CHRIST - CHRISTIANISME - JESUS -ETC

De Wiki Conscience
Révision datée du 16 décembre 2022 à 20:55 par 31.36.105.168 (discussion)

--01-- UNE MAGNIFIQUE INTRODUCTION PERSONNELLE AU CHRIST

--02-- SIMONE PACOT

--03--TIRE DE SERGE PASTOR --


1-TIRE DE JOEL GOLDSMITH

- Chaque chose qui arrive vient comme le don de Dieu, et en fait arrive juste un tout petit peu avant que nous en ayons besoin, même avant que nous sachions que nous allons en avoir besoin.

2-TIRE DE SUYIN LAMOUR

-Mais là quelque chose de plus se passa. Je réalisai brusquement que tout ce qui m'entourait aussi, était conscience. Pas seulement moi ! Tout, y compris les objets, était, en essence, conscience. Ce fut un tel choc qu'il y eu une réaction immédiate dans mon corps : une énergie très puissante, semblant venir de l'intérieur, d'un « lieu » insondable dont j'ignorais jusqu'ici l'existence, se déversa en moi comme un raz-de-marée, en passant par mon cœur. C'était si intense que je me demandais si celui-ci allait tenir le coup. Comme si l'on venait d'ouvrir brutalement les vannes d'une source jusqu'ici retenue, cette énergie inonda tout mon être. Et ce courant, cette force, était cette même conscience que je voyais autour de moi. L'évidence s'imposa alors qu'en réalité, je n'étais pas « une » conscience en voyage, mais « La » Conscience universelle se manifestant à travers d'innombrables formes. Le sentiment d'un « moi » distinct vivant dans un monde extérieur à lui, s'effaça dans cette réalisation que tout était Un... L’illusion dans laquelle j’avais vécue jusqu'à ce jour, de croire être un corps matériel et un individu mortel, fut alors totalement dissoute. Il m'apparut clairement, dans un grand éclat de rire, que tout cela avait été de la nature d'un rêve. En vérité, j'étais d'essence immatérielle et éternelle. La mort de mon corps physique serait juste la fin d'un rêve, pas la fin de mon être. En tant que conscience, je ne pouvais ni être détruite, ni être blessée par aucune expérience. Il n'y avait jamais eu de début à la vie et il n'y aurait jamais de fin... Autour de moi, tout s’était mis à vibrer. Ce que je voyais était comme éclairé de l’intérieur. Ça pulsait, ça scintillait. La nuit était tombée, mais dans chaque zone d’ombre cette lumière irradiante était là. De multiples points minuscules brillaient, des filaments s’entrecroisaient en tous sens. Tout pétillait, vivait, les objets matériels ainsi que l’espace entre ces objets. La matière était en fait de l'énergie/conscience. La notion même de « matériel », de corps « solide », disparut totalement. Je ressentais un amour incommensurable émaner de cette lumière. Plus justement, cette lumière était l'Amour. L'essence de toute la création. Ce qui animait chaque atome, chaque particule de matière et chaque être vivant était l'Amour. Un Amour sans cause, sans condition, sans opposé. Cet Amour que nous cherchons depuis l'enfance dans le regard de nos parents, puis plus tard dans celui de nos partenaires. Cet Amour qui met fin à toute souffrance, à toute peur, à toute solitude, à toute question. Le refuge suprême et absolu, le giron en lequel nous nous sentons accueillis et aimés totalement tels que nous sommes. Je sus alors que la révélation de l'existence de cet Amour, comme la reconnaissance du fait que c'était mon essence-même, allait radicalement transformer ma vie. »

1- depuis l'espace du coeur, tout est savoureux.

Il y a pourtant en chacun de nous cette dimension, souvent méconnue : la profondeur. Cette dimension se vit quand l'attention part depuis le coeur. Il y a là une profondeur sans limite, un Royaume infini, celui de l'oeil de l'Amour. Et  c'est très concret, cela s'éprouve dans le corps.

Depuis là, tout est si beau ! Toute chose apparaît comme enveloppée de douceur, de lumière, de délicatesse, d'intimité... Il y a ce pétillement, cette saveur de délectation... Comme si tout était une friandise pour l'âme...

La beauté, la vraie, n'est pas ailleurs que dans l'oeil du coeur.

