CHEMIN - Chemin Spirituel : Différence entre versions

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En notre conscience du Divin, nous avons la connaissance, nous avons l'Amour, et nous avons la Guidance.
 
En notre conscience du Divin, nous avons la connaissance, nous avons l'Amour, et nous avons la Guidance.
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2-1-CHEMIN  - PROCESSUS  INITIATIQUE  - 
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Le processus de l'initiation se résume en l'acquisition d'une maîtrise de l'attention.
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Là où est l'attention se trouve la conscience ; et ce qui devient conscient devient pour nous existant ; car ce dont nous sommes inconscients n'existe pas pour nous.
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Notre nature profonde est conscience, de ce fait là où est notre conscience notre nature profonde se trouve. On comprend dès lors pourquoi l'initiation est une discipline de l'attention.
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En maîtrisant mon attention, j'investis ma conscience ou je le désire ; et de par cet investissement j'acquiers la connaissance de ce vers quoi je dirige mon attention.
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Celui qui commence à s'intéresser aux choses de la spiritualité et de l'initiation, entend parler de toutes sortes de notions qui sont pour lui abstraites. Il entend parler de Dieu, de l'âme, de l'au-delà de l'immortalité, etc.
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Être initié veut dire être introduit, introduit dans la Réalité vivante de toutes ces choses qui sont abstraites pour le néophyte.
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Et comment ces choses abstraites, hautement hypothétiques pour le matérialiste, peuvent-elles devenir pour nous une réalité d'expérience ? Par la maîtrise de l'attention.
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Comment puis-je connaître Dieu en son ineffabilité ? En dirigeant mon attention vers lui.
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Comment puis-je savoir ce qu'est l'âme ? En dirigeant mon attention sur ce que je suis au-delà de l'homme.
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Comment puis-je faire l'expérience qu'il existe un au-delà de tout ce qui est perçu ? En dirigeant mon attention sur ce qui se trouve derrière le perçu.
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Comment puis-je savoir que je suis immortel ? En dirigeant mon attention sur ce qui en moi n'est pas lié au temps, et qui est indépendant de la naissance ou de la mort.
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Comment puis-je obtenir la paix ? En dirigeant mon attention sur l'immuable paix qui perdure en mes profondeurs.
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Pareillement, comment puis-je avoir dans le monde une action aussi efficace et adéquate que possible ? En prêtant attention à l'homme et aux circonstances.
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Comment puis-je comprendre autrui ? En portant mon attention sur autrui, et en prêtant attention à l'unité qui me relie à lui.
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Comment ma compréhension d'autrui peut-elle devenir de l'amour ? En prêtant attention au langage de mon coeur.
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Inutile de prolonger cette liste. Toute acquisition intérieure se résume en une discipline de l'attention.
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Grâce à la maîtrise de l'attention, l'invisible peut devenir pour moi objet de connaissance.
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Par la maîtrise de l'attention, je puis m'isoler du monde et faire de ce dernier une réalité insignifiante. Mais également par la maîtrise de l'attention je puis comprendre et aimer le monde ; tout en possédant la connaissance de ce qui est au-delà du monde, de l'homme et du temps.
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Ainsi devenir un initié, c'est tout simplement apprendre à diriger et maîtriser son attention.
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Qui comprend cela saisit l'essentiel. Qui saisit l'essentiel peut éliminer l'accessoire. Éliminant l'accessoire, il clarifie le fatras des propos tenus sur l'initiation. Il s'écarte de toutes les pratiques inutiles, évite les pièges inconsciemment tendus par ceux qui n'ont pas compris cet essentiel, et ce qu'il doit faire lui apparaît clairement.
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Pour que le spirituel soit objet d'expérience, une attention vague ou distraite ne suffit pas. Il faut que l'attention soit systématiquement entraînée, parfaitement maîtrisée, c'est-à-dire libre de toute distraction, et correctement dirigée.
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C'est cette maîtrise et cette intensité de l'attention qui distingue l'initié du profane.
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Devenir maître de son attention, c'est ouvrir la porte des royaumes supérieurs.

Version du 24 avril 2020 à 10:13


x- 1- chemin et pratiques spirituelles et derives -

Qu'appelons-nous exercices spirituels ?

Les méthodes de concentration, de visualisation, de méditation, de contemplation, de prière, de récitation, d'oraison, de purification, dont la motivation est la spiritualisation, et non l'obtention de quelque chose appartenant au monde physique ou psychique, une véritable superstition vis-àvis des exercices spirituels est répandue dans certains milieux dits « initiatiques ».

En cette superstition, on s'imagine qu'il est possible de se réaliser spirituellement par l'accomplissement de certains exercices, que l'on ajoute en quelque sorte à sa vie.

L'infantilisme de cette superstition apparaît clairement à qui veut bien honnêtement se poser la question suivante : en quoi consiste la réalisation spirituelle ?

Elle ne peut résider dans l'introduction de quelques petites pratiques dans notre existence.

