CHEMIN - Chemin Spirituel : Différence entre versions

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-SYNTHESE PERSO  :  la conscience prend conscience de la conscience, de sa manifestation de son origine, de son mouvement - le chemin  c'est selon les 5 elements moteurs : de l attention de la perception du ressenti ou amour et discernement des mélanges etc etc -
  
x- 1- chemin et  '''pratiques spirituelles''' et derives -
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1- 1- chemin et  '''pratiques spirituelles''' et derives -
  
 
Qu'appelons-nous exercices spirituels ?
 
Qu'appelons-nous exercices spirituels ?
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En notre conscience du Divin, nous avons la connaissance, nous avons l'Amour, et nous avons la Guidance.
 
En notre conscience du Divin, nous avons la connaissance, nous avons l'Amour, et nous avons la Guidance.
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2-1-CHEMIN  - PROCESSUS  INITIATIQUE  - 
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Le processus de l'initiation se résume en l'acquisition d'une maîtrise de l'attention.
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Là où est l'attention se trouve la conscience ; et ce qui devient conscient devient pour nous existant ; car ce dont nous sommes inconscients n'existe pas pour nous.
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Notre nature profonde est conscience, de ce fait là où est notre conscience notre nature profonde se trouve. On comprend dès lors pourquoi l'initiation est une discipline de l'attention.
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En maîtrisant mon attention, j'investis ma conscience ou je le désire ; et de par cet investissement j'acquiers la connaissance de ce vers quoi je dirige mon attention.
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Celui qui commence à s'intéresser aux choses de la spiritualité et de l'initiation, entend parler de toutes sortes de notions qui sont pour lui abstraites. Il entend parler de Dieu, de l'âme, de l'au-delà de l'immortalité, etc.
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Être initié veut dire être introduit, introduit dans la Réalité vivante de toutes ces choses qui sont abstraites pour le néophyte.
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Et comment ces choses abstraites, hautement hypothétiques pour le matérialiste, peuvent-elles devenir pour nous une réalité d'expérience ? Par la maîtrise de l'attention.
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Comment puis-je connaître Dieu en son ineffabilité ? En dirigeant mon attention vers lui.
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Comment puis-je savoir ce qu'est l'âme ? En dirigeant mon attention sur ce que je suis au-delà de l'homme.
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Comment puis-je faire l'expérience qu'il existe un au-delà de tout ce qui est perçu ? En dirigeant mon attention sur ce qui se trouve derrière le perçu.
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Comment puis-je savoir que je suis immortel ? En dirigeant mon attention sur ce qui en moi n'est pas lié au temps, et qui est indépendant de la naissance ou de la mort.
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Comment puis-je obtenir la paix ? En dirigeant mon attention sur l'immuable paix qui perdure en mes profondeurs.
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Pareillement, comment puis-je avoir dans le monde une action aussi efficace et adéquate que possible ? En prêtant attention à l'homme et aux circonstances.
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Comment puis-je comprendre autrui ? En portant mon attention sur autrui, et en prêtant attention à l'unité qui me relie à lui.
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Comment ma compréhension d'autrui peut-elle devenir de l'amour ? En prêtant attention au langage de mon coeur.
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Inutile de prolonger cette liste. Toute acquisition intérieure se résume en une discipline de l'attention.
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Grâce à la maîtrise de l'attention, l'invisible peut devenir pour moi objet de connaissance.
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Par la maîtrise de l'attention, je puis m'isoler du monde et faire de ce dernier une réalité insignifiante. Mais également par la maîtrise de l'attention je puis comprendre et aimer le monde ; tout en possédant la connaissance de ce qui est au-delà du monde, de l'homme et du temps.
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Ainsi devenir un initié, c'est tout simplement apprendre à diriger et maîtriser son attention.
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Qui comprend cela saisit l'essentiel. Qui saisit l'essentiel peut éliminer l'accessoire. Éliminant l'accessoire, il clarifie le fatras des propos tenus sur l'initiation. Il s'écarte de toutes les pratiques inutiles, évite les pièges inconsciemment tendus par ceux qui n'ont pas compris cet essentiel, et ce qu'il doit faire lui apparaît clairement.
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Pour que le spirituel soit objet d'expérience, une attention vague ou distraite ne suffit pas. Il faut que l'attention soit systématiquement entraînée, parfaitement maîtrisée, c'est-à-dire libre de toute distraction, et correctement dirigée.
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C'est cette maîtrise et cette intensité de l'attention qui distingue l'initié du profane.
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Devenir maître de son attention, c'est ouvrir la porte des royaumes supérieurs.
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3-1 -  VIEIL  HOMME  ET  NOUVEL  HOMME  -
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-Tout le monde admet qu'il n'y a pas d'évolution spirituelle sans transformation de l'individu. Cependant deux points restent à résoudre : sur quels critères vais-je édifier cette transformation, et quels moyens vais-je utiliser pour la réaliser ?
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Le critère est généralement assez arbitraire. Tel individu pense que c'est telle ou telle qualité ou aptitude qu'il faut cultiver, tel autre pense différemment.
