cesse au coeur des êtres."
(...)
"Quand l'âme chrétienne s'entend dire Tu par le Père et qu'elle le lui redit, c'est comme si l'ultime résonance du OM védique vibrait en elle. Le OM qu'elle prononce n'est plus alors pour elle ce simple son à peine audible en lequel l'homme achève de prononcer le nom de Dieu. Elle sait maintenant que Dieu lui-même s'adresse à l'homme dans son Verbe , du fond des silencieuses profondeurs de l'Être, et que dans le même Verbe l'homme peut parler à Dieu et être entendu."
(...)
"OM, c'est le lever de l'Être dans le Père, SAT. ( être) OM, c'est l'auto-conscience de l'Être, c'est l'éveil à soi dans le Fils, CIT. ( conscience) Le OM de la troisième Personne, c'est ce frémissement à l'ultime limite du seuil du son qu'est l'Esprit en Dieu et dans l'univers Esprit que symbolisent la colombe planant au-dessus des eaux primordiales, le bruit de la brise légère , qu'Élie entendit à l'Horeb , la descente de la colombe sur Jésus au Jourdain
OM c'est aussi le silence éternel qui culmine dans le OM substantiellement unique du Père et du Fils.
Chacun des Trois le profère seul, et les Trois le disent comme un seul.
Non point que chaque Personne prononce seulement une partie du OM,
chacune le prononce dans son entièreté, car chacune célèbre les Trois et ce faisant célèbre leur indivisible Unité.
Et moi aussi je chante , le OM. Je prononce le OM qui a sa source dans le Père, qui résonne en moi, et rentre dans le silence en l'Esprit. Et ce OM que je dis, ineffablement, je le suis; car je ne suis, moi, cette créature, cette personne à nulle autre équivalente, je ne suis que dans la Parole du Père, le Fiat, le OM en lequel la création a son origine . Je suis ce OM que prononce le Père par le Fils dans l'Esprit,
tension infinie de Dieu, au-dedans de soi, vers soi.
Je suis ce OM et ce Saccidànanda, emportés dans l'élan de l'Esprit. Je suis, Être, Conscience et Béatitude, qui sont le propre du Mystère ,
l'expression la plus vraie de l' Être, et en même temps le secret le plus profond du mien.
Je le suis dans ma communion avec tout ce qui est - car l'Être est indivisible - et en même temps dans l'incommunicabilité et l'unicité de ma personne.
Je le suis dans l'intersubjectivité de toutes les personnes créées, et en leur koinônia d'amour,
Je le suis, dans l'intersubjectivité de la personne du Fils avec celles du Père et de l'Esprit.
Et je chante Je chante le Saccidànanda au Père, par le Fils dans l'Esprit. Je suis moi-même la gloire du Saccidânanda, en mon appel à l'être par le Père dans le Fils, par l'Esprit, en ma naissance dans la Gloire du Père, en mon éveil à la Gloire du Fils, en mon être plus-rien-que-Gloire en la Gloire de l'Esprit, en l'ultime Mystère du OM qui est JE dans le Père, quand l'Être jaillit au sein de Dieu, et qui, dans l'Esprit, est « Soi », quand le Mystère divin devient totalement intérieur dans sa consommation finale...."
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RMITTE 3 -Présence de Dieu en soi...
La relation de Dieu avec la créature n'est "réelle" que du côté de la créature.
La notion même de participation , avec son double plan, naturel et surnaturel, comme on dit , si elle semble d'abord donner quelque lumière sur l'altérité de Dieu à l'homme,
ne laisse pas d'enfoncer l'intelligence dans une ténèbre de plus en plus épaisse, dès que celle-ci cherche...
à briser la coque des mots et à pénétrer au Mystère interdit.
Qu'est-ce en effet que la participation ? Dieu peut-il donc se diviser et se scinder ?, donner quelque partie de soi sans se donner tout?
Qu'est-ce que participer à Celui qui est l'indivisible l'akhanda - par définition même ?
Qu'est-ce que cette forme inférieure d'être qui serait le partage de ce que nous appelons "les créatures" ?
Si l'Être vrai des choses doit être cherché dans leur consommation -
l'Être dans le temps étant ce qui devient, et se fait,
la croissance, la maturation de la semence jetée par le Créateur sa notion véritable ne se découvre qu'en son acte final.
Plus précisément, elle ne se découvre que dans l'acte final et l'accomplissement de ceux qui sont à la pointe avancée de la création, de ceux qu'appelle à sa limite l'évolution de l'univers ceux d'entre les hommes qui atteignent à leur plénitude d'Être en la manifestation totale en eux de la gloire des enfants de Dieu,
ainsi que Saint Paul nous le donne à considérer au chapitre huitième de son Épître aux Romains.
Les théologiens d'Occident, essayant de scruter ce qui fut révélé par Jésus de la destination finale de l'homme et de comprendre les mots si prégnants dont usèrent Jean et Paul ont élaboré une théorie de la vision béatifique que n'osèrent d'ailleurs accepter leurs émules d'Orient...
et que l'advaïtin, partant des textes mêmes de saint Thomas, les serrant et dégageant toutes leurs implications, interpréterait aisément en termes purement védantins
" « Je le connaitrai comme je suis connu de lui » (I Cor. 1 « nous le verrons tel qu'il est » (1 Jn. 3,2). « ... Comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, qu'eux aussi un en nous... qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux en moi... Je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin contemplent la gloire que tu m'as donnée... que l'amour dont tu m'a comblé soit en eux» (Jn. 17,21-26)."
Car qu'est-ce que connaître Dieu comme je suis connu de Lui ?
c'est-à-dire tel qu'IL se connaît lui-même puisqu'IL ne me connaît qu'en Lui ?
Qu'est-ce voir Dieu tel qu'il est ?
Qui peut voir et connaître Dieu tel qu'en soi-même IL Est, sinon Dieu seul ?
Le surnaturel dit-on, et précisément le surnaturel dans son essence, c'est cette vision de Dieu en Soi,
c'est ce qui est le propre de Dieu, ce que Dieu normalement ne peut communiquer à nulle créature.. .
Qu'est-ce la communication de l'incommunicable, la participation à l'imparticipable ?
Qu'est-ce cette 'Lumière de gloire' par quoi l'homme est rendu capable de voir Dieu tel qu'il est en soi?, cette élévation de l'homme hors de sa nature, au-delà de tout ce qui peut être communiqué à une créature par nature ?
La vision de Dieu en Soi, ce qui est vraiment le propre de la vision de Dieu par Soi n'est-elle pas justement cette vision qui exclut par définition même toute distinction d'objet et de sujet?
- une connaissance absolument non réflexe - ce qui faisait dire à Plotin en termes paradoxaux que Dieu, l'Un, ni ne se connaît ni ne s'aime soi-même ?
Si l'on ne se paie pas de mots, qu'est-ce cette participation à Dieu qui rend possible à la créature l'acte absolument incommunicable de Dieu ? tout en conservant son caractère de créature et l'individualité de sa personne ?
Tant que la théologie de la création et de l'entrée de l'homme en la gloire divine, des origines et de la consommation, se fera au niveau de la monade divine découverte par la raison des philosophes,
et non du Mystère des Personnes divines
et de la Présence de Dieu de Soi à soi en la Trinité des Personnes,
elle demeurera figée dans des antinomies irréductibles. !
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-Au plus profond de moi...Tu es...
Au départ de la Spiritualité du Père Le Saux est le profond sentiment, l'absolue certitude, la perception intime de Dieu au tréfond de son être...
Cette méditation est extraite du Livre" Intériorité et révélation" paru aux éditions Présence
+
TOI ...Le Tout Autre ... TOUT autre qu'un autre... Au plus profond de moi TU ES...
+
Au plus profond de moi, de mon moi, Tu es, Toi, mon Dieu, plus intime à moi-même que moi-même ne suis. Anima animae meae, vita vitae meae, « âme de mon âme, vie de ma vie »
Tu es à la source de mon moi, Tu es la source de mon moi, Tu es mon Moi.
Mais au-dedans de mon moi, est-il place pour un « toi » ?
Je ne suis pas créateur, moi ;
je suis ce que Tu m'as fait, ô Toi
et les choses sont ce que Toi, Tu les a faites.
Nulle créature n'atteint à l'essence des êtres,
à l'essence de l'être.