De toute évidence, c'est la personne tout entière qui doit se transformer et se spiritualiser.

Choisir une petite discipline traditionnelle, pas trop dure, prescrivant l'accomplissement de quelques exercices spirituels, et le respect de certaines règles de conduite. Une petite discipline, permettant implicitement de considérer que l'on fait partie d'une élite ou que l'on appartient au troupeau des élus.

Telle est la manoeuvre de sécurisation et de compensation psychologiques adoptées par certains.

Le grand danger des exercices spirituels étant de permettre aux gens de se donner bonne conscience, sans se mettre totalement en cause, sans s'engager dans le cheminement d'une transformation intégrale.

Une transformation intégrale ne peut être obtenue que par une discipline intégrale. Accomplir plusieurs fois par jour, un ou plusieurs exercices spirituels, durant un laps de temps déterminé C'est une discipline indispensable, mais ce n'est pas une discipline intégrale.

Une discipline intégrale imprègne intégralement toute notre vie. Elle ne se réduit pas à l'accomplissement d'exercices quels qu'ils soient, elle s'accomplit ou cherche à s'accomplir en chaque instant.

Certes, il s'agit d'une exigence extrême, mais c'est précisément dans l'intensité de cette exigence que se trouve une possibilité de réalisation spirituelle.

Les exercices spirituels effectués à diverses reprises quotidiennes constituent une aide sur le chemin de la discipline intégrale. Ils structurent spirituellement chaque journée, et lui donne une tonalité favorable.

Cependant, quel que soit la valeur des exercices accomplis, une spiritualité dépourvue de l'exigence d'une discipline intégrale est comme un homme sans colonne vertébrale : tout y est mou, immobile et sans verticalité.

Cela se résume à des conceptions, un peu de sentimentalité attendrie, et de vagues intuitions. Les expériences spirituelles qui de temps à autre se manifestent, restent sporadiques, et demeurent hors du contexte de la vie quotidienne. Il y a la vie de tous les jours et la spiritualité. Cette dernière constituant une sorte de superstructures qui a été ajoutée à l'existence pour que la vie soit transformée en sa totalité et sa profondeur, il faut avoir pour préoccupation quotidienne et constante, l'introduction systématique de l’Éveil à la dimension spirituelle, dans toutes nos activités.

Cette préoccupation est nécessaire parce que nous sommes incroyablement stupides, parce que, connaissant par expérience le bonheur et la liberté que nous donne la perception du spirituel, nous l'oublions pour retomber dans la souffrance et la servitude. D'où vient cette imbécillité ? Des automatismes mentaux qui sont inscrits en nous. Lutter contre la rigidité des automatismes qui nous emprisonnent, tel est le but d'une discipline intégrale.

Ceux qui s'imaginent que certains exercices aboutissent en quelque sorte mécaniquement à la réalisation spirituelle s'installent dans l'auto-satisfaction de leur accomplissement.

Alors l'aide que représentent ces exercices spirituels, se transforme en un piège d'une redoutable subtilité. L'aspiration au dépassement, clé de la transcendance, se trouve misérablement tarie par l'horizon étanche d'une personnalité perfectionnée.

Le perfectionnement si sublime soit-il, n'est qu'une amélioration interne. Par la pratique exclusive d'exercices spirituels, l'homme peut finir par devenir psychologiquement très puissant, très raffiné ou très pur, mais il reste désespérément enfermé sur lui même.

Bien que le perfectionnement favorise et prépare la réalisation, la réalisation spirituelle n'est pas la résultante d'un procédé de perfectionnement, mais d'un processus de dépassement, Pour dépasser, il faut prendre un point d'appui situé à l'extérieur, et grâce à ce dernier sortir des structures où l'on se trouve, L’Éveil à la dimension spirituelle, constitue le point d'appui qui nous sort de nous-mêmes, et nous achemine vers la réalisation spirituelle.

L’Éveil n'est pas la résultante d'un exercice spirituel, il peut se manifester au cours de l'accomplissement d'un exercice spirituel et, à cause de cela, des confusions ont été entretenues. L’Éveil est une simple prise de conscience.

Dans l'accomplissement d'un exercice spirituel, la personnalité est active, c'est elle qui accomplit.

Dans l’Éveil la personnalité est passive, elle n'accomplit rien, il y a simplement prise de conscience de ce qui existe.

La prise de conscience passive de l’Éveil provoque une ouverture, et une réceptivité face à la dimension spirituelle dont l'influx est toujours prêt à s'exprimer pour entamer son processus de régénération.

Ayant compris cela, nous saurons que la plus haute discipline, qui englobe toutes les autres, les motive et les justifie ; qui convient au débutant comme à l'adepte chevronné cette discipline c'est celle de la recherche de l'état de grâce en chaque instant.

À chaque instant, nous sommes en état de grâce ou en état de péché. Nous sommes en état de grâce, lorsque nous restons conscients de l'existence de Dieu et perméables à lui. Nous sommes en état de pêché, chaque fois que nous l'oublions.