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Posez la question autour de vous et vous constaterez la diversité des réponses.
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Très souvent le jugement est formé par un amalgame d'emprunts divers. Au cours de sa formation culturelle et religieuse, de ses lectures, de ses discussions, la personne a de-ci de-là glané, au gré de ses préférences et de ses prédispositions inconscientes, les notions qui lui paraissent valables.
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Indépendamment de tout cela, il y a la confrontation avec la réalité quotidienne. Car je puis aisément dresser la liste des qualités dont le développement est selon moi synonyme de progrès spirituel, mais malheureusement cela ne change rien. Les bons conseils n'ont guère d'influence sur ma personnalité. Les bonnes intentions non plus, et si je suis sincère avec moi-même je constate que toutes mes belles pensées, toutes les connaissances et compréhensions que je puis accumuler dans le domaine spirituel, ésotérique ou initiatique, me laissent inchangé au long des années. Je demeure avec toute ma médiocrité, toute mon avidité, tous mes égoïsmes, tous mes attachements.
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Oh ! certes je puis donner le change ! Je puis utiliser ce que j'ai absorbé intellectuellement pour jouer au « Maître », au « disciple » ou à « l'initié », vis-à-vis de ceux qui n'ont pas autant d'érudition que moi.
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Je puis également me duper moi-même, me façonner une image intérieure flatteuse, et grâce à elle me voir comme un être spirituellement avancé.
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C'est un refuge. C'est une fuite. Je suis toujours un pauvre type plein de passions, d'envies, d'attachements, d'égoïsmes, de mesquineries, mais je ne le vois plus. Par l'ésotérisme, l'occultisme, la philosophie, la tradition X ou Z, je me réfugie dans une petite rêverie dorée. Je mets au point un mécanisme de compensation psychologique, grâce auquel je donne aux autres et à moi-même une apparence avantageuse.
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Quelle tristesse ! Me voici bien loin de l'aride lucidité qui constitue la porte du temple intérieur, que l'on franchit le dos courbé.
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La lucidité est toujours humble, car l'humilité découle de l'objectivité.
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L'homme est un pantin dérisoire. S'il se gonfle d'orgueil, s'il devient parfois agressif, s'il cherche des signes extérieurs de supériorité, de puissance ou de sagesse, c'est précisément pour empêcher la perception de sa propre médiocrité.
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Celui qui veut marcher vers la connaissance spirituelle doit cesser cette fuite inconsciente. Il doit se pencher sur sa médiocrité, en mesurer toute la profondeur, et en analyser toutes les caractéristiques.
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Ce n'est pas agréable, et voici pourquoi les faux « initiés » et les faux « Maîtres » pullulent. Les faux « initiés » et les faux « Maîtres », ce sont tous ceux qui ont voulu acquérir les promesses de l'initiation sans mourir à leur petit ego. Ils ont ajouté une superstructure d'apparence spirituelle, qui masque leur médiocrité intérieure. Il y a un ver dans le fruit.
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Mourir à soi-même ce n'est pas accomplir une belle et émouvante cérémonie rituelle. Non, ce n'est pas aussi facile.
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Mourir à soi-même c'est perdre sur soi-même toute illusion, abandonner toute image compensatrice, se voir tel que l'on est en notre petitesse.
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Celui qui acquiert à son sujet la douloureuse et purificatrice lucidité nécessaire fait table rase. Il assainit sa base. Il atteint la pauvreté d'esprit. Car, celui qui voit l'homme tel qu'il est, avec tous ses conditionnements, ses automatismes, ses idées reçues, ses petites pensées rancunières, avares, sensuelles, orgueilleuses et possessives...Celui qui voit tout cela en son inlassable répétition comprend que nous sommes tous pauvres et misérables en esprit.
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Alors le mystère des grandes initiations secrètes nous apparaît comme une dérisoire tentative pour masquer cette réalité.
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La multitude des procédés, des institutions, des activités par lesquelles, en de multiples domaines, l'homme essaye de se donner une illusoire « valeur », s'imagine doter sa vie d'un « sens », tout cela s'écroule.
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Dès lors, dans la fin de toutes nos illusions profanes, nous savons ce qu'est le dépouillement.
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Nous commençons à comprendre que l'initiation véritable est un élargissement de notre conscience.
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Nous commençons à constater qu'en atteignant cette pauvreté d'esprit, nous accomplissons un premier pas sur le sentier de la Lumière. Voici que nous sommes plus lucides et plus conscients. Nous avons abandonné la multitude des mensonges intérieurs, par lesquels la personnalité essaye de se donner de l'importance. Nous sommes plus forts. Nous savons maintenant ce qu'est l'homme. Nous voyons ce qu'il est en son misérabilisme. Nous le voyons en nous et autour de nous, et nous savons que cela ne peut nous satisfaire. Une énergie nouvelle surgit de nos profondeurs. Nous voulons sortir de ce cloaque.
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Des attachements et des plaisirs qu'hier nous recherchions nous apparaissent aujourd'hui vils ou stupides. Ils se détachent de nous et tombent au loin comme des peaux mortes. Un être nouveau surgit en nous.
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Un être qui a soif de pureté et d'Absolu. Nous avons franchi le portail. Nous voici devenus disciples du Maître intérieur. Du seul Maître qui soit, c'est-à-dire de la présence de Dieu en l'homme.
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Quel est le travail du disciple ?