Sur les corps la créature peut oeuvrer... mais au-dedans de l'esprit qui donc pourrait entrer ?
C'est le cellier royal, la demeure réservée de Celui qui a fait et de celui qui a été fait, dans l'unité, dans l'a-dvaita, dans l'inséparabilité de l'Esprit
du Soi suprême, de l'Absolu ,
Au-dedans de moi, il n'y a place que pour moi.
Au-dedans de Soi, il n'y a place que pour Soi.
Yâjnavalkya, le Rishi, l'avait bien vu qui chantait
« Ce n'est pas pour l'amour de sa femme que l'aime son mari,
mais pour l'amour de soi, du Soi...
Ce n'est pas pour l'amour de ses enfants que les aime leur père, mais pour l'amour de soi, du Soi...
Ce n'est pas pour l'amour de quoi que ce soit que quoi que ce soit est cher, mais pour l'amour de soi, du Soi, que tout est cher,
que tous sont extrêmement chers... »
(. Br. Upanishad, 11,4).
Car le reste n'existe pour l'homme qu'en fonction de l'homme;
pour le moi, pour le soi, qu'en fonction du moi, de soi.
Et il n'aime que ceux qu'il installe en soi. Et je n'aime que ceux que j'installe en moi, au sein même de mon moi.
Mais je ne les y installe jamais que dans la limite de mon impuissance... et l'angoisse profonde n'est-elle pas toujours celle de la solitude et de l'amour ensemble ? du deux et du un ensemble, qui s'excluent mutuellement ?
du multiple et du non-duel ?
de la nudité du soi et de son essentiel épanchement ?
Partage qui divise et brise l'unité, l'unité en qui la distinction ne peut que s'évanouir...
Problème qui a rongé le coeur de l'Inde,
la « co-existence » de l'« Autre » et de « moi » de l'« Autre » cosmique, de l' « Autre » divin -
et qui l'a amenée à se réfugier dans l'indéfinissable « Soi ».
Ce problème l'Occident ne l'a guère encore résolu que par des formules... lui qui dans son ignorance a pourtant reçu de Dieu la solution ineffable,
Infirma mundi elegit Deus, « Ce qui est folie dans le monde, Dieu l'a choisi ». (I Cor. 1,27)
Révélation du Mystère du non-un et non-deux à la fois,
transcendant, au sein de la Bienheureuse Trinité.
Tu y es avant que je n'y sois, moi !
Je n'y suis que parce que Toi Tu y es !
et que, dans Ton libre vouloir et Ta grâce créatrice,
Tu veux que moi aussi j'y sois !
Que moi aussi j'y sois ?... non, je ne peux dire cela. ! Comment y aurait-il place pour deux ?
Au centre de moi, il n'y a essentiellement que moi !
Nul « autre »
nul autre que moi n'y a place essentielle.
....Et Toi ?
Tu y es, essentiellement ?
Mais alors, n'est-ce pas un blasphème? n'est-ce pas une usurpation ? Toi-moi ? Comment, oser compter : Toi plus moi ? Quelle impossible addition de Toi et de moi ? au centre essentiel de moi... pis encore, au centre essentiel de Toi !
Car où n'est pas le centre essentiel de Toi ?
Là où Tu es, quelle place pour moi ?
Là où moi je suis, quelle autre place pour Toi?
...que la place essentielle, en laquelle moi, alors, je ne peux plus que disparaître ?...
Au centre de moi, il n'y a que moi !...
Comment aurais-je encore le droit de T'appeler Toi ?
ô le centre le plus profond de moi... ô mon Moi le plus profond, originel et suressentiel ?
Si je Te dis « Tu », ce n'est que dans mon langage infirme d'homme, dans mon balbutiement d'enfant, qui ne sait pas parler...
à la façon quelque peu du poète qui s'adresse à son âme... Car quel sens conserve encore le Tu que nous nous disons entre homme quand il s'agit de Toi ?
0 mon Moi profond...
Tout ce qu'au-dedans ont perçu les mystiques... et tout ce qu'au-dedans ont entrevu les Rishis est donc bien vrai, ! Quand bien même je ne saurais ( et eux-mêmes l'ont-ils jamais su ? ) ni le formuler proprement, ni non plus le comprendre:
Tat tvam asi - Tu es cela !...
Tu es cela !..
Tu es cela... murmure l'initiant à l'oreille de l'initié
C'est là le « secret des secrets, le secret royal, la lustration suprême » !
Et au-dedans de l'initié, du sein même des profondeurs les plus profondes de l'âme, de ce fond de l'homme à l'homme lui même inaccessible, s'élève mystérieusement, la résonance suprême du OM primordial,
l'ineffable parole éternelle : JE SUIS.
Car dès lors l'initié est passé en la condition suprême: « Si je vis, ce n'est plus moi, mais le Christ qui vit en moi » (Gal. 2,20). « Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ? Qui m'a vu a vu le Père »(Jn. 14,9).
Tant que Dieu est considéré comme un autre...
Tant que Dieu est considéré comme « un autre », on lui dit « Tu», on lui dit « Vous »,
on le traite avec plus ou moins d'honnêteté...
avec plus ou moins de respect,...voire de révérence.
Pour les uns, il fait partie de leur domesticité... pour les autres, de leurs relations d'affaires... affaires de ce monde ...ou affaires de l'autre selon les cas...
Il est chargé de procurer la santé, le succès, la fortune ... Nombreux sont les chrétiens qui continuent à faire dire des messes à ces mêmes intentions ... au mieux... moyennant quelques arrangements faits ici-bas...
donnant- donnant... d'assurer à l'homme une éternité suffisamment confortable.
Et comme tout de même l'homme porte dans son fond un besoin de prosternement, pour ceux chez qui l'orgueil n'a pas encore étouffé ce sentiment,
le Dieu de la Révélation se trouve là juste à point pour satisfaire très honorablement ce besoin de piété et de religiosité...
et se laisser revêtir de tous les oripeaux que peut imaginer la fantaisie de ses dévots.
C'est l'apara- Brahman, le Brahman en deçà,,.
le Brahman non-suprême, l'apara ( le terme est passé en Français),
le Dieu relatif ... à la mesure de la capacité de le concevoir de la créature qu'Il transcende. Le Dieu à la mesure aussi de la capacité de ces « honnêtes gens » qui l'adorent...
L'Inde a ainsi imaginé un " ciel passager,"
où les bonnes oeuvres que ne vicient pas toujours totalement leur manteau d'égoïsme, recevront une récompense... à elles proportionnée.. un paradis" factice" !
Hélas! hélas ! que de rêves paradisiaques de trop de chrétiens « honnêtes gens » sont proches des rêves hindous du "ciel passager", du "paradis factice"...
En attendant que plus tard, la somme de récompenses gagnées par ses mérites une fois épuisée, renaissant à nouveau sur cette terre, l'âme individuelle reconnaisse enfin dans le secret du kevala, le secret de la nudité de l'Être, le secret du Brahman Suprême ... ...et s'engage enfin en la carrière suprême de la délivrance finale.
Car Dieu est tout autre qu'un autre. C'est le Mystère du kevala... de l'Absolu isolement, de l'Absolue solitude et Unité divine...
le Mystère du Brahman suprême et essentiellement au-delà,...
Il est Celui dont l'homme ne sait plus que dire : OM
neti... neti...; « ni ceci, ni cela ».
Dieu est Celui qui est au sein de tout, à la source de tout à la source de l'énonciation même du « Tu » que je lui dis...
Tant que l'on n'est pas rentré en cette source au-dedans de soi, d'où naît l'altérité elle-même, on caresse seulement les idoles au-dehors... idoles que l'on s'est fabriquées à sa propre mesure;
<<tant que l'on n'a pas retrouvé au centre de soi la source de soi
en la source de soi, le Soi en sa source,
la source en soi de l'être en sa source.>>
L'oeuvre première de l'homme est de rentrer en son dedans, afin de s'y rencontrer soi-même...
Qui ne s'est rencontré soi-même en soi-même a-t-il jamais rencontré Dieu ?
Et qui n'a pas rencontré Dieu en soi, s'est-il jamais rencontré lui-même ?
On ne se rencontre pas indépendamment de Dieu !... on ne rencontre pas Dieu indépendamment de soi !...