2-

Le terme « impersonnel » est bien mal compris. On y voit quelque chose de froid, détaché, inhumain. Alors peut-être devrait-on plutôt parler de « non personnel » ?

La conscience impersonnelle est tout sauf froide, c'est l'Amour même ! C'est simplement qu'il n'y a pas le filtre de l'importance personnelle. Pas un élément de l'expérience vécue qui soit plus important qu'un autre. Tout est au même niveau « d'importance » ; et par là-même, tout est aimé également d'un amour absolu, sans préférence, sans comparaison, sans échelle de valeur.


En poussant encore ma réflexion, j'en viens à nouveau au constat de l'effroyable erreur de perspective dans laquelle tombent la plupart des chercheurs spirituels : la croyance qu'il faut dissoudre l'ego pour vivre l'éveil. Qu'il faut lâcher le personnel pour connaître l'impersonnel. Que la « personne » doit disparaître. Croyance qui fait tourner le mental en rond dans son bocal : un « moi » qui tout à la fois aspire à sa dissolution et la redoute, et qui tente plein de stratégies pour disparaître et laisser la place au Soi. C'est non seulement impossible – l'ego n'a pas ce pouvoir - mais cela crée une nouvelle division, une profonde fracture intérieure.

Plus ça va, plus j'ai du mal à employer le terme d'éveil et même de Réalisation, car ces mots insinuent qu'il y aurait d'un côté l'éveil, la vraie vie, la vérité, la pure conscience et de l'autre le non-éveil, le rêve, l'illusion, l'ego... Ceci est vrai sans doute jusqu'à un certain point mais cela devient rapidement un écueil... et s'avère faux une fois que l'unité de toutes choses est reconnue.
Et que cela se vive sur le mode personnel ou sur le mode impersonnel s'avère désormais secondaire.
je peux dire que l'existence se déroule à présent en mode « personnel pas personnel » ! Quelle respiration, quelle détente dans cette inconcevable liberté de dire un oui joyeux à l'expérience de la limite, portée par la connaissance de ma nature illimitée !

3-L’observation, l’observateur et l’observé a voir un parallele avec ma TRINITE en mouvement ???

La conscience est de l’énergie intelligente et créatrice. Elle est conscience/énergie. Onde et particule. Perception pure et mouvement.

Elle est mouvement et perception du mouvement.

Manifestation et perception de la manifestation.

Perception et perception de la perception.


Pour s’expérimenter dans son êtreté, la conscience se condense, se densifie. Comme si elle se repliait sur elle-même. Jusqu’à ce qu’apparaisse le mouvement.

C’est comme si dans un océan en trois dimensions, sans limites et parfaitement calme mais vibrant d’êtreté, se produisaient de multiples vaguelettes. A l’infini. Le fait d’être se condense, et en se « sentant » être par le mouvement, la conscience passe de l’état de vacuité à l’état de « Je suis ». Elle n’est pas définie, elle n’est pas quelque chose. Mais la conscience d’elle-même apparaît.

Comme elle est onde et particule, ce « Je suis » prend une forme matérielle. Le monde manifesté est créé. C’est ce que les scientifiques appellent le big-bang. Pour que du sans-forme naissent des formes, il faut que quelqu’un ou quelque chose les perçoive. Il faut un observateur. C’est le rôle du « Je suis ».

C’est la première division de la conscience. Elle devient à la fois observation et observateur.

Dans la nature, les pierres ne sont pas conscientes d’être des pierres, les plantes d’être des plantes, les animaux d’être des animaux. La conscience à travers la nature se goûte en tant que forme et sensation, pas en tant qu’individu défini.

Alors elle se densifie encore, créant une nouvelle division, et apparaît l’humain. A travers lui, elle s’expérimente en tant qu’identité, personne.

Le bien et le mal existent seulement à ce niveau, et sont une résultante de l’illusion de la séparation.


Bien entendu, comme il n’y a pas de temps, tout ceci se produit simultanément. Nous sommes à la fois la conscience impersonnelle, la conscience divine et l’individu. L’observation, l’observateur et l’observé. L’ultime réalité englobe tout cela.