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Pour devenir disciple, il faut abandonner votre moi mondain. Pour abandonner ce moi qui se « croit » important, qui veut « paraître » et « posséder », il faut prendre conscience de ce qu'il est. Cette prise de conscience est possible par l'observation de soi-même.
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Le travail du disciple consiste à poursuivre la discipline de l'observation.
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S'observer en de multiples circonstances, provoque en nous de profondes transformations.
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Vous marchez dans la rue et vous observez cet homme qui marche. Alors tout ce qui est peut-être négatif en cet homme vous apparaît clairement : sa nervosité, sa hâte stupide, ou peut-être ses regards chargés de pensées sensuelles, ou bien ses vaines rêvasseries, ou encore l'infructueux et mécanique ressac des petits soucis quotidiens, etc, etc...
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Plus cet ensemble de caractéristiques vous apparaissent clairement, plus elles perdent de la force et disparaissent peu à peu.
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L'observation est une prise de conscience, et plus votre conscience est vaste et intense, plus ce qui est négatif s'estompe.
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La Conscience est une Lumière, et plus il y a de Lumière moins il y a de ténèbres. Alors vous comprenez que l'initiation est un voyage qui part des ténèbres et qui va vers la Lumière.
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Lorsque je marche et que je suis absorbé, captivé, enfermé dans mes préoccupations ou mes désirs, je suis moins conscient qu'au moment où je suis l'observateur de tout cela. Ainsi par l'observation, je vais d'une conscience moins intense à une conscience plus intense.
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Voilà ce que l'on peut constater en l'expérience de la pratique.
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Il en est de même pour toute espèce de circonstance. En observant l'homme parler, je dénonce les mauvaises fois, les mauvaises intentions, les vantardises, les mensonges...Je les dénonce et peu à peu je détruis la racine des pulsions qui provoquaient leur apparition.
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Le négatif disparaît grâce à une observation assidue et régulière, poursuivie des années durant. Il disparaît, car il ne peut supporter une conscience plus intense. Il est brillé par elle. Il est consumé par la réaction de rejet engendré par l'observation.
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De la pierre à l'ANGE, dans toute la Création, l'évolution des formes de vie se caractérise par une échelle allant des formes de consciences étroites et embryonnaires, à des formes de consciences vastes et universelles.
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L'homme est un être de transition. Élargir sa conscience c'est passer d'un stade à un autre stade.
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Il suffit de prendre conscience. Il n'y a rien à brimer ou refouler. Nous quitterons peu à peu des vêtements trop étroits pour en revêtir de plus vastes.
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Nous abandonnerons tout ce qui nous abandonnera. Nous serons abandonnés par tout ce qui ne pourra supporter la lucidité de notre regard observateur.
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Il ne faudra laisser aucun aspect de votre vie à l'écart de votre prise de conscience observatrice.
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Observez-vous dans votre vie professionnelle, dans votre vie sentimentale, familiale, sexuelle, dans vos loisirs et vos travaux, vos rêveries et vos paroles.
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Et peu à peu au sein des décombres du vieil homme, le nouvel homme se dressera.
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Le nouvel homme c'est celui qui ne peut pas accepter la médiocrité. C'est ce regard libre, indépendant, généreux et pur, qui n'excuse aucune de vos faiblesses et de vos supercheries. Ce regard qui progressivement vous oblige à vivre différemment, à penser différemment, à agir différemment.
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Le vieil homme et l'homme nouveau alterneront longtemps en vous.
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Chaque fois que vous cesserez d'être vigilant, attentif, intégralement conscient, chaque fois que vous retomberez dans vos automatismes, vos désirs et vos préoccupations, l'homme nouveau ne sera plus là.
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Il faudra chercher à vous rappeler l'exigence de la vigilance observatrice, et ce sera un travail quotidien.
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Chaque journée deviendra le champ d'un combat entre le vieil homme et l'homme nouveau.
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Ainsi vous saurez que vous êtes entré dans la Voie et que l'initiation débute pour vous. Le cheminement vers une transformation intérieure réelle et radicale aura commencé. Cependant, vous n'aurez souscrit à aucun dogme, vous n'aurez pas décidé les qualités qu'il fallait cultiver en faisant appel à telle ou telle théorie mentale.
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Vous vous contenterez de regarder, de regarder encore et encore l'homme penser ou agir. Et voici que sous votre regard l'homme se transformera...
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L'homme nouveau naîtra en vous sous l'impact de votre lucidité observatrice. Cet homme nouveau manifestera des exigences sans cesse croissantes, et il faudra travailler à les satisfaire. Il faudra quotidiennement accomplir les efforts nécessaires pour rejeter, ou abandonner, tout ce que l'homme nouveau considérera comme vil et inférieur. Il faudra quotidiennement accomplir tous les efforts nécessaires pour concrétiser les aspirations belles et nobles de l'homme nouveau.
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La naissance de l'homme nouveau constitue le Sentier intérieur.
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Version actuelle datée du 24 avril 2020 à 10:19