Tant que l'on ne s'est pas rencontré soi-même, dans sa nudité du dedans, combien plus crue que sa nudité du dehors !
on vit dans le monde de son imagination, de sa fabrication,
dans le monde projeté au-dehors par son propre esprit.
« soi... le monde et Dieu>>, c'est le rêve que l'on rêve...
et non pas leur réalité...
LA Réalité !...
L'Essentiel pour l'homme,
ce sans quoi jamais il ne sortira de son rêve,
ce sans quoi sa religion, sa piété envers Dieu, son dévouement aux hommes, n'atteindront
jamais à la Réalité,
c'est la vision de l'Atman, la vision du Principe dernier de l'être
la vision de l'âme en son essence...
...et non en ses facultés.
Est-ce encore de la perception ?
Non... Non car ici nous sommes au domaine de l'auto-effulgence , d'où sont exclus toute dualité, tout acte de réflexion... c'est la fulgurance elle-même au fond de soi, de l'Atman... du Soi... de l'in-référé, de l'in-temporel, de l'in-spacial...
L'homme doit se résigner à se taire devant Dieu...
à ne plus Lui parler, à ne plus Le prier, à ne plus L'adorer...
alors...
alors seulement son adoration et sa prière seront pures !...
Dieu est pur kevala ...
pur Unique... pur Absolu... pure nudité de l'acte d'Être.
Le silence seul Le loue... le silence qui n'est même plus un regard... mais le suprême shunyata... « la Vacuité essentielle »...
alors...
Alors identité ? demanderont les logiciens, Panthéisme ! répondront les théologiens. non...
non...simplement A-dvaita... simplement non-dualité, suggéreront respectueusement les « Voyants »... ceux qui ont pénétré au secret du fond... Là où toute altérité, toute dualité se sont évanouies... celles du moins qui sont exprimables en langage d'hommes.
C'est alors...
que dans la pureté originelle retrouvée,
émerge au sein du fond l'ineffable et éternel dialogue du Fils et du Père...
Car en rentrant au centre de soi, il ne s'agit pas non plus d'y découvrir ou plutôt d'y préparer un sanctuaire...
Un sanctuaire où il y aurait Dieu, aussi séparé alors de soi par le dedans qu'il l'était jusque-là par le dehors,
Un sanctuaire où le chrétien l'installerait comme dans un tabernacle devant lequel il s'agenouillerait, Un sanctuaire où l'hindou le dresserait au sein de cette garbha, de cette guha intime, en la forme d'un linga ( symbole) fût-il d'espace, comme celui de Chidambaram
Linga sur lequel il déverserait à coeur joie des libations symboliques et à qui il offrirait fleurs et gâteaux, encens et lumières.... ou chants et prières...
Car tout cela c'est toujours de l'idôlatrie,
c'est toujours de l'en-deçà du Réel !
un Dieu fait sinon de mains, du moins d'esprits d'homme... une projection par l'homme de ses propres concepts dans un au-dedans par lui imaginé...
Il n'y a pas en vérité de place en moi où « Je » ne sois aussi essentiellement que Dieu,
et où Dieu ne soit aussi essentiellement que moi ; car là où je suis, je ne suis que parce que Dieu y est... et Dieu n'y est... que parce que j'y suis...
Alors...
Alors il faut bien arriver à un point où cesse tout acte réflexe... où s'arrête, impuissant, tout essai d'imaginer,... tout essai même de penser...
C'est le lieu et le moment du Soi par soi-même lumineux... et dans ce lieu l'espace s'évanouit, parvenu à son terme ; et dans ce temps, le temps s'est dissous, ayant atteint ses limites...
Ce dedans...
Ce dedans
-qu'est-ce en effet que ce dedans,...?
ce fond ?
ce coeur... cette guha... où invitent à pénétrer les Voyants ?
En vérité, mon ami toutes les créatures quoique sorties de l'être ne savent pas qu'elles sortent de l'Être toutes tigres ou lion loup ou sanglier ver ou papillon mouche ou moustique quoiqu'elles soient gardent leur individualité Quand à l'essence subtile c'est par elle que tout est animé c'est l'unique réalité c'est l'atman et toi même Svetaku, tu es celà !
tat tvam asi ! Tu es Cela !
Car à mesure qu'il pénètre dans son fond,
qu'il s'enfonce dans son dedans,
l'homme voit le fond lui échapper, voit le dedans le fuir....
Il croyait que c'était comme un fruit, que l'on pèle, dont on savoure la pulpe, dont on brise le noyau, dont on extrait le pépin
à l'intérieur duquel enfin on découvre le germe irréductible....
mais...
Mais à mesure qu'il enlève les pelures, de nouvelles pelures apparaissent sans cesse, toujours plus subtiles, toujours plus adhérentes...
C'est comme si en voulant pénétrer au centre, dans ce dedans on tissait sans cesse de nouvelles enveloppes autour de ce dedans, de par la recherche même....
Qui donc en quête du dedans ne cherche à s'imaginer le dedans ? et qui donc, en recherche du kevala, de la nudité de l'Être, n'en croit savourer par avance les délices ? Alors que rien de ce qui est savouré n'est kevala !... et rien de ce qui est imaginé n'est le dedans!...
Et le guru, au-dehors, crie à son disciple ! et l'atman, du dedans, plus intensément encore le lui crie-t-il !
" Ne t'arrête ni n'aie de cesse !
Enlève chaque peau, pénètre plus avant ! Plonge sans retour en cet océan qui te semble sans fond ! Ce n'est qu'en y sombrant que tu le découvriras ! ce fond de l'océan, et l'océan lui-même...! et toi-même, le fond de l'océan !."
Car le dedans une fois atteint, il n'est plus de dedans ...
et le fond une fois touché, il n'est plus de gouffre... dont quiconque pût dire qu'il en était le fond....
Car pénétrant de grotte en grotte au sein de la montagne...
la guha la plus intérieure n'est jamais découverte que la montagne ne se soit à ce moment même elle aussi évanouie....
Le dedans de quoi en effet le dedans pourrait-il être ? S'il était le dedans de quelque chose, serait-il encore le Suprême? l'Être qui n'a pas de nom ?
Et s'il était le Soi de qui que ce soit, serait-il encore le Soi absolu ? Est-il un contenant du Shunyata, de la Vacuité essentielle ? Est-il pour l'Éternel un manteau de maya, un manteau d'illusion ? Est-il autre chose que le kevala , la nudité essentielle de l'Être?
« - Regarde cette étoile Arundhati », dit le père à l'enfant, et il lui montre le grand chariot, brillant au firmament. Et l'enfant bat des mains, puis il dit à son père :
« - Mais ne sont-elles pas sept et davantage encore ? » « - Fixe celle du coin... », lui indique le père.
« - Oh, je la vois », s'exclame l'enfant; « comme elle est belle ! »...
et joignant les mains, il les élève en admirant...
« -Maintenant, dessille tes yeux, enfant... », lui dit enfin le père.
« -Ce que jusqu'ici tu as vu n'est pas encore ce que tu cherches...
n 'est-il pas là-haut tout près de cette belle étoile une lueur à peine perceptible que l'étoile obscurcit plus encore qu'elle ne l'éclaire ?....>>
<<....-C'est là ! »...
Ainsi par étapes successives le guru conduit son disciple, ainsi du dedans l'atman aspire le chercheur au Mystère que nul ne saurait dire...
Les étais doivent être abandonnés à mesure qu'ils ont été posés....
Rien...
Rien finalement ne peut plus demeurer de ce sur quoi l'on avait pu s'appuyer...
de ce que l'on avait aimé,...
de ce qu'on avait savouré...
La notion même du dedans s'est évanouie lorsqu'a été atteint le dedans....
Rien...
plus Rien...
l'Absolu...
le kevala, la shùnyata...
La pure nudité de l'être, la vacuité, le vide, la non substantialité...
Mais...
Mais Le dedans, qu'est-ce ?...
« C'est » asti, asti... il est..il est...>>
Moi, quoi, qui ?...
moi, Je-je, aham-aham... l'être, cela...
OM tat sat
Il n'est pas de peau, de pulpe, ni de noyau, ni de graine au-dedans du noyau les pelures successives de l'ogniacée, de plus en plus subtiles, la dernière enlevée, il ne reste plus rien...