La conscience impersonnelle est la source de ce qui est dans le sens où elle est l’unique vérité, la vérité universelle, que nul ne peut contester, qui est vierge de toute représentation, de toute croyance : il y a quelque chose qui existe. Le fait d’être, le fait « qu’il y a quelque chose » est la seule certitude unanime et absolue.

[...]

La première densification de conscience crée le Soi, le « Je Suis », l’observateur. Il créé son double matériel et peut ainsi se voir dans le miroir de la perception. A travers l’homme, cette alchimie crée la Sainte Trinité, l’expérience existentielle.


L’humain, l’être qui se prend pour un individu et conscientise le monde par la pensée, ne peut pas ne pas exister. L’univers est rempli d’humains. Il est à la fois la condensation de conscience la plus forte, donc la plus éloignée de sa source, et le moyen le plus abouti de la conscience pour se goûter dans son êtreté. Il est celui qui pose la question de l’Etre, qui en fait le constat.


J’ai le sentiment d’avoir remis Dieu à sa place, et j’en ressens un grand soulagement. J’ai découvert Dieu il y a treize ans. J’étais athée auparavant, par mon éducation. L’athéisme, qui me semblait être la triste vérité, me rendait profondément dépressive. Je n’avais aucune joie à parcourir une vie dénuée de sens. Quand j’ai eu la révélation que l’univers était une entité consciente et bienveillante, je me suis identifiée à lui, au Père-Mère créateur, comme à un personnage. J’ai vu que j’étais lui et j’ai cru que c’était ma nature ultime.


Depuis lors, quand je priais Dieu, je lui parlais comme à un être. Non comme à un potentiel. Je croyais parler directement à la source de la conscience. Je me trompais. Je m’adressais à un intermédiaire. Je m’adressais à la dimension « Je suis » de l’univers. A l’observateur, à qui je prêtais une intention, une volonté. Et non à l’océan d’énergie originel au niveau duquel il n’y a pas de « Je », donc aucune volonté particulière, aucun plan, et où tout est possible. Et qui est le véritable Dieu.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

SIMONE PACOT

-Simone Pacot a mis en lumière cinq Lois de vie en articulant les grands repères des sciences humaines et ceux qui sont révélés dans la Bible. Cheminer avec ces Lois de Vie permet de sortir de l’isolement et de l’enfermement comme de l’immobilisme, « je dois m’en sortir tout seul », « j’attends que Dieu agisse ». Son Souffle, l’Esprit Saint, se joint à notre souffle, pour nous guider vers la réelle beauté de notre être. Nous sommes appelés à nous déployer dans notre quotidien.


Bethasda propose à ceux qui le souhaitent

un chemin de vérité sur leur histoire

par l'évangélisation de leurs profondeurs





1) Sur ce chemin, des repères

      La Parole de Dieu: Elle redonne le sens, l'orientation. Elle invite à se mettre en route. Elle est nourriture
      La réalité de l'Incarnation: Le Christ, Parole de Dieu faite chair, a partagé notre condition humaine. La bonne nouvelle du salut s'adresse à notre être tout entier, dans la réalité de notre histoire, dans l'épaisseur de notre humanité.
      L'apport des sciences humaines: Il donne un éclairage sur le fonctionnement de notre psychisme pour mieux comprendre les racines de nos souffrances, de nos émotions, et les conséquences des blessures du passé sur notre présent.


2) Une certitude

Quelles que soient les difficultés de la vie et les blessures, nous pouvons accueillir la présence de Dieu au coeur de ce que nous vivons et être assurés qu'il y a une issue. La perspective est de permettre à l'Esprit Saint :

      - de vivifier notre humanité dans ses trois composantes (corps, psyché, esprit) -en nous enseignant comment les rétablir dans leur juste place et fonction,- sans séparation ni confusion des plans,
      - de nous aider à trouver une relation nouvelle avec nous-mêmes, avec l'autre, avec Dieu.

Le but est de contribuer à la restauration de la personne dans son identité et son unité afin qu'elle assume mieux sa condition de fils ou fille de Dieu et découvre le sens de sa vie.


3) Amour et vérité se rencontrent

 La Parole de Dieu, la vie du Christ, la force de l'Esprit, sont le fondement du chemin proposé.