-SYNTHESE PERSO : la conscience prend conscience de la conscience, de sa manifestation de son origine, de son mouvement - le chemin c'est selon les 5 elements moteurs : de l attention de la perception du ressenti ou amour et discernement des mélanges etc etc -


1- 1- chemin et pratiques spirituelles et derives -

Qu'appelons-nous exercices spirituels ?

Les méthodes de concentration, de visualisation, de méditation, de contemplation, de prière, de récitation, d'oraison, de purification, dont la motivation est la spiritualisation, et non l'obtention de quelque chose appartenant au monde physique ou psychique, une véritable superstition vis-àvis des exercices spirituels est répandue dans certains milieux dits « initiatiques ».

En cette superstition, on s'imagine qu'il est possible de se réaliser spirituellement par l'accomplissement de certains exercices, que l'on ajoute en quelque sorte à sa vie.

L'infantilisme de cette superstition apparaît clairement à qui veut bien honnêtement se poser la question suivante : en quoi consiste la réalisation spirituelle ?

Elle ne peut résider dans l'introduction de quelques petites pratiques dans notre existence.

De toute évidence, c'est la personne tout entière qui doit se transformer et se spiritualiser.

Choisir une petite discipline traditionnelle, pas trop dure, prescrivant l'accomplissement de quelques exercices spirituels, et le respect de certaines règles de conduite. Une petite discipline, permettant implicitement de considérer que l'on fait partie d'une élite ou que l'on appartient au troupeau des élus.

Telle est la manoeuvre de sécurisation et de compensation psychologiques adoptées par certains.

Le grand danger des exercices spirituels étant de permettre aux gens de se donner bonne conscience, sans se mettre totalement en cause, sans s'engager dans le cheminement d'une transformation intégrale.

Une transformation intégrale ne peut être obtenue que par une discipline intégrale. Accomplir plusieurs fois par jour, un ou plusieurs exercices spirituels, durant un laps de temps déterminé C'est une discipline indispensable, mais ce n'est pas une discipline intégrale.

Une discipline intégrale imprègne intégralement toute notre vie. Elle ne se réduit pas à l'accomplissement d'exercices quels qu'ils soient, elle s'accomplit ou cherche à s'accomplir en chaque instant.

Certes, il s'agit d'une exigence extrême, mais c'est précisément dans l'intensité de cette exigence que se trouve une possibilité de réalisation spirituelle.

Les exercices spirituels effectués à diverses reprises quotidiennes constituent une aide sur le chemin de la discipline intégrale. Ils structurent spirituellement chaque journée, et lui donne une tonalité favorable.

Cependant, quel que soit la valeur des exercices accomplis, une spiritualité dépourvue de l'exigence d'une discipline intégrale est comme un homme sans colonne vertébrale : tout y est mou, immobile et sans verticalité.