Ce rien est le Tout, ce silence est la Parole Suprême, La Vak La parole sacrée primordiale, créatrice
Le Verbe, qu'en Soi prononce le Père.
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CA POURRAIT ETRE UNE BASE POUR MES POSITIONNEMENTS :
chers amis, les cercles se basent
1- sur d ou je part DANS MON COEUR ET MA CONSCIENCE UNIFIEE ALIGNEE , la-ma parole divine ,
2 - sur ces paroles : ........ ....... ........
je suis le chemin la vie ;;;: c a dire ...
aimez vous COMME je vous ai aimés ....
soyez UN comme moi et le pere ...
et qq autres phrases
et a contrario les dérives de chrétienté sont toujours un peu les MEME : trop, pas assez, pas de Mesure -spectre , et encore le fait de mélanger consciemment ou non du vrai avec du faux ou demi faux, etc etc . voir a DERIVE OU MANIPULATIONS ETC
--// différence ame et esprit !! :
Vous avez dit : analyse cette phrase sur ame et esprit , en un selon les écrits chrétiens , en deux selon les tendances mystiques du monde chrétien « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur » (Hébreux 4.12).
ChatGPT a dit :
Voici une analyse approfondie de Hébreux 4.12, centrée sur la distinction entre âme et esprit, selon deux axes :
I. 🔍 Analyse exégétique selon les écrits chrétiens traditionnels 📖 Texte (Hébreux 4:12) « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. »
✦ A. La Parole comme force vivante Le texte affirme que la Parole de Dieu (Logos ou message divin) n’est pas une parole morte, mais une puissance vivante et agissante.
Elle est efficace : elle opère dans le cœur et la conscience humaine.
Elle pénètre : elle ne reste pas à la surface, mais atteint la profondeur ontologique de l’être humain.
✦ B. Distinction entre âme et esprit (psychè / pneuma) Dans le langage biblique grec :
Âme (ψυχή – psychè) : principe de vie psychique, émotions, volonté, personnalité. Elle est individuelle, souvent liée à l'expérience terrestre.
Esprit (πνεῦμα – pneuma) : principe de vie spirituelle, relation à Dieu, ce qui est immortel et vient de Dieu.
Le verset évoque que la Parole est capable de "partager" ou "séparer" âme et esprit, ce qui signifie :
Une mise à nu des différentes strates de l’être humain.
Une distinction intérieure entre ce qui relève du soi naturel (émotionnel, charnel) et du soi spirituel (inspiré par Dieu).
Une clarification de ce qui, en l’homme, est motivé par Dieu (esprit), et ce qui relève du psychisme humain (âme).
C’est une opération de discernement et purification : discerner la vraie motivation, le vrai lieu de la foi ou du mensonge.
✦ C. Discernement du cœur Le cœur dans la Bible est le centre intégral de la personne, où se rencontrent pensées, désirs, et décisions.
La Parole de Dieu juge et éclaire ce cœur, mettant en lumière la vérité ou l’illusion de nos intentions.
II. ✨ Interprétation dans les tendances mystiques du christianisme Les mystiques chrétiens ont lu ce verset non seulement comme une réalité de discernement, mais comme une clef initiatique du chemin vers l’union divine.
1. 🌿 Mystique patristique et orthodoxe Les Pères de l’Église, comme Origène, Grégoire de Nysse ou Maxime le Confesseur, insistent sur la tripartition de l’être : corps, âme, esprit.
L’âme est la zone intermédiaire, souvent confuse, entre le corps (désirs) et l’esprit (éveil divin).
Le travail de purification (via la Parole, la prière, la contemplation) consiste à dissocier le psychique du spirituel, pour que l’esprit, uni à l’Esprit Saint, gouverne l’âme.
Ce "partage" est donc le début du processus de divinisation (théosis).
2. 🔥 Mystique rhéno-flamande et carmélitaine Chez Maître Eckhart, Jean Tauler, Jean de la Croix ou Thérèse d’Avila, l’âme contient un « fond » ou « pointe » de l’esprit, parfois appelée étincelle divine, qui doit être séparée du psychisme ordinaire pour s’unir à Dieu.
Le verset d’Hébreux est lu comme une opération intérieure du Verbe divin, qui tranche en nous pour nous permettre de naître à notre essence spirituelle.
Cette "séparation" est en vue d'une union supérieure : quand l’âme est purifiée de ses attaches, l’esprit peut devenir un avec Dieu.
3. 🕊️ Mystique chrétienne moderne (ex. Watchman Nee, Écoles évangéliques mystiques) Ces courants affirment souvent une vision trichotomique : esprit, âme, corps.
L’esprit est la partie de l’homme régénérée par la nouvelle naissance (Jean 3), là où habite l’Esprit Saint.
L’âme (intelligence, volonté, émotion) doit être soumise à l’esprit.
Hébreux 4:12 est vu comme la clée du discernement spirituel : seule la Parole peut discerner ce qui vient du moi (âme) et ce qui est de Dieu (esprit).
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et reliés a la dimension universelle chez les autres mystiques : nombreuses demeures ...
--//Voici une exploration comparative entre les citations mystiques bibliques (Ancien et Nouveau Testament) et des enseignements comparables dans d’autres traditions religieuses majeures, en particulier asiatiques (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, soufisme islamique, etc.). Nous allons explorer les thèmes suivants :
🌟 I. L’Homme comme image ou reflet du Divin ✝️ Genèse 1:26 « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance... »
🕉️ Upanishads (hindouisme) « Tat Tvam Asi » – « Tu es Cela » (Chandogya Upanishad 6.8.7) L'âtman (âme individuelle) est identique au Brahman (l’Absolu).
☸️ Mahayana (Bouddhisme) « Tous les êtres possèdent la nature de Bouddha » (Sutra du Nirvana, Tathagatagarbha) Chaque être contient la graine éveillée, reflet de l’Absolu.
☯️ Taoïsme – Tao Te King « Le Tao est présent en toute chose, mais il ne se montre pas. » L’homme sage s’aligne avec le Tao, ce principe divin impersonnel.
🌬️ II. Le Souffle divin ou l’Esprit en l’homme ✝️ Genèse 2:7 « Dieu souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. »
🕉️ Prâna et Souffle de Vie (hindouisme) « Le souffle (prāṇa) est la vie, le souffle est Brahman. » (Brihadaranyaka Upanishad IV.1)
🕌 Soufisme (islam mystique) « Dieu a insufflé en l’homme de Son esprit. » (Coran 15:29) L'homme contient le souffle d'origine divine, à purifier et faire rayonner.
💫 III. "Vous êtes des dieux" – Divinisation ou nature divine ✝️ Psaume 82:6 / Jean 10:34 « Vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très-Haut. » « Si elle appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée... »
🕉️ Bhagavad Gîtâ (hindouisme) « Celui qui me voit en tout et tout en moi ne se perd jamais. » (Gîtâ 6:30) L’être réalisé ne fait plus de séparation entre soi et Dieu.
☸️ Bouddhisme Mahayana « Les êtres sensibles sont, en vérité, non distincts du Bouddha. » (Avatamsaka Sutra)
🕌 Soufisme « Celui qui se connaît, connaît son Seigneur. » (Hadith spirituel) L’homme éveillé se reconnaît comme miroir du Divin, sans confusion d’identité.
🕊️ IV. Unité Mystique – Être Un avec Dieu ✝️ Jean 17:21 « Qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi… »
🕉️ Advaita Vedânta (hindouisme non-dualiste) « Brahman est Un sans second. » L’homme éveillé réalise qu’il est non-séparé de l’Absolu.
🕌 Ibn Arabi (soufisme) « Il n’y a qu’un Être : Dieu seul est réel, le reste est reflet. » L’union mystique ne détruit pas l’individualité, mais la transfigure.