Elles nous permettent de rencontrer la miséricorde de Dieu à travers notre propre vérité, de nous remettre fondamentalement en ordre, de retrouver nos désirs les plus authentiques et de les orienter vers la vie. Ce cheminement est vécu dans la grâce de Dieu. La part de l'être humain y est essentielle. C'est pourquoi chacun sera amené à:

      - prendre conscience de ses erreurs, de ses fausses routes,
      - les nommer,
      - y renoncer,
      - choisir de s'engager sur un chemin de vie

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

-03- TIRE DE SERGE PASTOR -


-Le Christ est-il une âme supérieure ayant pris possession du corps de Jésus, à un certain âge, ou était-il déjà cet être supérieur dès sa conception ?


Il y a toujours des énigmes autour des grands êtres, autour de ce qui paraît insondable. Qui était Jésus et qui est le Christ ?

Jésus était un initié de grande envergure que tu appelles Maître, mais chez nous, nous l’appelons le veilleur. Il était donc un veilleur de grande envergure pouvant augmenter à volonté la puissance de sa vibration, et ainsi s’adapter aux êtres qui pouvaient se servir de sa forme pour effectuer un service. Tout est dans la résonance vibratoire.


Lorsque l’on dit que Jésus fut adombré par le Christ, il s’agit d’imaginer deux énergies pouvant se rencontrer, vibrant avec la même intensité permettant l’osmose. De ce fait, il est juste de penser que Jésus était vraiment le Christ, jusque dans son âme, comme il est juste de penser, que Jésus n’était pas le Christ, que le Christ est une entité différente. Les deux théories sont justes, parce que lorsqu’un individu arrive à faire osmose, à ce point, avec une entité cosmique, c’est qu’il y a eu la révélation de la nature qui vibre en lui, soit une forme d’état Christique.

Il y a deux façons d’imaginer le Christ : par la religion, ou par certaines définitions d’occultisme, imaginer que c’est un initié très ancien, ayant acquis le maximum des initiations qu’offre la hiérarchie planétaire.

Ce que nous, nous nommons comme étant le Christ, c’est la substance de toute chose. Tout dépend donc de quel degré christique on parle. Il ne sert à rien de faire des guerres de religion ou entre groupements ésotériques ou occultistes parce que tout le monde a raison sans avoir vraiment raison.

C’est un peu comme deux amis qui regardent l’océan et observent avec des jumelles deux bateaux. Le premier dit : « Je vois un bateau blanc qui file vers l’ouest ». Son ami dit : « Mais non, mon bateau est rouge et il va vers l’est ». Et ainsi les deux amis finissent par se disputer parce que l’un voit une chose et l’autre en voit une autre, parce qu’ils n’ont pas les mêmes jumelles et ne regardent pas dans la même direction.

Alors on arrête, on s’aligne, on regarde tous dans le même télescope, ainsi il y aura une unité, on visera ensemble la même vérité. Cessez de parler de formes, parlez de la vérité. Tant que les sectes, les groupes et les religions s’amuseront à discuter sur les formes, les manifestations de la vérité, ils seront en désaccord. Lorsqu’uniquement le cœur de l’univers sera pris en compte, ce sera vraiment l’universalité de la conception, avant cela il n’y en aura pas.

Mais revenons à nos deux hommes regardant sur la surface des eaux. Lorsque vous me demandez qui est le christ, si vous avez des jumelles qui voient jusqu’à tel degré de la hiérarchie, ou de la manifestation, vous verrez un certain être, un certain personnage, une certaine fonction. Si vous regardez dans un autre coin de l’horizon spirituel, vous verrez une autre personne, une autre dimension, une autre fonction. Tout cela, est-ce la même entité ? Oui et non.

Oui, parce que dans la substance, depuis le point initial de la manifestation du Christ jusqu’à sa dernière manifestation à travers un homme, tel que Jésus, il est le même. Non, parce que si vous cherchez le Christ dans la personne de Jésus, vous ne le trouverez pas.

Tout dépend donc avec quel concept vous approchez les choses. Si vous regardez en Jésus la substance Christique vous la trouverez et à ce titre vous trouverez le Christ. Mais si vous voulez serrer la robe de Jésus en croyant serrer la robe du Christ, c’est faux, parce que vous vous placez dans la forme au lieu de vous placer dans l’esprit.