Cela se résume à des conceptions, un peu de sentimentalité attendrie, et de vagues intuitions. Les expériences spirituelles qui de temps à autre se manifestent, restent sporadiques, et demeurent hors du contexte de la vie quotidienne. Il y a la vie de tous les jours et la spiritualité. Cette dernière constituant une sorte de superstructures qui a été ajoutée à l'existence pour que la vie soit transformée en sa totalité et sa profondeur, il faut avoir pour préoccupation quotidienne et constante, l'introduction systématique de l’Éveil à la dimension spirituelle, dans toutes nos activités.

Cette préoccupation est nécessaire parce que nous sommes incroyablement stupides, parce que, connaissant par expérience le bonheur et la liberté que nous donne la perception du spirituel, nous l'oublions pour retomber dans la souffrance et la servitude. D'où vient cette imbécillité ? Des automatismes mentaux qui sont inscrits en nous. Lutter contre la rigidité des automatismes qui nous emprisonnent, tel est le but d'une discipline intégrale.

Ceux qui s'imaginent que certains exercices aboutissent en quelque sorte mécaniquement à la réalisation spirituelle s'installent dans l'auto-satisfaction de leur accomplissement.

Alors l'aide que représentent ces exercices spirituels, se transforme en un piège d'une redoutable subtilité. L'aspiration au dépassement, clé de la transcendance, se trouve misérablement tarie par l'horizon étanche d'une personnalité perfectionnée.

Le perfectionnement si sublime soit-il, n'est qu'une amélioration interne. Par la pratique exclusive d'exercices spirituels, l'homme peut finir par devenir psychologiquement très puissant, très raffiné ou très pur, mais il reste désespérément enfermé sur lui même.

Bien que le perfectionnement favorise et prépare la réalisation, la réalisation spirituelle n'est pas la résultante d'un procédé de perfectionnement, mais d'un processus de dépassement, Pour dépasser, il faut prendre un point d'appui situé à l'extérieur, et grâce à ce dernier sortir des structures où l'on se trouve, L’Éveil à la dimension spirituelle, constitue le point d'appui qui nous sort de nous-mêmes, et nous achemine vers la réalisation spirituelle.

L’Éveil n'est pas la résultante d'un exercice spirituel, il peut se manifester au cours de l'accomplissement d'un exercice spirituel et, à cause de cela, des confusions ont été entretenues. L’Éveil est une simple prise de conscience.

Dans l'accomplissement d'un exercice spirituel, la personnalité est active, c'est elle qui accomplit.

Dans l’Éveil la personnalité est passive, elle n'accomplit rien, il y a simplement prise de conscience de ce qui existe.

La prise de conscience passive de l’Éveil provoque une ouverture, et une réceptivité face à la dimension spirituelle dont l'influx est toujours prêt à s'exprimer pour entamer son processus de régénération.

Ayant compris cela, nous saurons que la plus haute discipline, qui englobe toutes les autres, les motive et les justifie ; qui convient au débutant comme à l'adepte chevronné cette discipline c'est celle de la recherche de l'état de grâce en chaque instant.

À chaque instant, nous sommes en état de grâce ou en état de péché. Nous sommes en état de grâce, lorsque nous restons conscients de l'existence de Dieu et perméables à lui. Nous sommes en état de pêché, chaque fois que nous l'oublions.

Ayez conscience de Dieu, cherchez à avoir conscience de Dieu, rappelez-vous qu'il faut chercher à avoir conscience de Dieu.

Telle est l'unique discipline essentielle et primordiale, qu'il faut vous efforcer de réaliser constamment.

Vis-à-vis de cette nécessaire recherche constante de la prise de conscience du Divin) tout exercice spirituel valable constitue une aide intéressante, mais non fondamentale.

Cela ne signifie pas que les exercices spirituels doivent être négligés. Ils instaurent et maintiennent un contexte intérieur favorable à notre Éveil vis-àvis du Divin.

De ce fait, le recours aux exercices spirituels est généralement indispensable, pour parvenir à une imprégnation intégrale de l'Éveil dans la totalité de la vie quotidienne.

Mais si les exercices spirituels sont des piliers pour la lumière, lorsque nous les utilisons pour nous aider à rester constamment conscients du Divin, ils sont des obstacles lorsqu'ils prétendent contenir la démarche spirituelle.

En notre conscience du Divin, nous avons la connaissance, nous avons l'Amour, et nous avons la Guidance.

2-1-CHEMIN - PROCESSUS INITIATIQUE -

Le processus de l'initiation se résume en l'acquisition d'une maîtrise de l'attention.

Là où est l'attention se trouve la conscience ; et ce qui devient conscient devient pour nous existant ; car ce dont nous sommes inconscients n'existe pas pour nous.

Notre nature profonde est conscience, de ce fait là où est notre conscience notre nature profonde se trouve. On comprend dès lors pourquoi l'initiation est une discipline de l'attention.