🌿 V. La Présence intérieure de Dieu ✝️ Psaume 139:7 « Où irais-je loin de ton Esprit ? [...] Tu m’entoures par derrière et par devant. »
🕉️ Upanishads « Brahman est plus subtil que le plus subtil, plus grand que le plus grand. Il est dans le cœur de toutes choses. » (Katha Upanishad II.20)
☸️ Bouddhisme zen « Cherche en toi-même, et tu trouveras que tu es déjà ce que tu cherches. »
🧭 Synthèse comparée Thème Bible (AT/NT) Hindouisme / Upanishads Bouddhisme Mahayana Soufisme / Islam mystique Image divine Gen 1:26 Tat Tvam Asi – « Tu es Cela » Nature de Bouddha Connaissance de soi = Dieu Souffle de Dieu Gen 2:7 Prāṇa = Vie divine Respiration méditative Dieu insuffle Son esprit Divinisation Ps 82:6 / Jn 10:34 Âtman = Brahman Tous sont Bouddhas en essence Wahdat al-Wujud (Unicité de l’être) Union mystique Jean 17:21 Non-dualité Éveil de la nature universelle Anéantissement en Dieu (fana) Présence intérieure Psaume 139 Brahman dans le cœur Bouddha intérieur Dieu plus proche que la veine jugulaire (Coran)
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https://emcitv.com/page/texte/versets-importants-83130.html
et citations mystiques du nouveau testament et https://citationsbibliques.org/
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l’unité entre l’homme et Dieu est possible, et elle est déjà à l’œuvre.
✨ Fondements spirituels Nous prenons appui sur des paroles fondatrices, qui révèlent l'essence divine présente en l'homme :
« Vous êtes des dieux » (Jean 10:34 / Psaume 82:6)
« Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi » (Jean 17:21)
« Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Galates 2:20)
« Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu » (1 Jean 4:16)
« Vous êtes le temple de l’Esprit » (1 Corinthiens 6:19)
« La Parole de Dieu… pénètre jusqu’à séparer âme et esprit » (Hébreux 4:12)
Ces versets ne sont pas des dogmes figés : ils sont des clefs, des invitations, des seuils de transfiguration.
🕊️ vision Réconcilier l’intérieur et l’extérieur. L’humain et le divin. L’intime et le collectif.
Nous croyons que la transformation du monde commence par la transfiguration de l’être humain.
œuvrons pour un réveil des consciences, une culture de l’unité, et une société guidée par la sagesse et l’amour.
Nous affirmons le Verbe — vivant dans chaque être humain — .
🛤️ Axes d’action Spiritualité vivante Méditation, étude des textes sacrés, pratiques de transmutation intérieure, cercle d’élévation.
Culture et éducation consciente
parole libre, redécouverte des traditions mystiques, mise en lumière des convergences entre sagesses du monde.
Unité des traditions spirituelles
Pas vraiment dans la mouvance du Dialogue interreligieux, mais des ponts entre les mystiques du christianisme, du soufisme, du bouddhisme, de l’hindouisme et du taoïsme dans un esprit, notamment ni confusion ni unité mais différences et vers des ponts d'unité , à préciser .
🔥 Pourquoi maintenant ? Parce qu il y a une temporalité particulière , -parce que si vous ne parlez pas, les pierres crieront -parce que c'est chrétien etc.
Le cercle est libre, non sectaire, enraciné dans la tradition mais tourné vers l’émergence d’un être humain nouveau, un "humano-divin", appelé à co-créer avec la Source.
« L’Esprit souffle où il veut… » (Jean 3:8). Isaie : Voici, je fais toutes choses nouvelles .
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📌 Qu’est-ce que le christianisme mystique ? Le christianisme mystique est la voie intérieure et expérimentale de la relation à Dieu. Il ne se contente pas de croyances ou de rites extérieurs, mais vise : une transformation du cœur, une union vivante avec le Christ, une pénétration progressive du mystère divin par la grâce, l’amour et l’abandon. « Ce n’est pas moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Galates 2,20) — un verset fondamental du mysticisme chrétien. 🧭 Fondements du christianisme intérieur : Dieu est immanent : Il réside dans l’âme. L’être humain est appelé à une divinisation progressive (cf. les Pères grecs). La prière devient une expérience pas une simple récitation. Le chemin passe par des étapes : purification, illumination, union. 🧙♀️ 2. Les grands axes de cette voie 🔹 a) La purification Il s’agit d’une mise à nu de l’ego, une mort à soi-même. Cela passe par des dépassements du ‘’mental identifié ‘’ , le dépouillement. 🔹 b) L’illumination L’âme commence à percevoir la lumière divine, à goûter une paix intérieure stable, et à vivre des expériences profondes de présence divine. 🔹 c) L’union C’est la mystique de l’unité, parfois décrite comme un mariage spirituel. L’âme s’unit intimement au Christ, à la manière d’une épousée.
⛪ 3. dans le catholicisme : figures et traditions
le mysticisme chrétien au sein de l’Église catholique, souvent dans une position discrète, voire soupçonnée .
🕊️ a) Les Pères du désert (IVe-Ve siècles) Moines d’Égypte, de Syrie, qui cherchent Dieu dans le silence. Évagre le Pontique, Macaire d’Égypte, Jean Cassien. Leurs pratiques (prière du cœur, sobriété, contemplation) sont à l’origine de la spiritualité monastique.
b) Le Moyen Âge : le feu mystique
Maître Eckhart (1260-1328) – Philosophe dominicain : prêche une "naissance de Dieu dans l’âme". Jean Tauler, Henri Suso (Rhénans) – Développement du « Dieu intérieur ». Julienne de Norwich, Marguerite Porète (auteure du Miroir des âmes simples) – Poussée vers l’union, parfois au-delà des dogmes. 👉 Ces figures parlent d’une présence de Dieu dans l’âme, d’une voie de l’amour, souvent en tension avec le dogmatisme ecclésial.
🔥 c) L’âge baroque et la France mystique Thérèse d’Avila et Jean de la Croix (XVIe siècle, Espagne) – Réforme du Carmel, voies intérieures très profondes. Mystique nuptiale. François de Sales, Fénelon – Mystique de l’abandon, du pur amour.
🌱 4. Une vie intérieure, cachée mais agissante Le christianisme mystique n’a jamais fondé d’institution, car il est fondamentalement intérieur, invisible, vivant dans les âmes. Il se réveille à travers les âges, souvent en temps de crise. Il nourrit les grands réveils spirituels, les intuitions mystiques, les réformateurs, les poètes, les saints silencieux.
Il s’exprime aujourd’hui dans des relectures vivantes des Évangiles, dans le dialogue avec d’autres traditions (non-dualité, soufisme, bouddhisme), et dans des formes de méditation chrétienne renouvelées. Maître Eckhart : « L’œil par lequel je vois Dieu est l’œil par lequel Dieu me voit. »
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série de citations des évangliles autour des idées suivantes : soyez Un comme je suis Un avec le Père , Vous etes des Dieux; chemin de sainteté ; chemin humano-divin.
-Tout ce qui va avec humano-divin, parfaitement homme parfaitement Dieu etc.
Le commandement nouveau « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. COMME je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » — Jean 13:34
Réflexion mystique sur
« Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »
— Jean 14:6
🔄 3. Unité avec le Père – « Soyez un comme je suis un avec le Père »
Le thème de l’unité spirituelle entre Jésus, Dieu, et les disciples est fondamental dans sa prière dite « sacerdotale ».
« Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi ; qu’eux aussi soient en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. »
— Jean 17:21
« Moi en eux, et toi en moi — qu’ils soient parfaitement un, et que le monde sache que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »
— Jean 17:23
🌟 4. L’union divine intérieure – présence du Christ en l’homme
« En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous. »— Jean 14:20
« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. »— Jean 14:23
🕯️ 5. La lumière et la vérité
Jésus se définit aussi comme lumière du monde, révélant le vrai chemin :
« Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »— Jean 8:12
« Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »— Jean 8:31-32
🍞 6. Le pain de vie – Nourriture spirituelle
« Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »— Jean 6:35
🐑 7. Le bon berger – Guide intérieur
« Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. »— Jean 10:11
« Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. »
— Jean 10:27
🔥 8. Le Royaume en vous
« Le Royaume de Dieu ne vient pas de manière visible. On ne dira pas : ‘Il est ici’ ou ‘Il est là’. Car voici : le Royaume de Dieu est au-dedans de vous. »— Luc 17:20-21
📜 9. Autres passages Le sermon sur la montagne – attitude du cœur « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. »— Matthieu 5:8
« Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. »— Matthieu 5:48 &&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
ICI IDEM POUR L ANCIEN TESTAMENT
sélection de citations de l’Ancien Testament
💖 1. L’Amour de Dieu et l’Amour divin « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. »— Deutéronome 6:5 « Je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma bonté. »— Jérémie 31:3 « Le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi, un héros qui sauve ;Il fera de toi sa plus grande joie ;Il gardera le silence dans son amour ;Il aura pour toi des transports d’allégresse. »— Sophonie 3:17 🔥 2. L’Union mystique avec Dieu « Celui qui s’unit au Seigneur est avec lui un seul esprit. »(Préfiguré dans Genèse et repris dans la tradition mystique) « Moi, je serai leur Dieu, et eux seront mon peuple. Je mettrai ma Loi au-dedans d’eux, je l’écrirai dans leur cœur. »— Jérémie 31:33 « Comme un cerf soupire après l’eau vive, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu. Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant. »— Psaume 42:2-3
🌿 3. La Présence intérieure de Dieu « Ce n’est pas par la puissance ni par la force, mais par mon Esprit, dit le Seigneur. »— Zacharie 4:6 « Où irais-je loin de ton esprit, où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ;si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. »— Psaume 139:7-8 💫 4. La recherche de Dieu – langage du cœur « Tu chercheras le Seigneur ton Dieu, et tu le trouveras, si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme. »— Deutéronome 4:29 « Seigneur, tu m’as sondé et tu me connais… tu sais quand je me lève et quand je m’assois… Tu sais tout. »— Psaume 139:1-2
🌟 5. La Sagesse, la Lumière et la Connaissance divine
« La lampe du corps, c’est l’œil : si ton œil est clair, tout ton corps sera dans la lumière. »(Préfiguré en Proverbes 20:27 : « L’esprit de l’homme est une lampe de l’Éternel. ») « Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier. »— Psaume 119:105 🌻 6. L’appel à la transformation intérieure
« Je leur donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en eux un esprit nouveau ;j’ôterai de leur corps le cœur de pierre, et je leur donnerai un cœur de chair. »— Ézéchiel 11:19 « Crée en moi un cœur pur, ô Dieu, renouvelle en moi un esprit bien disposé. »— Psaume 51:12 « Homme, on t’a fait connaître ce qui est bien ; et ce que le Seigneur demande de toi,c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. »— Michée 6:8
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- analyse et différence s'il y a , entre christianisme originel, ( donc proche des évangiles ? ou d'une Expérience directe ? ) et en quoi les premiers dogmes seraient en contradiction, ou en quoi ils seraient différents ( ? plus frileux, peurs de l expérience directe ? dérives doctrinales ?)
christianisme originel (tel qu’on peut le percevoir à partir des textes et contextes les plus anciens) et le christianisme dogmatique naissant (à partir des premiers conciles). leurs points d’ancrage communs, leurs écarts, ainsi que les motivations profondes de la construction des dogmes.
🕊️ 1. Le christianisme originel : une expérience vivante Caractéristiques principales : Expérience directe de Dieu : par la rencontre intérieure avec le Christ ressuscité, dans l’Esprit. C’est une transformation existentielle et pas une adhésion à une idée.
Souplesse doctrinale : la diversité des récits (évangiles canoniques et apocryphes) montre une pluralité de voix et de compréhensions.
Communauté fraternelle : les premières Églises sont des lieux de partage, d’entraide, non hiérarchisées.
Spiritualité du cœur : centrée sur l’amour, le pardon, la métanoïa (conversion du regard), et l’écoute intérieure.
Langage symbolique : usage de paraboles, de métaphores, de mystères cachés révélés à ceux « qui ont des oreilles pour entendre ».
💬 « Le Royaume est en vous » (Luc 17,21) 💬 « L’Esprit souffle où il veut » (Jean 3,8) 💬 « Ce n’est plus moi qui vis, mais Christ qui vit en moi » (Gal 2,20)
📜 2. Les premiers dogmes : nécessité ou verrouillage ? À partir du IVe siècle, notamment avec les conciles de Nicée (325), Constantinople (381), Chalcédoine (451), on voit émerger :
Dogmes fondamentaux : La Trinité : Dieu est Père, Fils et Esprit Saint, consubstantiels.
L’incarnation : Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme, une seule personne en deux natures.
Le péché originel : hérité d’Adam, nécessitant la rédemption.
L’autorité de l’Église et du Magistère : gardienne de la vérité doctrinale.
Raisons historiques et politiques : Unifier la foi dans un empire divisé (Constantin).
Lutter contre les hérésies (arianisme, docétisme, gnosticisme).
Définir les "limites du vrai" pour éviter les dérives perçues comme dangereuses.
⚔️ 3. Points de tension et différences fondamentales Christianisme originel Christianisme dogmatique Expérience intérieure, mystique Définition extérieure, doctrinale Souplesse, diversité de voix Uniformité imposée par le dogme Communautés fluides, charismatiques Église hiérarchisée, centralisée Éveil du Christ en soi Culte au Christ comme figure extérieure Confiance dans l’Esprit intérieur Crainte de l’erreur, besoin de contrôle Lecture symbolique des Écritures Lecture historique-littérale, parfois juridico-sacramentelle Universalité du message d’amour Exclusion de certains courants "hérétiques"
✨ Les dogmes ne sont pas "faux" en soi, mais ils traduisent un durcissement, une objectivation de vérités qui étaient initialement vivantes, fluides, vécues.
😨 4. Pourquoi ce glissement ? Plusieurs causes possibles : Peur des divisions : sans doctrine commune, le risque d’éclatement semblait grand.
Peur de la subjectivité : l’expérience intérieure peut conduire à des visions opposées. L’Église voulait fixer une base stable.
Peur des courants gnostiques : très présents, souvent ésotériques, certains prônant un salut élitiste ou une dévalorisation de la matière.
Alliances politiques : l’Empire avait besoin d’un christianisme solide, unificateur, donc normatif.
Rejet du féminin sacré et du corps : des voix mystiques proches du "féminin" (comme Marie-Madeleine, Marguerite Porète plus tard) ont souvent été marginalisées ou supprimées.
🔄 5. Incompatibles ou complémentaires ? Il serait réducteur d’opposer radicalement les deux. Certains dogmes ont une fonction de protection : ils empêchent, par exemple, de réduire Jésus à un simple prophète ou de diviniser des élans émotionnels sans discernement.
Mais, à l’inverse :
Lorsque le dogme remplace l’expérience, il devient un mur.
Lorsque l’Église prétend médiatiser obligatoirement la relation à Dieu, elle étouffe l’Esprit.
Le christianisme originel pourrait être vu comme l’âme mystique, tandis que le dogme est le squelette structurel. Quand l’un veut exclure l’autre, la vie meurt.
🌱 6. Vers une synthèse ? Beaucoup de penseurs, mystiques, théologiens contemporains plaident pour :
Un retour au souffle originel : liberté dans l’Esprit, amour universel.
Une lecture symbolique des dogmes : non pour les nier, mais pour en retrouver la valeur intérieure vivante.
Un christianisme non plus imposé, mais inspiré.
Une redécouverte de la dimension transformatrice du Christ : moins un objet de culte que le modèle d’un éveil de conscience.
✨ Conclusion Le christianisme originel est un fleuve de vie. Les dogmes, s’ils ne deviennent pas des digues rigides, peuvent en être des ponts ou des balises.
Mais lorsque l’expérience vivante est remplacée par la croyance imposée, le feu de l’Esprit s’éteint, et ce n’est plus l’Évangile, mais une caricature du Royaume.
❝ L’Esprit de Dieu n’est pas prisonnier de nos formules. Il souffle où il veut, et souvent en dehors de nos murs. ❞
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les meme type de citations cette fois dans le reste du nouveau testament dont les Lettres des apotres et l apocalypse
💖 L’Amour comme essence divine
📖 1 Jean 4:16
« Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. »
Cette déclaration souligne que l’amour n’est pas seulement une qualité divine, mais l’essence même de Dieu. Vivre dans l’amour, c’est vivre en Dieu.
📖 1 Corinthiens 13:2
« Si j’ai le don de prophétie, la compréhension de tous les mystères et toute la connaissance, si j’ai même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, mais que je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. »
L’apôtre Paul insiste sur la primauté de l’amour sur tous les autres dons spirituels, affirmant que sans amour, même les plus grands dons sont vains.
🕊️ Unité mystique avec Dieu et entre les croyants
📖 1 Corinthiens 12:13
« Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. »
Ce verset évoque l’unité des croyants en Christ, formant un seul corps animé par un seul Esprit.