C’est lorsque vous vous placez dans l’esprit que toute chose devient accessible. Dès qu’il y a la forme, la chose n’est plus accessible. Elle est le témoignage, oui, donc un exemple à suivre, mais ce n’est pas la chose, et c’est là tout le problème de la déification et de toutes sortes de conceptions.

La déification, c’est donner une forme à ce qui n’en a pas, donner une forme à ce qui n’est qu’essence. Cela, s’est passé pour le Christ à cause de Jésus. Il y a longtemps que Jésus n’entend plus les prières des chrétiens, par contre, le Christ est toujours à l’écoute, son omniprésence le lui permet.

Qui pense envoyer sa prière à la conscience christique ? Pas grand monde. Par contre, ils sont nombreux à aller dans les endroits de pèlerinage, à allumer des cierges aux pieds de la statue du Christ, ou à vouloir toucher le Saint Suaire. Erreur.

Je voudrais faire entrer dans votre esprit la notion d’universalité, de l’omniprésence. Ou le Christ est partout, ou le Christ est nulle part. Ou il est en Jésus et aussi en Bouddha, ou il n’est nulle part. Vous ne pouvez pas donner de limite à ce qui n’en a pas. Courir après le Christ, après sa forme, c’est vous éloigner de l’endroit où il se trouve.

Comment concevons-nous le Christ ?

Pour nous, le Christ est la substance de toute chose à travers le système. Il est la substance même de la vie. Il y a, dans les enseignements, la formation d’une trinité, le Père, le Fils le Saint-Esprit. Le Père éjecte, propulse, extériorise la création. Le Fils s’y infiltre, l’anime, la conserve et la fait évoluer. Le Saint-Esprit, soit la force, l’intelligence, permet la concrétisation de cette évolution, la sanctification de l’évolution acquise.

Le Christ est donc le moteur, la dynamique de l’évolution et la substance de la vie. Mais, sans la consécration du St. Esprit, soit du feu cosmique, cette évolution ne peut être fixée. C’est-à-dire que, s’il n’y avait pas cette concrétisation par l’intervention du feu cosmique, l’individu serait perpétuellement sur une roue qui tourne, sur une roue d’évolution, sans jamais retrouver une nature, puisqu’il n’y aurait jamais l’introspection véritable, l’intégration véritable.

Cette trinité dont je viens de parler, il faut la voir placée à l’origine de toute chose. Puisque comme tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et que tout s’imbrique, la Trinité qui est en haut se retrouve aussi en bas, par l’intervention du roi du monde, celui qui est nommé dans la bible, comme étant celui qui n’est pas né et qui se présente sous l’aspect et la forme d’un éternel enfant. Celui dont il est dit, qu’il a l’éternelle jeunesse, puisque tel est son rôle, d’avoir la charge de l’évolution de la terre, a aussi la charge de représenter La Trinité sur le plan physique de la terre.

Pour qu’il y ait la vie, pour qu’il y ait le mouvement à l’intérieur de chaque chose, la présence est nécessaire. Vous pouvez aussi l’appeler conscience divine, substance divine, appelez cela comme vous voulez, du moment que vous arrivez à vous créer le déclic de cette omniprésence de La Trinité, de la divinité en toute chose.

Dès demain, lorsque vous verrez un tas de cailloux, demandez-vous quelle danse entretient tous ces atomes ? Par quelle force, soumis par quel ordre, il continue à constituer au travers des siècles ce morceau de rocher insignifiant que personne ne regarde. Quelle est la magie de la vie qui lui permet d’exister, de se perpétuer, d’être ce qu’il est ?

Et en perçant le secret de la nature, d’un rocher, d’une vague, vous comprendrez votre propre énigme : tout dépend avec quelles jumelles vous regardez la nature, avec quelles lunettes vous regardez le monde.

Alors vous allez me dire : quelles lunettes me proposes-tu, et quel regard dois-je avoir sur les choses ? Car il s’agit bien du regard à avoir sur les choses.

Ne cherchez aucun regard, aucune lunette. Ce n’est pas moi qui vais vous en donner une paire. Posez-vous, devant la chose et essayez de la pénétrer, de contacter la vibration de sa vie, essayez de sentir sa résonance. Lorsque vous aurez senti sa résonance, vous comprendrez le lien indestructible qui existe entre tous les plans de la création et de la nature. Vous comprendrez quel mal se fait l’homme à lui-même, quand il décide de mettre à bas toute une forêt pour construire des maisons, ou pour faire du papier qui va servir uniquement à des choses profanes.