En maîtrisant mon attention, j'investis ma conscience ou je le désire ; et de par cet investissement j'acquiers la connaissance de ce vers quoi je dirige mon attention.

Celui qui commence à s'intéresser aux choses de la spiritualité et de l'initiation, entend parler de toutes sortes de notions qui sont pour lui abstraites. Il entend parler de Dieu, de l'âme, de l'au-delà de l'immortalité, etc.

Être initié veut dire être introduit, introduit dans la Réalité vivante de toutes ces choses qui sont abstraites pour le néophyte.

Et comment ces choses abstraites, hautement hypothétiques pour le matérialiste, peuvent-elles devenir pour nous une réalité d'expérience ? Par la maîtrise de l'attention.

Comment puis-je connaître Dieu en son ineffabilité ? En dirigeant mon attention vers lui.

Comment puis-je savoir ce qu'est l'âme ? En dirigeant mon attention sur ce que je suis au-delà de l'homme.

Comment puis-je faire l'expérience qu'il existe un au-delà de tout ce qui est perçu ? En dirigeant mon attention sur ce qui se trouve derrière le perçu.

Comment puis-je savoir que je suis immortel ? En dirigeant mon attention sur ce qui en moi n'est pas lié au temps, et qui est indépendant de la naissance ou de la mort.

Comment puis-je obtenir la paix ? En dirigeant mon attention sur l'immuable paix qui perdure en mes profondeurs.

Pareillement, comment puis-je avoir dans le monde une action aussi efficace et adéquate que possible ? En prêtant attention à l'homme et aux circonstances.

Comment puis-je comprendre autrui ? En portant mon attention sur autrui, et en prêtant attention à l'unité qui me relie à lui.

Comment ma compréhension d'autrui peut-elle devenir de l'amour ? En prêtant attention au langage de mon coeur.

Inutile de prolonger cette liste. Toute acquisition intérieure se résume en une discipline de l'attention.

Grâce à la maîtrise de l'attention, l'invisible peut devenir pour moi objet de connaissance.

Par la maîtrise de l'attention, je puis m'isoler du monde et faire de ce dernier une réalité insignifiante. Mais également par la maîtrise de l'attention je puis comprendre et aimer le monde ; tout en possédant la connaissance de ce qui est au-delà du monde, de l'homme et du temps.

Ainsi devenir un initié, c'est tout simplement apprendre à diriger et maîtriser son attention.

Qui comprend cela saisit l'essentiel. Qui saisit l'essentiel peut éliminer l'accessoire. Éliminant l'accessoire, il clarifie le fatras des propos tenus sur l'initiation. Il s'écarte de toutes les pratiques inutiles, évite les pièges inconsciemment tendus par ceux qui n'ont pas compris cet essentiel, et ce qu'il doit faire lui apparaît clairement.

Pour que le spirituel soit objet d'expérience, une attention vague ou distraite ne suffit pas. Il faut que l'attention soit systématiquement entraînée, parfaitement maîtrisée, c'est-à-dire libre de toute distraction, et correctement dirigée.

C'est cette maîtrise et cette intensité de l'attention qui distingue l'initié du profane.

Devenir maître de son attention, c'est ouvrir la porte des royaumes supérieurs.

3-1 - VIEIL HOMME ET NOUVEL HOMME -

-Tout le monde admet qu'il n'y a pas d'évolution spirituelle sans transformation de l'individu. Cependant deux points restent à résoudre : sur quels critères vais-je édifier cette transformation, et quels moyens vais-je utiliser pour la réaliser ?

Le critère est généralement assez arbitraire. Tel individu pense que c'est telle ou telle qualité ou aptitude qu'il faut cultiver, tel autre pense différemment.

Posez la question autour de vous et vous constaterez la diversité des réponses.

Très souvent le jugement est formé par un amalgame d'emprunts divers. Au cours de sa formation culturelle et religieuse, de ses lectures, de ses discussions, la personne a de-ci de-là glané, au gré de ses préférences et de ses prédispositions inconscientes, les notions qui lui paraissent valables.

Indépendamment de tout cela, il y a la confrontation avec la réalité quotidienne. Car je puis aisément dresser la liste des qualités dont le développement est selon moi synonyme de progrès spirituel, mais malheureusement cela ne change rien. Les bons conseils n'ont guère d'influence sur ma personnalité. Les bonnes intentions non plus, et si je suis sincère avec moi-même je constate que toutes mes belles pensées, toutes les connaissances et compréhensions que je puis accumuler dans le domaine spirituel, ésotérique ou initiatique, me laissent inchangé au long des années. Je demeure avec toute ma médiocrité, toute mon avidité, tous mes égoïsmes, tous mes attachements.