📖 Éphésiens 4:4-6
« Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. »
🌟 Divinisation et transformation spirituelle
📖 2 Pierre 1:4
« Par elles, il nous a donné les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. »
Ce passage parle de la participation des croyants à la nature divine, une transformation spirituelle profonde. 📖 1 Jean 3:2 « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsqu’il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. » Jean exprime l’espérance de devenir semblables à Dieu, une vision de la divinisation future des croyants. 🔥 Présence intérieure de Dieu 📖 Romains 8:9 « Pour vous, vous n’êtes pas dans la chair, mais dans l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. » Paul affirme que l’Esprit de Dieu habite en les croyants, les transformant de l’intérieur. 📖 Galates 2:20 « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. » Ce verset exprime l’identification profonde de Paul avec Christ, au point que c’est Christ qui vit en lui.
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&& La phrase « Vous êtes des dieux » (ou une formulation proche) se trouve dans le Psaume 82, et elle est également citée par Jésus dans l’Évangile selon Jean. 📖 1. Ancien Testament – Psaume 82:6 « J’avais dit : Vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très-Haut. » (Psaume 82:6 – ) 👉 Ce passage a été interprété mystiquement par certains commentateurs (notamment ésotériques, kabbalistiques ou chrétiens mystiques) comme une affirmation de la filiation divine de l’homme : un être créé à l’image de Dieu, contenant une étincelle divine. 📖 2. Nouveau Testament – Jean 10:34-36 « Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : “J’ai dit : Vous êtes des dieux” ?
✨ Interprétation mystique
Ces versets ont souvent été utilisés dans une optique mystique ou ésotérique chrétienne pour affirmer :
Que l’homme contient une dimension divine intérieure.
Que la divinisation de l’homme (théosis, dans la tradition orthodoxe) est le but du chemin spirituel.
Que l’identité spirituelle profonde de l’humain est "en Dieu", voire "divine", non pas par nature propre, mais par participation.
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✨ Le christianisme originel : avant les dogmes, avant l’institution
1. Un mouvement vivant, pas une religion constituée
Le christianisme, à son origine, n’est pas une religion au sens institutionnel. Il naît dans le sillage d’un homme inspiré, Jésus de Nazareth, dont l’enseignement et la vie sont perçus comme révélateurs du Divin.
Ce n’est pas d’abord une doctrine, ni une morale, ni une institution — mais une expérience spirituelle collective. Une ouverture du cœur, un souffle d’Esprit, une bonne nouvelle (eu-aggelion) : le Royaume de Dieu est proche, au-dedans de vous (Luc 17,21).
Ce christianisme originel, c’est : Une rencontre transformatrice avec un mystique juif charismatique.
La foi dans une Présence vivante, celle du Christ ressuscité dans l’Esprit.
Une communauté de personnes touchées, unies par l’amour et la joie.
Une vie orientée vers la transfiguration intérieure, dans l’attente du Royaume.
2. L’Esprit avant les dogmes Dans les premières communautés : Il n’y a pas encore de dogme trinitaire, ni de définition officielle de la nature du Christ.
Il n’y a pas de hiérarchie cléricale, ni de structure sacramentelle figée.
Il n’y a pas encore « l’Église » comme pouvoir : seulement des assemblées (ecclesia) de croyants.
L’unique centre est la présence du Ressuscité perçue en esprit et en vérité.
On y lit :
« Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. » (Matthieu 18,20)
Et encore :
« Vous avez reçu l'onction du Saint et vous connaissez toutes choses… L'Esprit vous enseignera tout. » (1 Jean 2,20-27)
👉 Le christianisme originel est donc pneumatique : tout repose sur l’Esprit Saint, vécu directement, sans intermédiaire.
3. Des apôtres mystiques, des enseignements ésotériques Certains textes du Nouveau Testament (notamment l’évangile de Jean, les lettres de Paul, l’Apocalypse, ou les écrits dits apocryphes comme Thomas, Philippe, Marie-Madeleine) montrent un christianisme mystique, intérieur, souvent symbolique.
Exemples : Paul dit :
« Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Galates 2,20)
L’évangile de Thomas enseigne :
« Le Royaume est à l’intérieur de vous, et autour de vous. »
Ces paroles ne décrivent pas une nouvelle religion, mais une transmutation intérieure, une naissance dans l’Esprit.
4. Une fraternité, une vie simple, une Église sans pouvoir Les premières communautés chrétiennes vivent :
En partage des biens (Actes 2,44-47),
En prière et écoute mutuelle,
Dans l’attente joyeuse d’un monde transformé.
Elles accueillent les pauvres, les malades, les exclus — sans esprit de conquête, ni dogme imposé.
Le repas partagé (eucharistie) est un geste de fraternité, non un rituel sacré codifié.
✨ Le mot-clé est koinonia : communion vivante, lien de cœur.
5. Avant la fracture : les débuts d’une tension Très tôt pourtant, dès la fin du Ier siècle, des divergences apparaissent :
Certaines communautés gardent un esprit juif, centré sur la Torah.
D’autres, pauliniennes, insistent sur la liberté dans l’Esprit.
Les tensions croissent entre vision intérieure mystique et encadrement doctrinal extérieur.
Au fil des siècles, notamment dès le IVe siècle avec Constantin :
Le christianisme devient religion d’État,
On codifie les dogmes (Conciles),
On institue une hiérarchie cléricale et patriarcale,
Et l’on exclut les formes de foi jugées trop intérieures, libres, féminines, gnostiques.
Ainsi, le christianisme originel est englouti, partiellement, dans la forme dogmatique et impériale. Mais il survit en profondeur, à travers les mystiques, les hérésies, les anonymes, les silencieux.
6. ✨ Héritiers du christianisme originel Les mystiques (Maître Eckhart, Julienne de Norwich, Jean de la Croix, Porète) : retour à l’union vivante avec Dieu.
Les gnostiques chrétiens (évangile de Thomas, Pistis Sophia) : Dieu comme lumière intérieure.
Les spirituels libres (bégards, béguines, quakers, unitariens, etc.)
Certains courants ésotériques chrétiens (rose-croix spirituels, anthroposophes chrétiens)
Et aujourd’hui : ceux qui redécouvrent la voie christique intérieure, non dogmatique, ancrée dans l’amour.
✨ Conclusion : un feu sous la cendre Le christianisme originel, loin d’être une simple phase historique, est un archétype vivant :
Celui d’un chemin du cœur,
D’une naissance à soi dans le Christ,
D’un lien direct à l’Esprit,
D’un amour agissant, humble, fraternel.
Ce christianisme-là ne s’oppose pas forcément à l’Église visible, mais il la précède et parfois la dépasse.
C’est une source intérieure, un feu de l’aube, toujours disponible, pour ceux et celles qui veulent vivre Dieu plus que croire en Lui.
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Vous avez dit : dans la continuité fais moi une analyse et différence s'il y a , entre christianisme originel, ( donc proche des évangiles ? ou d'une Expérience directe ? ) et en quoi les premiers dogmes seraient en contradiction, ou en quoi ils seraient différents ( ? plus frileux, peurs de l expérience directe ? dérives doctrinales ?)
ChatGPT a dit :
Excellente question, à la croisée de l’histoire, de la théologie et de la spiritualité. Voici une analyse comparative entre le christianisme originel (tel qu’on peut le percevoir à partir des textes et contextes les plus anciens) et le christianisme dogmatique naissant (à partir des premiers conciles). On abordera à la fois leurs points d’ancrage communs, leurs écarts, ainsi que les motivations profondes de la construction des dogmes.
🕊️ 1. Le christianisme originel : une expérience vivante Caractéristiques principales : Expérience directe de Dieu : par la rencontre intérieure avec le Christ ressuscité, dans l’Esprit. C’est une transformation existentielle et pas une adhésion à une idée.
Souplesse doctrinale : la diversité des récits (évangiles canoniques et apocryphes) montre une pluralité de voix et de compréhensions.
Communauté fraternelle : les premières Églises sont des lieux de partage, d’entraide, non hiérarchisées.
Spiritualité du cœur : centrée sur l’amour, le pardon, la métanoïa (conversion du regard), et l’écoute intérieure.