Ayez conscience de Dieu, cherchez à avoir conscience de Dieu, rappelez-vous qu'il faut chercher à avoir conscience de Dieu.

Telle est l'unique discipline essentielle et primordiale, qu'il faut vous efforcer de réaliser constamment.

Vis-à-vis de cette nécessaire recherche constante de la prise de conscience du Divin) tout exercice spirituel valable constitue une aide intéressante, mais non fondamentale.

Cela ne signifie pas que les exercices spirituels doivent être négligés. Ils instaurent et maintiennent un contexte intérieur favorable à notre Éveil vis-àvis du Divin.

De ce fait, le recours aux exercices spirituels est généralement indispensable, pour parvenir à une imprégnation intégrale de l'Éveil dans la totalité de la vie quotidienne.

Mais si les exercices spirituels sont des piliers pour la lumière, lorsque nous les utilisons pour nous aider à rester constamment conscients du Divin, ils sont des obstacles lorsqu'ils prétendent contenir la démarche spirituelle.

En notre conscience du Divin, nous avons la connaissance, nous avons l'Amour, et nous avons la Guidance.

2-1-CHEMIN - PROCESSUS INITIATIQUE -

Le processus de l'initiation se résume en l'acquisition d'une maîtrise de l'attention.

Là où est l'attention se trouve la conscience ; et ce qui devient conscient devient pour nous existant ; car ce dont nous sommes inconscients n'existe pas pour nous.

Notre nature profonde est conscience, de ce fait là où est notre conscience notre nature profonde se trouve. On comprend dès lors pourquoi l'initiation est une discipline de l'attention.

En maîtrisant mon attention, j'investis ma conscience ou je le désire ; et de par cet investissement j'acquiers la connaissance de ce vers quoi je dirige mon attention.

Celui qui commence à s'intéresser aux choses de la spiritualité et de l'initiation, entend parler de toutes sortes de notions qui sont pour lui abstraites. Il entend parler de Dieu, de l'âme, de l'au-delà de l'immortalité, etc.

Être initié veut dire être introduit, introduit dans la Réalité vivante de toutes ces choses qui sont abstraites pour le néophyte.

Et comment ces choses abstraites, hautement hypothétiques pour le matérialiste, peuvent-elles devenir pour nous une réalité d'expérience ? Par la maîtrise de l'attention.

Comment puis-je connaître Dieu en son ineffabilité ? En dirigeant mon attention vers lui.

Comment puis-je savoir ce qu'est l'âme ? En dirigeant mon attention sur ce que je suis au-delà de l'homme.

Comment puis-je faire l'expérience qu'il existe un au-delà de tout ce qui est perçu ? En dirigeant mon attention sur ce qui se trouve derrière le perçu.

Comment puis-je savoir que je suis immortel ? En dirigeant mon attention sur ce qui en moi n'est pas lié au temps, et qui est indépendant de la naissance ou de la mort.

Comment puis-je obtenir la paix ? En dirigeant mon attention sur l'immuable paix qui perdure en mes profondeurs.

Pareillement, comment puis-je avoir dans le monde une action aussi efficace et adéquate que possible ? En prêtant attention à l'homme et aux circonstances.

Comment puis-je comprendre autrui ? En portant mon attention sur autrui, et en prêtant attention à l'unité qui me relie à lui.

Comment ma compréhension d'autrui peut-elle devenir de l'amour ? En prêtant attention au langage de mon coeur.

Inutile de prolonger cette liste. Toute acquisition intérieure se résume en une discipline de l'attention.

Grâce à la maîtrise de l'attention, l'invisible peut devenir pour moi objet de connaissance.

Par la maîtrise de l'attention, je puis m'isoler du monde et faire de ce dernier une réalité insignifiante. Mais également par la maîtrise de l'attention je puis comprendre et aimer le monde ; tout en possédant la connaissance de ce qui est au-delà du monde, de l'homme et du temps.

Ainsi devenir un initié, c'est tout simplement apprendre à diriger et maîtriser son attention.

Qui comprend cela saisit l'essentiel. Qui saisit l'essentiel peut éliminer l'accessoire. Éliminant l'accessoire, il clarifie le fatras des propos tenus sur l'initiation. Il s'écarte de toutes les pratiques inutiles, évite les pièges inconsciemment tendus par ceux qui n'ont pas compris cet essentiel, et ce qu'il doit faire lui apparaît clairement.

Pour que le spirituel soit objet d'expérience, une attention vague ou distraite ne suffit pas. Il faut que l'attention soit systématiquement entraînée, parfaitement maîtrisée, c'est-à-dire libre de toute distraction, et correctement dirigée.

C'est cette maîtrise et cette intensité de l'attention qui distingue l'initié du profane.

Devenir maître de son attention, c'est ouvrir la porte des royaumes supérieurs.