Oh ! certes je puis donner le change ! Je puis utiliser ce que j'ai absorbé intellectuellement pour jouer au « Maître », au « disciple » ou à « l'initié », vis-à-vis de ceux qui n'ont pas autant d'érudition que moi.

Je puis également me duper moi-même, me façonner une image intérieure flatteuse, et grâce à elle me voir comme un être spirituellement avancé.

C'est un refuge. C'est une fuite. Je suis toujours un pauvre type plein de passions, d'envies, d'attachements, d'égoïsmes, de mesquineries, mais je ne le vois plus. Par l'ésotérisme, l'occultisme, la philosophie, la tradition X ou Z, je me réfugie dans une petite rêverie dorée. Je mets au point un mécanisme de compensation psychologique, grâce auquel je donne aux autres et à moi-même une apparence avantageuse.

Quelle tristesse ! Me voici bien loin de l'aride lucidité qui constitue la porte du temple intérieur, que l'on franchit le dos courbé.

La lucidité est toujours humble, car l'humilité découle de l'objectivité.

L'homme est un pantin dérisoire. S'il se gonfle d'orgueil, s'il devient parfois agressif, s'il cherche des signes extérieurs de supériorité, de puissance ou de sagesse, c'est précisément pour empêcher la perception de sa propre médiocrité.

Celui qui veut marcher vers la connaissance spirituelle doit cesser cette fuite inconsciente. Il doit se pencher sur sa médiocrité, en mesurer toute la profondeur, et en analyser toutes les caractéristiques.

Ce n'est pas agréable, et voici pourquoi les faux « initiés » et les faux « Maîtres » pullulent. Les faux « initiés » et les faux « Maîtres », ce sont tous ceux qui ont voulu acquérir les promesses de l'initiation sans mourir à leur petit ego. Ils ont ajouté une superstructure d'apparence spirituelle, qui masque leur médiocrité intérieure. Il y a un ver dans le fruit.

Mourir à soi-même ce n'est pas accomplir une belle et émouvante cérémonie rituelle. Non, ce n'est pas aussi facile.

Mourir à soi-même c'est perdre sur soi-même toute illusion, abandonner toute image compensatrice, se voir tel que l'on est en notre petitesse.

Celui qui acquiert à son sujet la douloureuse et purificatrice lucidité nécessaire fait table rase. Il assainit sa base. Il atteint la pauvreté d'esprit. Car, celui qui voit l'homme tel qu'il est, avec tous ses conditionnements, ses automatismes, ses idées reçues, ses petites pensées rancunières, avares, sensuelles, orgueilleuses et possessives...Celui qui voit tout cela en son inlassable répétition comprend que nous sommes tous pauvres et misérables en esprit.

Alors le mystère des grandes initiations secrètes nous apparaît comme une dérisoire tentative pour masquer cette réalité.

La multitude des procédés, des institutions, des activités par lesquelles, en de multiples domaines, l'homme essaye de se donner une illusoire « valeur », s'imagine doter sa vie d'un « sens », tout cela s'écroule.

Dès lors, dans la fin de toutes nos illusions profanes, nous savons ce qu'est le dépouillement.

Nous commençons à comprendre que l'initiation véritable est un élargissement de notre conscience.

Nous commençons à constater qu'en atteignant cette pauvreté d'esprit, nous accomplissons un premier pas sur le sentier de la Lumière. Voici que nous sommes plus lucides et plus conscients. Nous avons abandonné la multitude des mensonges intérieurs, par lesquels la personnalité essaye de se donner de l'importance. Nous sommes plus forts. Nous savons maintenant ce qu'est l'homme. Nous voyons ce qu'il est en son misérabilisme. Nous le voyons en nous et autour de nous, et nous savons que cela ne peut nous satisfaire. Une énergie nouvelle surgit de nos profondeurs. Nous voulons sortir de ce cloaque.

Des attachements et des plaisirs qu'hier nous recherchions nous apparaissent aujourd'hui vils ou stupides. Ils se détachent de nous et tombent au loin comme des peaux mortes. Un être nouveau surgit en nous.

Un être qui a soif de pureté et d'Absolu. Nous avons franchi le portail. Nous voici devenus disciples du Maître intérieur. Du seul Maître qui soit, c'est-à-dire de la présence de Dieu en l'homme.

Quel est le travail du disciple ?

Pour devenir disciple, il faut abandonner votre moi mondain. Pour abandonner ce moi qui se « croit » important, qui veut « paraître » et « posséder », il faut prendre conscience de ce qu'il est. Cette prise de conscience est possible par l'observation de soi-même.