Langage symbolique : usage de paraboles, de métaphores, de mystères cachés révélés à ceux « qui ont des oreilles pour entendre ».
💬 « Le Royaume est en vous » (Luc 17,21) 💬 « L’Esprit souffle où il veut » (Jean 3,8) 💬 « Ce n’est plus moi qui vis, mais Christ qui vit en moi » (Gal 2,20)
📜 2. Les premiers dogmes : nécessité ou verrouillage ? À partir du IVe siècle, notamment avec les conciles de Nicée (325), Constantinople (381), Chalcédoine (451), on voit émerger :
Dogmes fondamentaux : La Trinité : Dieu est Père, Fils et Esprit Saint, consubstantiels.
L’incarnation : Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme, une seule personne en deux natures.
Le péché originel : hérité d’Adam, nécessitant la rédemption.
L’autorité de l’Église et du Magistère : gardienne de la vérité doctrinale.
Raisons historiques et politiques : Unifier la foi dans un empire divisé (Constantin).
Lutter contre les hérésies (arianisme, docétisme, gnosticisme).
Définir les "limites du vrai" pour éviter les dérives perçues comme dangereuses.
⚔️ 3. Points de tension et différences fondamentales Christianisme originel Christianisme dogmatique Expérience intérieure, mystique Définition extérieure, doctrinale Souplesse, diversité de voix Uniformité imposée par le dogme Communautés fluides, charismatiques Église hiérarchisée, centralisée Éveil du Christ en soi Culte au Christ comme figure extérieure Confiance dans l’Esprit intérieur Crainte de l’erreur, besoin de contrôle Lecture symbolique des Écritures Lecture historique-littérale, parfois juridico-sacramentelle Universalité du message d’amour Exclusion de certains courants "hérétiques"
✨ Les dogmes ne sont pas "faux" en soi, mais ils traduisent un durcissement, une objectivation de vérités qui étaient initialement vivantes, fluides, vécues.
😨 4. Pourquoi ce glissement ? Plusieurs causes possibles : Peur des divisions : sans doctrine commune, le risque d’éclatement semblait grand.
Peur de la subjectivité : l’expérience intérieure peut conduire à des visions opposées. L’Église voulait fixer une base stable.
Peur des courants gnostiques : très présents, souvent ésotériques, certains prônant un salut élitiste ou une dévalorisation de la matière.
Alliances politiques : l’Empire avait besoin d’un christianisme solide, unificateur, donc normatif.
Rejet du féminin sacré et du corps : des voix mystiques proches du "féminin" (comme Marie-Madeleine, Marguerite Porète plus tard) ont souvent été marginalisées ou supprimées.
🔄 5. Incompatibles ou complémentaires ? Il serait réducteur d’opposer radicalement les deux. Certains dogmes ont une fonction de protection : ils empêchent, par exemple, de réduire Jésus à un simple prophète ou de diviniser des élans émotionnels sans discernement.
Mais, à l’inverse :
Lorsque le dogme remplace l’expérience, il devient un mur.
Lorsque l’Église prétend médiatiser obligatoirement la relation à Dieu, elle étouffe l’Esprit.
Le christianisme originel pourrait être vu comme l’âme mystique, tandis que le dogme est le squelette structurel. Quand l’un veut exclure l’autre, la vie meurt.
🌱 6. Vers une synthèse ? Beaucoup de penseurs, mystiques, théologiens contemporains plaident pour :
Un retour au souffle originel : liberté dans l’Esprit, amour universel.
Une lecture symbolique des dogmes : non pour les nier, mais pour en retrouver la valeur intérieure vivante.
Un christianisme non plus imposé, mais inspiré.
Une redécouverte de la dimension transformatrice du Christ : moins un objet de culte que le modèle d’un éveil de conscience.
✨ Conclusion Le christianisme originel est un fleuve de vie. Les dogmes, s’ils ne deviennent pas des digues rigides, peuvent en être des ponts ou des balises.
Mais lorsque l’expérience vivante est remplacée par la croyance imposée, le feu de l’Esprit s’éteint, et ce n’est plus l’Évangile, mais une caricature du Royaume.
❝ L’Esprit de Dieu n’est pas prisonnier de nos formules. Il souffle où il veut, et souvent en dehors de nos murs. ❞
Souhaites-tu que je développe ensuite comment certains mystiques (Eckhart, Porète, Jean de la Croix, etc.) ont tenté de vivre la foi hors des carcans, ou comment cela peut se traduire aujourd’hui dans un chemin spirituel post-dogmatique mais fidèle au cœur du message christique ?
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-en un développe ceci : Julienne de Norwich, Marguerite Porète (auteure du Miroir des âmes simples) – Poussée vers l’union, parfois au-delà des dogmes. notamment sur parfois au dela des dogmes, et en deux fais y a t il un lien , ou pas, développe, entre ce christianisme intérieur,mystique, et ce que l'on appelle christianisme originel ou primitif ?? , a défaut développe ce theme
ChatGPT a dit :
Voici une double réponse approfondie à tes deux demandes, qui touchent au cœur de la spiritualité chrétienne profonde : d’abord à propos de Julienne de Norwich et Marguerite Porète, et ensuite sur le lien entre christianisme mystique intérieur et le christianisme originel ou primitif.
🔥 1. Julienne de Norwich & Marguerite Porète : une mystique poussée "au-delà des dogmes" ? ✨ Julienne de Norwich (1342 – vers 1416) Religieuse recluse anglaise, elle reçoit à 30 ans de nombreuses révélations (les Showings of Divine Love). Dans sa cellule, elle médite et transcrit une vision intime et infiniment aimante de Dieu.
💡 Sa vision Dieu est tendre, miséricordieux, plus mère que juge.
Elle ose dire : « Dieu est notre Mère », parlant de la maternité du Christ.
Elle affirme que tout finira bien, ce qui semble parfois contredire le dogme de la damnation éternelle :
« All shall be well, and all shall be well, and all manner of thing shall be well. »
⚖️ Au-delà des dogmes ? Julienne ne rejette pas les dogmes, mais les traverse dans une compréhension expérientielle.
Elle ose une théologie affective et intérieure, dans un langage très libre.
Sa vision dépasse le cadre juridique ou pénitentiel du salut : Dieu est Amour, et rien d’autre.
✨ Marguerite Porète (†1310) – Le Miroir des âmes simples Une béguine française, mystique solitaire, condamnée et brûlée vive pour hérésie. Son livre, Le Miroir des âmes simples et anéanties, a pourtant marqué toute la mystique européenne.
💡 Son enseignement Elle décrit l’âme qui, par l’amour, entre en union totale avec Dieu.
Cette âme "anéantie" (au sens d'abandonnée entièrement à Dieu) n’a plus de volonté propre : elle agit par Dieu en elle.
Elle parle d’une liberté absolue dans l’amour, où l’âme n’a plus besoin de pratiques religieuses parce qu’elle est déjà unie à l’Amour même.
⚖️ Au-delà des dogmes ? Oui, ici le dépassement est plus radical. Elle écrit que :
« L’âme unie ne se soucie plus de la vertu ni du mérite : elle aime. »
Pour les théologiens de son temps, c'était du quiétisme hérétique. On lui reproche de dire que l’âme n’a plus besoin de l’Église, ni des sacrements, une fois parvenue à cette union.
⚠️ Ce n’est pas un rejet du Christ ni de Dieu, mais du système religieux extérieur, quand il devient un obstacle à l’amour pur.
✨ Synthèse : dépasser les dogmes ? Ces mystiques ne rejettent pas Dieu ni le Christ, mais poussent au-delà des formes :
Elles vivent une intimité radicale avec Dieu, sans médiation.
Elles placent l’expérience intérieure au-dessus des cadres institutionnels.
Cela les rend sublimes mais dangereuses aux yeux de l’Église.
Elles sont les prémices d’un christianisme libre, intérieur, souvent féminin, centré sur l’amour nu, le silence, la grâce, l’union.
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🌟 d) Les courants ésotériques chrétiens postérieurs Jakob Böhme (1575–1624), en Allemagne – Fonde une théosophie chrétienne intérieure, très symbolique. Louis-Claude de Saint-Martin – Représente la "voie du cœur", loin de l’Église visible. Karl von Eckartshausen – Appelle à rejoindre l’Église intérieure des élus, loin du ritualisme et des pouvoirs.