Il ne vous est pas interdit d’utiliser les éléments de la nature, mais dans la mesure où il y a poursuite de leur manifestation, de leur évolution. Vous avez le droit d’abattre un arbre pour vous faire une maison, si vous respectez cette maison, si c’est le foyer où vous allez évoluer, où vous allez accueillir avec amour votre voisin, où vous allez amener vos amis pour qu’ils écoutent la parole, ou qu’ils découvrent leur divinité.

Mais, couper les arbres pour faire du profit en vendant la maison. Non. En allant dans les forêts, si vous étiez suffisamment sensibles, vous entendriez leurs chants et leurs cris, un peu comme ces petits agneaux qui sentent qu’on va les sacrifier.

Si vous allez vers l’arbre, la roche, l’animal, ou quoique ce soit de vivant, et que dans une relation d’âme à âme vous leur disiez : « J’ai besoin de ta matière, j’ai besoin de ton sacrifice, et dans le grand échange de la vie, reçois mon amour », ainsi, il n’y aurait aucune offense à la loi de la vie, et de l’échange de la vie. Car la vie est créée pour s’échanger. Il y a donc une certaine loi du sacrifice, sans que ce soit le sacrifice comme vous, vous l’imaginez. Simplement le don de la vie, animée de cette même impulsion lorsque Dieu a lancé la vie dans l’univers en disant : « Va, je te donne à la liberté ».

Si vous faites les choses dans ce même état d’esprit, vous entrez dans le mouvement de cette grande énergie, l’échange de la vie, et vous pouvez abattre tous les arbres du monde il n’y aura pas d’offense. Mais il faut, pour cela, considérer l’arbre comme une entité réelle, vibrante, vivante, ce que ne font pas les hommes.

Lorsque vous voulez tuer un animal pour vous en servir de nourriture, si vous courez après le canard en lui disant : « Attends que je t’attrape et que je te rôtisse », forcément le canard va trouver que c’est un assassinat, il va le vivre comme tel, et toutes les énergies qui l’animent vont aussi l’interpréter de cette manière, il y a rupture de l’harmonie, et il y a vraiment crime. Tandis que si vous vous approchez du canard en lui disant : « Substance qui t’anime, reprends ton vol vers le cosmos, j’ai besoin de ta forme pour vivre », ainsi il n’y a pas crime.

Il faut d’abord parler à la substance pour qu’elle se dégage de la forme et qu’elle vous fasse don de la sienne. Ainsi tout devient un fabuleux échange d’amour et l’homme ne pèche contre rien, car l’amour a pour principe de se donner envers et contre tout sacrifice. Ainsi, l’animal va se retirer sans que vous ayez besoin de sortir la pointe du couteau.

Il faudrait que l’homme vive de cette manière et non pas émotionnellement, je ne dois pas tuer, mais qu’il sache de quelle manière il peut prendre le don de la vie, de la forme et de la manifestation. Et ainsi il saura lui-même comment souffrir et ce qu’il est venu faire sur la terre, quel poste il a à remplir et de quelle manière il doit se sacrifier.

Si l’égoïsme existe dans la race humaine, c’est parce que les hommes ne connaissent pas la réalité de la vie, cette grande fontaine d’où jaillissent mille eaux, sans jamais s’arrêter. Lorsqu’une goutte a touché le sol, elle redescend dans la caverne et remonte comme un geyser. Mais l’homme n’accepte pas que cette fontaine soit libre pour tout le monde « C’est ma fontaine, j’y mets un robinet, moi j’ai besoin de cent litres par jour, au diable ceux qui ont soif ». C’est ainsi que tout se passe chez les hommes.

Alors faites sauter tous vos robinets. Lancez-vous dans ce grand élan d’échange qu’est la vie, et vous saurez davantage vivre les valeurs de la société, les valeurs d’échange tout à fait quotidiennes. Vous saurez où vous devez vous investir, comment, jusqu’à quel point, où donner, à qui demander, à qui reprendre. Et ainsi, la vie devient un grand jeu et non pas une série d’épreuves sinistres.