Le travail du disciple consiste à poursuivre la discipline de l'observation.

S'observer en de multiples circonstances, provoque en nous de profondes transformations.

Vous marchez dans la rue et vous observez cet homme qui marche. Alors tout ce qui est peut-être négatif en cet homme vous apparaît clairement : sa nervosité, sa hâte stupide, ou peut-être ses regards chargés de pensées sensuelles, ou bien ses vaines rêvasseries, ou encore l'infructueux et mécanique ressac des petits soucis quotidiens, etc, etc...

Plus cet ensemble de caractéristiques vous apparaissent clairement, plus elles perdent de la force et disparaissent peu à peu.

L'observation est une prise de conscience, et plus votre conscience est vaste et intense, plus ce qui est négatif s'estompe.

La Conscience est une Lumière, et plus il y a de Lumière moins il y a de ténèbres. Alors vous comprenez que l'initiation est un voyage qui part des ténèbres et qui va vers la Lumière.

Lorsque je marche et que je suis absorbé, captivé, enfermé dans mes préoccupations ou mes désirs, je suis moins conscient qu'au moment où je suis l'observateur de tout cela. Ainsi par l'observation, je vais d'une conscience moins intense à une conscience plus intense.

Voilà ce que l'on peut constater en l'expérience de la pratique.

Il en est de même pour toute espèce de circonstance. En observant l'homme parler, je dénonce les mauvaises fois, les mauvaises intentions, les vantardises, les mensonges...Je les dénonce et peu à peu je détruis la racine des pulsions qui provoquaient leur apparition.

Le négatif disparaît grâce à une observation assidue et régulière, poursuivie des années durant. Il disparaît, car il ne peut supporter une conscience plus intense. Il est brillé par elle. Il est consumé par la réaction de rejet engendré par l'observation.

De la pierre à l'ANGE, dans toute la Création, l'évolution des formes de vie se caractérise par une échelle allant des formes de consciences étroites et embryonnaires, à des formes de consciences vastes et universelles.

L'homme est un être de transition. Élargir sa conscience c'est passer d'un stade à un autre stade.

Il suffit de prendre conscience. Il n'y a rien à brimer ou refouler. Nous quitterons peu à peu des vêtements trop étroits pour en revêtir de plus vastes.

Nous abandonnerons tout ce qui nous abandonnera. Nous serons abandonnés par tout ce qui ne pourra supporter la lucidité de notre regard observateur.

Il ne faudra laisser aucun aspect de votre vie à l'écart de votre prise de conscience observatrice.

Observez-vous dans votre vie professionnelle, dans votre vie sentimentale, familiale, sexuelle, dans vos loisirs et vos travaux, vos rêveries et vos paroles.

Et peu à peu au sein des décombres du vieil homme, le nouvel homme se dressera.

Le nouvel homme c'est celui qui ne peut pas accepter la médiocrité. C'est ce regard libre, indépendant, généreux et pur, qui n'excuse aucune de vos faiblesses et de vos supercheries. Ce regard qui progressivement vous oblige à vivre différemment, à penser différemment, à agir différemment.

Le vieil homme et l'homme nouveau alterneront longtemps en vous.

Chaque fois que vous cesserez d'être vigilant, attentif, intégralement conscient, chaque fois que vous retomberez dans vos automatismes, vos désirs et vos préoccupations, l'homme nouveau ne sera plus là.

Il faudra chercher à vous rappeler l'exigence de la vigilance observatrice, et ce sera un travail quotidien.

Chaque journée deviendra le champ d'un combat entre le vieil homme et l'homme nouveau.

Ainsi vous saurez que vous êtes entré dans la Voie et que l'initiation débute pour vous. Le cheminement vers une transformation intérieure réelle et radicale aura commencé. Cependant, vous n'aurez souscrit à aucun dogme, vous n'aurez pas décidé les qualités qu'il fallait cultiver en faisant appel à telle ou telle théorie mentale.

Vous vous contenterez de regarder, de regarder encore et encore l'homme penser ou agir. Et voici que sous votre regard l'homme se transformera...

L'homme nouveau naîtra en vous sous l'impact de votre lucidité observatrice. Cet homme nouveau manifestera des exigences sans cesse croissantes, et il faudra travailler à les satisfaire. Il faudra quotidiennement accomplir les efforts nécessaires pour rejeter, ou abandonner, tout ce que l'homme nouveau considérera comme vil et inférieur. Il faudra quotidiennement accomplir tous les efforts nécessaires pour concrétiser les aspirations belles et nobles de l'homme nouveau.

La naissance de l'homme nouveau constitue le Sentier intérieur.